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Vous avez toujours rêvé d'écrire des critiques de cinéma ? Voici l'exemple à ne pas suivre...

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lundi 28 novembre 2011

Gladiator

Par Jupiter, que s’est-il passé ? Qu’est devenu notre cher Horacius ? Lui qui était si droit, si sérieux dans ce qu’il entreprenait ... Il semblerait qu’à la suite d’un tir de pistolet lors d’un laser game, une décharge électromagnétique lui aurait grillé les neurones, et par la même occasion l’aurait envoyé au Ier siècle de notre ère. Se remettant tant bien que mal des dégâts irréversibles occasionnés, moi Servius Tulius, écuyer et fidèle serviteur du généralisme Horacius Pompée, je consigne les notes prises par notre très regretté commandant, comme le fit Aristote pour Platon.


Ma tâche du jour est de relater les évènements concernant un grand homme et un ami de mon Maitre ; je parle bien sûr de Maximus Decimus Méridius, "général des armées du nord, commandant de la légion Phénix, et fidèle à [au vrai] l’ empereur Marc Aurèle". Ce qui suit est le rapport aussi précis que possible des notes que j’ai pu amassées, écrites par Horacius lui-même.
" Ce grand homme, héros de notre époque, vainqueur de maints conflits, homme de courage et de sagesse, servait Son empereur Marc Aurèle mieux que quiconque et on le disait plus proche de ce dernier que le propre fils de l’empereur : Commode. Sachant son père faiblissant, il décida de tuer son père et de se débarrasser du Général. Mon brave ami réussit à s’échapper des soldats lancés à ses trousses, mais le désespoir et la vengeance vinrent remplir son cœur lorsqu’il découvrit que sa famille avait été massacrée par les soldats du nouvel empereur. Détruit, déshonoré, il se laisse mourir lorsqu’il est récupéré, (Grâce Aux Dieux !) pour un marchand d’esclave qui va l’amener devant un laniste. La carrière de gladiateur du grand général commence alors, et la vengeance le pousse à faire toujours mieux. Son rêve : dans la Grande Arène à Rome, Le Colisée, arriver devant l’Empereur et accomplir sa vengeance,  pour lui et pour la grandeur de Rome ! "
- Je me permets ici de faire une légère digression en disant que de mémoire d’esclave que je suis, originaire des montagnes de Thrace, je n’ai rien vu de tel que cette foule de 50.000 romains applaudissant les gladiateurs dans cette arène. Quelle clameur, mes amis !!! Mais je reprends …
[…]
-Voilà pour cette histoire remarquable, première d’une longue liste. Et, attendez, … , il reste une note ici … c’est mal écrit … ah oui, ça y est, voilà ce qui est écrit :
" Ce film de Ridley Scott revisite le genre du péplum, que l’on n’avait pas vu depuis 1960, et il le fait d’une manière magistrale. Jeux d’acteurs parfaits, dialogues shakespeariens dont certaines répliques sont devenues cultes, scénario bien ficelé, mise en scène digne des plus grands films (dont il fait partie !), bande originale grandiose, composée par le génial Hans Zimmer. Gladiator a récolté pas moins de 5 oscars, dont celui de meilleur réalisateur, de la meilleure bande originale et du meilleur acteur pour Russell Crowe (Maximus). Le reste du casting regroupe Joaquim Phoenix (Commode), Oscar du meilleur second rôle, Connie Nielsen ( Lucilla), Oliver Reed, Djimon Hounsou … Dans tous les cas, je ne peux que vous recommander chaudement ce titre qui fait partie de mes préférés. "
- Bien voilà, cette fois, c’est fini. La dernière partie me parait un peu floue, je n’ai pas compris grand-chose, mais j’espère que les lecteurs de cette œuvre seront plus informés que moi.
Sur ce, à bientot, je retourne auprès de mon Maître qui a bien besoin d'un serviteur dévoué comme moi ...


Titre (Titre Original) : Gladiator (Gladiator)
Réalisateur : Ridley Scott
Année de Parution : 2000
Genre : Péplum, Aventure
Acteurs Principaux : Russell Crowe, Joaquim Phoenix, Connie Nielsen et Djimon Hounsou
Musique : Hans Zimmer
Synopsis en un phrase ® : Le général qui devint un esclave, l'esclave qui devint un gladiateur, le gladiateur qui défia un empereur.

Note de la Rédaction : 09.5/10

samedi 26 novembre 2011

La Chute Du Faucon Noir

J'ai laissé le choix du film qui va suivre à mon fidèle assistant félin. Pour lutter contre le racisme dont il fait preuve (surtout quand il vient de la gauche), il a décidé que nous allions évoquer un film sombre et obscur, voire noir tout simplement ! Voilà donc la critique de la Chute Du Faucon Noir (à ne pas confondre avec "L'Envol de la Chouette Blanche" (voir Harry Potter)).


