Qritic

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Vous avez toujours rêvé d'écrire des critiques de cinéma ? Voici l'exemple à ne pas suivre...

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samedi 14 janvier 2012

Seven

Manger un peu trop de patates creusoises, à en mourir; vouloir posséder tout l'alcool de la creuse, à y rester; avoir la flemme de sortir de sa grange creusoise, à en perdre la vie; faire des choses innommables avec des creusoises, à en décéder; être fier d'être creusois, à ne plus pouvoir en vivre; envier le champ de son voisin, à en commettre l’irréparable et s'énerver contre les auteurs de ce blog, à quelques chargeurs près.
Ernest Hemingway a écrit : « le monde est un bel endroit qui vaut la peine qu’on se batte pour lui ». Je suis d’accord avec la seconde partie.


"Un bon thriller dont les meurtres sont inspirés des sept péchés capitaux, tel est l'oeuvre de Davind Fincher. Il a non seulement choisit un scénario original, mais qui en plus est extrêmement bien écrit. Chaque réplique est à la bonne place, ce qui permet d'obtenir un jeu de chat et de la souris entre un tueur particulièrement habile et deux policiers tout bonnement haletant. Les personnages du film sont à la hauteur du scénario : il y a l'ancien policier charismatique, le vieux loup de mer qui a tout vu, que plus rien ne surprend et qui est posé. Magnifiquement interprété par le grand Morgan Freeman, il est accompagné par un Brad Pitt qui campe ici un jeune flic qui vient de débarquer dans la ville avec sa femme, il est impulsif et beaucoup moins réfléchi.
Dans le camp des méchant on trouve un tueur en série méthodique, qui mène par le bout du nez nos deux inspecteurs, les conduisant d'une scène de crime à une autre. Scènes dont la mise en scène est tellement travaillée que ça pourrait presque passer pour de l'art.

Car tout dans ce film est réussi à la perfection, on l'a dit le scénario, mais aussi la mise en scène: chaque plan de caméra est empreint de perfection. Le film est sombre à souhait et aussi une ode à la Bretagne, tant il y pleut. Chaque meurtre que compte le film est empreint de cet esprit de perfection, tant ils sont originaux et travaillés. Le générique est original et a le don de mettre le spectateur très rapidement dans l'ambiance unique. Et que dire de la musique, tout bonnement géniale ?

Alors pas de défauts ? Et bien le seul qu'on pourrait lui trouver c'est justement qu'il en a pas ! Oui trop de perfection tue la perfection, après on a plus goût à rien et chaque film "Américain de base" ne reste plus qu'un film "Américain de base" parmi tant d'autres. Alors faut-il voir Seven ? A la rigueur accompagné de 6 autres amis, avec une fille dans le lot, un mec qui se la pète un peu, un peu de nourriture à porté de main et une différence de potentiel pécuniaire. Non sérieusement comment passer à côté ? Et surtout cette fin ? Cette fin !!!!!!!!!! Cette fin dont on ne comprend pas tout de suite à quel point elle est géniale, au sens propre du terme. Cette fin qui nous paraît presque trop banale par rapport à l'intégralité du film et qui en fai…"

Et M. Pas Moi s'écroula lamentablement, une fléchette tranquillisante plantée dans la jambe droite. Vous ne trouvez pas qu'il est sympathique, mais seulement à petite dose ? Et puis partit comme c'était il allait vous dévoiler la fin ce petit scarabée à tête chercheuse. Bref on ne saurait que trop vous conseiller d'aller voir ce film, de l'acheter en DVD, en Blu-Ray, de ne pas le pirater, d'envoyer des fleurs à Gwyneth Paltrow (Pas trop sinon son mari va mal le prendre), de vénérer Morgan Freeman, Brad Pitt et David Fincher. Et puis si vous passez un de ces 4 à Aubusson, on vous paye volontiers un coup !

Titre (Titre Original): Seven (Se7en)
Réalisateur: David Fincher
Année de Parution: 1995
Genre: Thriller
Acteurs Principaux: Morgan Freeman, Brad Pitt, Gwyneth Paltrow.
Musique: N/A
Synopsis en un phrase ®: Un tueur en série s'inspire des sept péchés capitaux.
Note de la Rédaction: 10/10

dimanche 18 décembre 2011

Drive

"Vous me donnez une heure et un lieu. Je vous donne un créneau de 5 minutes. Pendant ces 5 minutes, je vous lâche pas. J'interviens pas dans le braquage. Je ne porte pas d'arme. Je conduis"

Il m’a fait peur, mon ami Horacius, lorsqu’il m’a appelé en pleine nuit pour me dire ça ! Avec son ton grave et sérieux, j’ai tremblé dans mes chaussettes (oui, j’en porte pour dormir !!) Mais quand il m’a rit au nez en entendant mon silence, je me suis tout de suite relâché ? Qu’est-ce qu’il avait encore vu ?



"Drive, me répond-il, comme s’il avait entendu ma pensée, et c’est trop de la balle !" Et me voilà, 6 heures plus tard, accoudé chez Gégé, l’unique bar d’Aubusson, à contempler mon fond de verre, pendant que mon pote me raconte d’un ton enjoué ce fameux film.
Et finalement, Drive a de quoi séduire : boudant le style hollywoodien à la Fast & Furious que laissait présager sa bande annonce, il nous fait suivre un jeune chauffeur, taciturne, solitaire, timide, travaillant le jour comme cascadeur ainsi que dans un garage, et conduisant la nuit pour des braqueurs à travers Los Angeles. Le réalisateur, Nicolas Winding Refn , réussit à faire de son film un polar où le silence est d’or, où tout passe par le jeu d’acteurs. Et pour cela, on est servi : on découvre dans Drive un Ryan Gosling magnifique, charismatique, le parfait héros au visage d’ange, en fusion avec son rôle, sans oublier Carey Mulligan ! Refn épure ses dialogues pour ne garder que l’essentiel et s’appuie sur une mise en scène parfaite, qui justifie pleinement le prix reçu à Cannes.

" - Vous voulez autre chose ?
- Je reprendrais bien un whisky, s’il vous plait "

Une mise en scène qui met en valeur tout au long du film, la transformation du driver, passant de l’humain lambda à une machine à tuer sans pitié (pour les PT), abandonnant les clichés pour nous livrer les sentiments des personnages, cherchant l’émotion sans chercher les larmes, mais qui montre toute la férocité et la violence de la vie.

Enfin, on donnera une mention tout à fait spéciale pour la bande son, simplement magnifique, avec son style électro-disco, qui nous fait retourner dans les années 80, et qui donne au driver sa dimension de héros des temps modernes.

Bref, c’est une véritable leçon de mise en scène que nous donne Nicolas Winding Refn, qui maitrise parfaitement son sujet, où l’on découvre un Ryan Gosling flamboyant. Drive est un pur plaisir de cinéma. Cinéma qui d’ailleurs, allié aux voitures, honorent leur fonction : nous transporter !

Et c’est en finissant mon 4ème verre et après avoir écouté toute ces éloges de Drive, que j'ai pris la direction du cinéma d’Aubusson …

Titre (Titre Original) : Drive (Drive)
Réalisateur : Nicolas Winding Refn
Année de Parution : 2011
Genre : Action, Thriller
Acteurs Principaux : Ryan Gosling, Carey Mulligan, Ron Perlman, Bryan Cranston et Christina Hendricks
Musique : Cliff Martinez
Synopsis en un phrase ®: La double-vie d'un chauffeur à Los Angeles.

Note de la Rédaction : 08.5/10

samedi 10 décembre 2011

Time Out

Aubusson News, le 8 décembre: "La nouvelle vient de tomber, Aubusson vient d'être la cible d'une attaque terroriste. Une mini-bombe nucléaire vient d'exploser, tuant deux vaches et trois poulets".
Nous venons juste de dégager l'entrée de nos locaux, ce n'est pas beau à voir. La plupart des disques durs de nos ordinateurs ont rendu l'âme à cause des champs électromagnétiques générés par l'explosion. Heureusement nous avons pu récupérer quelques Gigaoctets sur l'ordinateur de M. Moi, le célèbre critique de cinéma :

"[…] Time Out […] un mélange de La Belle et la Bête, Robin des Bois, Bonnie and Clyde, Matrix et un album de R.E.M […]"


Oui je vous l'accorde, quelques Gigaoctets pour ça, y a un problème ! Il se trouve que M. Moi écrit en taille 72, et avec plein d'espaces (Les […]), ceci expliquant cela. Mais trêve de plaisanteries, sur Qritic, nous sommes des gens sérieux (sic), nous nous sommes donc attachés à la lourde tâche d'essayer de comprendre ce qu'avait voulu dire notre ami …
Nous sommes donc allé voir Time Out au cinéma en plein air, au milieu des vaches, poules et des … creusois …

Et non sur l'affiche ce n'est pas une creusoise, ne rêvez pas elles ne ressemblent pas à ça. D'ailleurs Creusois se met-il au féminin ?