Au vu de l'affiche on se demande bien où est ce fameux faucon ? A la rigueur je peux vous affirmer que la troisième personne en partant de la gauche dans le second hélicoptère est un vrai con, mais guère plus. En fait il s'agit d'une bête maladresse de traduction, qui consiste à tapper le titre original du film dans un traducteur en ligne …
Mais Monsieur si le méchant pas beau il l'a tapé sur un traducteur en ligne, il était consentant ? C'est donc pas un erreur ? Tu dis encore n'importe quoi Monsieur !
Je l'avais oublié cette gentille petite tête blonde, elle est mignonne hein ? (Baghera, tu téléphones à celui qu'on a engagé pour s'en débarrasser ? Cherche dans l'annuaire à Norris …).
Oui donc où en étais-je ? Excuse moi, je jette un coup d'oeil à cette fiche … Ok, mon moment de gloire sur la traduction !
Le titre original du film est en fait Black Hawk Down, qui se traduirait "à la main" par Un Black Hawk à terre. Mais qu'est ce qu'un Black Hawk si ce n'est un faucon noir ? Et bien c'est un faucon noir mais ce n'est pas un faucon noir, subtil non ? En fait le Black Hawk, tout comme le Night Hawk ou encore le Sea Hawk, est un hélicoptère américain. Sa dénomination exacte est MH60, très pratique à placer au milieu d'un repas/enterrement/devoir surveillé par exemple. Pour ma part je pense qu'ils auraient dû simplement l'appeller "Un MH60 se pète la gueule !", simple, efficace et vendeur !

Et quid de la chute ? C'est en effet une partie intéressante du film sur laquelle il faut s'appesantir (Le poids étant égal à la masse multipliée par l'accélération de la pesanteur terrestre). Et c'est là qu'intervient le mathématicien de l'équipe :
"Et oui Fred (Fred ?) aujourd'hui nous allons étudier la chute ! Qu'est ce que la chute ? Marcel (Marcel ?) lumière !
Je prend cette balle, je la lache et elle tombe, passionnant non ? Mais pourquoi fait-elle ceci ? Rien de compliqué car vous avez sûrement déjà entendu parler des 4 équations de Maxwell, de celle de Schrödinger et de la suite de Lentrevue (Voir d'ailleurs "La Suite de Lentrevue", Edition "La Science pour Personne", Loïc Lentrevue, 25 €) ? En triturant ces 6 équations, on comprend facilement qu'il y a en fait une main invisible qui la fait descendre jusqu'à cette table !"
Mais non tu dis encore n'importe quoi Monsieur avec la moustache bizarre ! T'as oublié la constante de d'intégration, en fait c'est un pied invisible qui fait descendre la balle !


Et à ce moment là Chuck Norris arriva. Quand Chuck Norris voit une petite fille blonde il se fait assommer avec une petite cuillère. C'est ce qu'on appelle un L. fact. Au moins elle s'en alla et laissa l'auteur, le mathématicien et leur courageux chat, cachés au grenier, faire leur travail.
Après cette petite introduction, évoquons plus en détail ce film. Rydley Scott nous gratifie d'un excellent film de guerre, qui a reçu le soutien de l'armée au niveau matériel. On se dit donc que ça va être un film pro-américain où l'armée est la meilleure, la plus belle et la plus forte ? On est loin d'une vision Kassovitzienne de la chose, mais le film gagne un côté réaliste et c'est pas plus mal (Les acteurs ont quand même subi un véritablement entraînement de l'armée (Sympa comme cadeau de ramper au milieu des boyaux de porc ?)).

Le film retrace une histoire vraie, et le fait sur ton assez juste. Les Somaliens ne sont pas considérés comme des moins que rien et arrivent même à être considérés comme des êtres humains à part entière, génial non ? Le film est desservi par un superbe jeu d'acteur, des effets spéciaux qui sont suffisamment discrets et bien faits pour ne pas vieillir trop vite. Au final il est vrai qu'on a bien envie de rejoindre l'armée américaine, tant l'esprit de camaraderie ("Leave No Man Behind" qu'ils disaient) y est présent, tant leur côté hyper "Professionnel" est cool. Mais Ridley laisse aussi transparaître que la guerre c'est moche et le fait bien (Interdit aux moins de 12 ans): visions de boyaux (Pas que de porc) et de pouces qui se baladent garanties. Comment évoquer ce film sans parler de Monsieur Hans Zimmer qui signe là une B.O. beaucoup moins "Classique" qu'à l'accoutumée, exit les violons et place à la guitare et aux son électroniques, sur fond de chant somalien. On citera la participation du Breton Denez Prigent, qui nous gratifie d'un "Gortoz A Ran" sublime ! (Oui pourquoi pas un chant Breton pour illustrer la corne de l'Afrique ? Y a quelques similitudes, surtout au niveau du climat !).

Titre (Titre Original): La Chute Du Faucon Noir (Black Hawk Down)
Réalisateur: Ridley Scott
Année de Parution: 2002
Genre: Guerre/Historique
Acteurs Principaux: Josh Hartnett, Ewan McGregor, Eric Bana, Orlando Bloom et Tom Sizemore
Musique: Hans Zimmer
Synopsis en un phrase ®: L'histoire d'une opération militaire qui a mal tourné en Somalie.