Baghera, les fiches !
Ne perdons pas notre TEMPS, TIME out brille surtout pour son background original. Original au premier abord, mais au final juste un background classique habilement dissimulé. En fait ce film dépeint notre bonne vieille société, en juste un peu plus caricaturale : les pauvres sont vraiment très pauvres, les riches sont vraiment très riches ! Mais là où le scénariste nous fourbe, c'est que l'argent n'existe plus dans ce monde. La seule monnaie d'échange c'est notre TEMPS, car chaque être humain vieillit "normalement" jusqu'à l'âge de 25 ans et après il ne lui reste plus qu'une année à vivre. Sauf que comme le TEMPS c'est de l'argent, on peut en gagner ou en perdre à volonté. L'expression "vivre au jour le jour" prend ici tout son sens, car les pauvres vivent "à flux tendu", avec en tout et pour tout au maximum une journée à vivre. C'est un tout cohérent et qui tient donc la route. (Prenez trois femmes de 25 ans, la première est ma fille, la seconde ma femme, la troisième ma belle-mère et j'ai moi-même 25 ans, enfin en apparence du moins !)

Mais si le background est au poil, le scénario l'est un peu moins. Et là on comprend aisément le fond de la pensé de Pas : il y a un soupçon de la belle et la bête car le scénario se base sur la rencontre d'une jeune femme, riche et qui n'a rien "vécu", et d'un homme issu du ghetto, n'ayant pas le TEMPS de vivre. Bonnie and Clyde et Robin des Bois ? Parce notre couple de malfaiteurs décide de braquer des banques du TEMPS et de redistribuer ce dernier aux pauvres du Ghetto. La référence à Matrix commence à devenir difficile à trouver. Peut-être le titrage du générique ? A grand coup de vert et de chiffres qui défilent ? Et la référence à l'album de Rapid Eye Mouvement ? Ben en fait en autopsiant le PC du critique, on a pu extraire un CD du lecteur et devinez le titre : Out of TIME … Oui il a un humour d'un autre age ce type !

Le truc bien dans ce film c'est qu'il dépeint exactement les problèmes d'inégalité de répartition des richesses de la société actuelle. Et si les héros ne trouvent pas vraiment de solution viable à long terme, c'est parce que nous n'en avons pas trouvé non plus. Que dire de la mise en scène ? Elle est classique de chez classique, le moindre retournement de situation se sent 3 HEURES à l'avance. Les acteurs ? Justin Timberlake se débrouille pas trop mal. Enfin bon nombres de personnes iront sûrement voir ce film pour ses acteurs: Timberlake on l'a dit, mais aussi la douce Olivia Wilde et Amanda Seyfried et ses grands yeux. En parlant d'appareils oculaires, comment ne pas citer ceux de Cillian Murphy, je crois d'ailleurs à ce propos qu'on a retrouvé sur le site archéologique du Colisée une tablette d'argile écrite en français moderne signée d'un certain Horacius disant :

"Cillian Murphy t'as de beau yeux tu sais ?"
 
Titre (Titre Original): Time Out (In Time)
Réalisateur: Andrew Niccol
Année de Parution: 2011
Genre: Science-Fiction
Acteurs Principaux: Olivia Wilde, Amanda Seyfried, Justin Timberlake et Cillian Murphy
Musique: N/A
Synopsis en un phrase ®: Le temps c'est de l'argent.
Note de la Rédaction: 07/10

lundi 28 novembre 2011

Gladiator

Par Jupiter, que s’est-il passé ? Qu’est devenu notre cher Horacius ? Lui qui était si droit, si sérieux dans ce qu’il entreprenait ... Il semblerait qu’à la suite d’un tir de pistolet lors d’un laser game, une décharge électromagnétique lui aurait grillé les neurones, et par la même occasion l’aurait envoyé au Ier siècle de notre ère. Se remettant tant bien que mal des dégâts irréversibles occasionnés, moi Servius Tulius, écuyer et fidèle serviteur du généralisme Horacius Pompée, je consigne les notes prises par notre très regretté commandant, comme le fit Aristote pour Platon.


Ma tâche du jour est de relater les évènements concernant un grand homme et un ami de mon Maitre ; je parle bien sûr de Maximus Decimus Méridius, "général des armées du nord, commandant de la légion Phénix, et fidèle à [au vrai] l’ empereur Marc Aurèle". Ce qui suit est le rapport aussi précis que possible des notes que j’ai pu amassées, écrites par Horacius lui-même.
" Ce grand homme, héros de notre époque, vainqueur de maints conflits, homme de courage et de sagesse, servait Son empereur Marc Aurèle mieux que quiconque et on le disait plus proche de ce dernier que le propre fils de l’empereur : Commode. Sachant son père faiblissant, il décida de tuer son père et de se débarrasser du Général. Mon brave ami réussit à s’échapper des soldats lancés à ses trousses, mais le désespoir et la vengeance vinrent remplir son cœur lorsqu’il découvrit que sa famille avait été massacrée par les soldats du nouvel empereur. Détruit, déshonoré, il se laisse mourir lorsqu’il est récupéré, (Grâce Aux Dieux !) pour un marchand d’esclave qui va l’amener devant un laniste. La carrière de gladiateur du grand général commence alors, et la vengeance le pousse à faire toujours mieux. Son rêve : dans la Grande Arène à Rome, Le Colisée, arriver devant l’Empereur et accomplir sa vengeance,  pour lui et pour la grandeur de Rome ! "
- Je me permets ici de faire une légère digression en disant que de mémoire d’esclave que je suis, originaire des montagnes de Thrace, je n’ai rien vu de tel que cette foule de 50.000 romains applaudissant les gladiateurs dans cette arène. Quelle clameur, mes amis !!! Mais je reprends …
[…]
-Voilà pour cette histoire remarquable, première d’une longue liste. Et, attendez, … , il reste une note ici … c’est mal écrit … ah oui, ça y est, voilà ce qui est écrit :
" Ce film de Ridley Scott revisite le genre du péplum, que l’on n’avait pas vu depuis 1960, et il le fait d’une manière magistrale. Jeux d’acteurs parfaits, dialogues shakespeariens dont certaines répliques sont devenues cultes, scénario bien ficelé, mise en scène digne des plus grands films (dont il fait partie !), bande originale grandiose, composée par le génial Hans Zimmer. Gladiator a récolté pas moins de 5 oscars, dont celui de meilleur réalisateur, de la meilleure bande originale et du meilleur acteur pour Russell Crowe (Maximus). Le reste du casting regroupe Joaquim Phoenix (Commode), Oscar du meilleur second rôle, Connie Nielsen ( Lucilla), Oliver Reed, Djimon Hounsou … Dans tous les cas, je ne peux que vous recommander chaudement ce titre qui fait partie de mes préférés. "
- Bien voilà, cette fois, c’est fini. La dernière partie me parait un peu floue, je n’ai pas compris grand-chose, mais j’espère que les lecteurs de cette œuvre seront plus informés que moi.
Sur ce, à bientot, je retourne auprès de mon Maître qui a bien besoin d'un serviteur dévoué comme moi ...


Titre (Titre Original) : Gladiator (Gladiator)
Réalisateur : Ridley Scott
Année de Parution : 2000
Genre : Péplum, Aventure
Acteurs Principaux : Russell Crowe, Joaquim Phoenix, Connie Nielsen et Djimon Hounsou
Musique : Hans Zimmer
Synopsis en un phrase ® : Le général qui devint un esclave, l'esclave qui devint un gladiateur, le gladiateur qui défia un empereur.

Note de la Rédaction : 09.5/10

samedi 26 novembre 2011

La Chute Du Faucon Noir

J'ai laissé le choix du film qui va suivre à mon fidèle assistant félin. Pour lutter contre le racisme dont il fait preuve (surtout quand il vient de la gauche), il a décidé que nous allions évoquer un film sombre et obscur, voire noir tout simplement ! Voilà donc la critique de la Chute Du Faucon Noir (à ne pas confondre avec "L'Envol de la Chouette Blanche" (voir Harry Potter)).


Au vu de l'affiche on se demande bien où est ce fameux faucon ? A la rigueur je peux vous affirmer que la troisième personne en partant de la gauche dans le second hélicoptère est un vrai con, mais guère plus. En fait il s'agit d'une bête maladresse de traduction, qui consiste à tapper le titre original du film dans un traducteur en ligne …
Mais Monsieur si le méchant pas beau il l'a tapé sur un traducteur en ligne, il était consentant ? C'est donc pas un erreur ? Tu dis encore n'importe quoi Monsieur !
Je l'avais oublié cette gentille petite tête blonde, elle est mignonne hein ? (Baghera, tu téléphones à celui qu'on a engagé pour s'en débarrasser ? Cherche dans l'annuaire à Norris …).
Oui donc où en étais-je ? Excuse moi, je jette un coup d'oeil à cette fiche … Ok, mon moment de gloire sur la traduction !
Le titre original du film est en fait Black Hawk Down, qui se traduirait "à la main" par Un Black Hawk à terre. Mais qu'est ce qu'un Black Hawk si ce n'est un faucon noir ? Et bien c'est un faucon noir mais ce n'est pas un faucon noir, subtil non ? En fait le Black Hawk, tout comme le Night Hawk ou encore le Sea Hawk, est un hélicoptère américain. Sa dénomination exacte est MH60, très pratique à placer au milieu d'un repas/enterrement/devoir surveillé par exemple. Pour ma part je pense qu'ils auraient dû simplement l'appeller "Un MH60 se pète la gueule !", simple, efficace et vendeur !

Et quid de la chute ? C'est en effet une partie intéressante du film sur laquelle il faut s'appesantir (Le poids étant égal à la masse multipliée par l'accélération de la pesanteur terrestre). Et c'est là qu'intervient le mathématicien de l'équipe :
"Et oui Fred (Fred ?) aujourd'hui nous allons étudier la chute ! Qu'est ce que la chute ? Marcel (Marcel ?) lumière !
Je prend cette balle, je la lache et elle tombe, passionnant non ? Mais pourquoi fait-elle ceci ? Rien de compliqué car vous avez sûrement déjà entendu parler des 4 équations de Maxwell, de celle de Schrödinger et de la suite de Lentrevue (Voir d'ailleurs "La Suite de Lentrevue", Edition "La Science pour Personne", Loïc Lentrevue, 25 €) ? En triturant ces 6 équations, on comprend facilement qu'il y a en fait une main invisible qui la fait descendre jusqu'à cette table !"
Mais non tu dis encore n'importe quoi Monsieur avec la moustache bizarre ! T'as oublié la constante de d'intégration, en fait c'est un pied invisible qui fait descendre la balle !


Et à ce moment là Chuck Norris arriva. Quand Chuck Norris voit une petite fille blonde il se fait assommer avec une petite cuillère. C'est ce qu'on appelle un L. fact. Au moins elle s'en alla et laissa l'auteur, le mathématicien et leur courageux chat, cachés au grenier, faire leur travail.
Après cette petite introduction, évoquons plus en détail ce film. Rydley Scott nous gratifie d'un excellent film de guerre, qui a reçu le soutien de l'armée au niveau matériel. On se dit donc que ça va être un film pro-américain où l'armée est la meilleure, la plus belle et la plus forte ? On est loin d'une vision Kassovitzienne de la chose, mais le film gagne un côté réaliste et c'est pas plus mal (Les acteurs ont quand même subi un véritablement entraînement de l'armée (Sympa comme cadeau de ramper au milieu des boyaux de porc ?)).

Le film retrace une histoire vraie, et le fait sur ton assez juste. Les Somaliens ne sont pas considérés comme des moins que rien et arrivent même à être considérés comme des êtres humains à part entière, génial non ? Le film est desservi par un superbe jeu d'acteur, des effets spéciaux qui sont suffisamment discrets et bien faits pour ne pas vieillir trop vite. Au final il est vrai qu'on a bien envie de rejoindre l'armée américaine, tant l'esprit de camaraderie ("Leave No Man Behind" qu'ils disaient) y est présent, tant leur côté hyper "Professionnel" est cool. Mais Ridley laisse aussi transparaître que la guerre c'est moche et le fait bien (Interdit aux moins de 12 ans): visions de boyaux (Pas que de porc) et de pouces qui se baladent garanties. Comment évoquer ce film sans parler de Monsieur Hans Zimmer qui signe là une B.O. beaucoup moins "Classique" qu'à l'accoutumée, exit les violons et place à la guitare et aux son électroniques, sur fond de chant somalien. On citera la participation du Breton Denez Prigent, qui nous gratifie d'un "Gortoz A Ran" sublime ! (Oui pourquoi pas un chant Breton pour illustrer la corne de l'Afrique ? Y a quelques similitudes, surtout au niveau du climat !).

Titre (Titre Original): La Chute Du Faucon Noir (Black Hawk Down)
Réalisateur: Ridley Scott
Année de Parution: 2002
Genre: Guerre/Historique
Acteurs Principaux: Josh Hartnett, Ewan McGregor, Eric Bana, Orlando Bloom et Tom Sizemore
Musique: Hans Zimmer
Synopsis en un phrase ®: L'histoire d'une opération militaire qui a mal tourné en Somalie.


Note de la Rédaction: 9,5/10

Intouchables

Même si ma connaissance en film français reste assez restreinte, j’ai suffisamment d’expérience pour dire qu’ils se définissent un peu comme une fonction sinusoïdale, à savoir avec des hauts et des bas, du bon et du moins bon. Et c’est non sans etre content que l’on constate que le film français est depuis quelques années en train de remonter la pente, en nous proposant des films qui font un carton au box-office ; tout le monde se rappelle de l’immense succès de Bienvenue chez les ch’tis, mais plus récemment, les Petits Mouchoirs, The Artist ou encore Polisse ont fait beaucoup parler d’eux.

Mais le véritable succès de cette fin d’année est sans conteste Intouchables qui en quatre semaine a déjà réunis plus de 8 millions d’entrées. Comment expliquer cet engouement, ces files d’attentes pour rentrer dans des salles souvent complètes, les applaudissements en fin de projection ?
Le film n’est pas d’une originalité excessive mais offre tout simplement en moment de joie et de bien-être et on oublie bien vite les soucis quotidiens. Le ton humoristique est très bien rendu, notamment par Omar Sy, qui révèle ici de véritables dons d’acteur en plus de celui d’humoriste accompli. Le film ne cherche pas à contourner le politiquement correct à propos du handicap, qu’il soit social ou physique d’ailleurs. François Cluzet est quant à lui parfait dans son rôle de milliardaire tétraplégique, à la fois touchant et très expressif avec les mots ou les expressions de son visage.
Mais sa principale réussite reste du côté de l’humour, bien imaginé, quelque fois limite mais jamais trop lourd. Son point fort est d’utiliser une franchise déconcertante pour faire passer ces messages. La réplique « Pas de bras, pas de chocolat » est déjà un phénomène de mode ! Mais il n’en reste pas moins qu’Intouchables raconte surtout une histoire d’amitié forte entre deux personnages provenant de mondes sociaux très antinomiques, histoire d’ailleurs inspirée de faits réels.
La réalisation reste très basique mais les plans sont variés et vous croiserez aussi bien une scène de course poursuite, qu’un vol en parapente ou qu’un petit massage !
Bref, un film attachant, drôle, qui laisse à réfléchir, servi par un jeu d’acteur presque parfait, qui offre une tranche de vie, une belle histoire d’amitié ; les réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano ont réussi à trouver l’équilibre entre humour et émotion et à donner une leçon d’humanité et de tolérance.
Vous l'aurez compris, de par son histoire, sa sincérité, sa joie, ses acteurs, Intouchables est une grande réussite. Alors un conseil, aller le voir si ce n’est pas déjà fait.


Titre (Titre Original) : Intouchables (Intouchables)
Réalisateurs: Olivier Nakache et Eric Toledano
Année de Parution: 2011
Genre: Comédie
Acteurs Principaux: Omar Sy, François Cluzet, Anne Le Ny, Audrey Fleurot.
Musique: Ludovico Einaudi
Synopsis en un phrase ®: L'histoire de l'amitié improbable entre un riche tétraplégique et un jeune de banlieue.


Note de la Rédaction: 09/10

dimanche 20 novembre 2011

L'Ordre et la Morale

Aujourd'hui place à un film spécial à plusieurs abords. L'Ordre et la Morale a suscité et suscite pas mal de débats. Il dépeint en effet des évènements qui datent quasiment d'hier (1988, trois ans avant la naissance de votre serviteur) et qui se sont déroulés sur une petite île, faisant partie d'un ensemble plus grand appelé Nouvelle-Calédonie. Cette île que les spots touristiques qualifient "d'île la plus proche du paradis" s'est transformée en enfer en ce début mai.


La Nouvelle-Calédonie est depuis le 24 septembre 1853 (C'est d'ailleurs un jour férié là-bas) un territoire Français. Ce n'est certes pas un département ou un territoire d'Outre-Mer, elle a un status à part, mais la langue principale y est le Français et l'on y vote pour élire le président français.
Sauf que les Kanaks, les premiers habitants de la Nouvelle-Calédonie n'ont jamais réellement décidé de devenir français (On est loin du référendum qui s'est fait à Mayotte). En a découlé plusieurs révoltes en 1878 (Mené par le chef Ataï), en 1917 (Mené par le chef Noël). Les kanaks cherchaient simplement à obtenir leur indépendance.

A partir de 1984 se déroule ce qu'on appelle pudiquement "Les évènements", qui ont opposé les indépendantistes aux non indépendantistes. C'est dans ce climat très dur que s'inscrit le film de Kassovitz. Lors d'une prise d'otages qui marquera à tout jamais l'histoire récente de la Nouvelle-Calédonie.

Le film est magnifique de part son histoire. Kassovitz créée une mise en scène qui se veut tout aussi bien originale (Certains plans quand les hélicoptères décollent ou atterrissent) qu'efficace (L'assaut final mêle caméra à l'épaule et bande son magistrale: Les bruits des armes ne sont pas "édulcorés" comme dans les films de guerre, ça claque de façon presque désagréable, on a du mal à saisir les dialogues dans tout ce vacarme, bref c'est une retranscription quasiment sans faute du "bordel" qui caractérise un "vrai" combat). Le film regorge de répliques magnifiques et si justes ("La vérité blesse, le mensonge tue" ou encore le discours d'Alphonse Dianou sur le capitalisme).

Mais alors pourquoi ça fait polémique si c'est si bien que ça ? Attendez ça arrive ! En premier lieu, ce film raconte une histoire relativement récente, la Calédonie n'est pas encore indépendante et le processus "d'autodétermination" est en cours. Les calédoniens (je devrais dire "nous") devront/s se/nous décider à partir de 2014. Secundo, ce film est beaucoup trop engagé pour refléter une réalité historique. Il met profondément en cause l'armée et lui oppose les "gentils kanaks" et les "gentils gendarmes". Le héros, le commandant du GIGN Philippe Legorjus, ne mérite pas le status de "super héros" qu'on pourrait lui trouver. Les kanaks n'étaient pas si gentils que ça, pas du tout prêt à se rendre et le véritable négociateur n'était pas le commandant du GIGN … (Lire interview d'un membre du GIGN ayant participé à l'opération ici et une lettre ouverte de Jean Bianconi, procureur de la République au moment des faits, ici)

Que dire de ce film alors ? S'il ne reflète pas toute la vérité historique, il a au moins le mérite de mettre en exergue le fait que les hommes politiques pensent la plupart du temps, plus à leur carrière personnelle qu'à leurs concitoyens. C'est également un film qui aura le mérite de faire découvrir ces évènements au plus grand nombre, pour leur montrer que la Nouvelle-Calédonie n'a pas toujours été un paradis. Enfin il brille par sa mise en scène, ses acteurs et l'histoire qu'il véhicule.


Titre (Titre Original): L'Ordre et la Morale (L'Ordre et la Morale)
Réalisateur: Mathieu Kassovitz
Année de Parution: 2011
Genre: Film "Historique"
Acteurs Principaux: Mathieu Kassoviz, Iabe Lapacas et Alexandre Steiger
Musique: N/A
Synopsis en un phrase ®: L'histoire de la prise d'otage de la grotte de Gossana 


Note de la Rédaction: 09/10