Note de la Rédaction: 9,5/10

Intouchables

Même si ma connaissance en film français reste assez restreinte, j’ai suffisamment d’expérience pour dire qu’ils se définissent un peu comme une fonction sinusoïdale, à savoir avec des hauts et des bas, du bon et du moins bon. Et c’est non sans etre content que l’on constate que le film français est depuis quelques années en train de remonter la pente, en nous proposant des films qui font un carton au box-office ; tout le monde se rappelle de l’immense succès de Bienvenue chez les ch’tis, mais plus récemment, les Petits Mouchoirs, The Artist ou encore Polisse ont fait beaucoup parler d’eux.

Mais le véritable succès de cette fin d’année est sans conteste Intouchables qui en quatre semaine a déjà réunis plus de 8 millions d’entrées. Comment expliquer cet engouement, ces files d’attentes pour rentrer dans des salles souvent complètes, les applaudissements en fin de projection ?
Le film n’est pas d’une originalité excessive mais offre tout simplement en moment de joie et de bien-être et on oublie bien vite les soucis quotidiens. Le ton humoristique est très bien rendu, notamment par Omar Sy, qui révèle ici de véritables dons d’acteur en plus de celui d’humoriste accompli. Le film ne cherche pas à contourner le politiquement correct à propos du handicap, qu’il soit social ou physique d’ailleurs. François Cluzet est quant à lui parfait dans son rôle de milliardaire tétraplégique, à la fois touchant et très expressif avec les mots ou les expressions de son visage.
Mais sa principale réussite reste du côté de l’humour, bien imaginé, quelque fois limite mais jamais trop lourd. Son point fort est d’utiliser une franchise déconcertante pour faire passer ces messages. La réplique « Pas de bras, pas de chocolat » est déjà un phénomène de mode ! Mais il n’en reste pas moins qu’Intouchables raconte surtout une histoire d’amitié forte entre deux personnages provenant de mondes sociaux très antinomiques, histoire d’ailleurs inspirée de faits réels.
La réalisation reste très basique mais les plans sont variés et vous croiserez aussi bien une scène de course poursuite, qu’un vol en parapente ou qu’un petit massage !
Bref, un film attachant, drôle, qui laisse à réfléchir, servi par un jeu d’acteur presque parfait, qui offre une tranche de vie, une belle histoire d’amitié ; les réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano ont réussi à trouver l’équilibre entre humour et émotion et à donner une leçon d’humanité et de tolérance.
Vous l'aurez compris, de par son histoire, sa sincérité, sa joie, ses acteurs, Intouchables est une grande réussite. Alors un conseil, aller le voir si ce n’est pas déjà fait.


Titre (Titre Original) : Intouchables (Intouchables)
Réalisateurs: Olivier Nakache et Eric Toledano
Année de Parution: 2011
Genre: Comédie
Acteurs Principaux: Omar Sy, François Cluzet, Anne Le Ny, Audrey Fleurot.
Musique: Ludovico Einaudi
Synopsis en un phrase ®: L'histoire de l'amitié improbable entre un riche tétraplégique et un jeune de banlieue.


Note de la Rédaction: 09/10

dimanche 20 novembre 2011

L'Ordre et la Morale

Aujourd'hui place à un film spécial à plusieurs abords. L'Ordre et la Morale a suscité et suscite pas mal de débats. Il dépeint en effet des évènements qui datent quasiment d'hier (1988, trois ans avant la naissance de votre serviteur) et qui se sont déroulés sur une petite île, faisant partie d'un ensemble plus grand appelé Nouvelle-Calédonie. Cette île que les spots touristiques qualifient "d'île la plus proche du paradis" s'est transformée en enfer en ce début mai.


La Nouvelle-Calédonie est depuis le 24 septembre 1853 (C'est d'ailleurs un jour férié là-bas) un territoire Français. Ce n'est certes pas un département ou un territoire d'Outre-Mer, elle a un status à part, mais la langue principale y est le Français et l'on y vote pour élire le président français.
Sauf que les Kanaks, les premiers habitants de la Nouvelle-Calédonie n'ont jamais réellement décidé de devenir français (On est loin du référendum qui s'est fait à Mayotte). En a découlé plusieurs révoltes en 1878 (Mené par le chef Ataï), en 1917 (Mené par le chef Noël). Les kanaks cherchaient simplement à obtenir leur indépendance.

A partir de 1984 se déroule ce qu'on appelle pudiquement "Les évènements", qui ont opposé les indépendantistes aux non indépendantistes. C'est dans ce climat très dur que s'inscrit le film de Kassovitz. Lors d'une prise d'otages qui marquera à tout jamais l'histoire récente de la Nouvelle-Calédonie.

Le film est magnifique de part son histoire. Kassovitz créée une mise en scène qui se veut tout aussi bien originale (Certains plans quand les hélicoptères décollent ou atterrissent) qu'efficace (L'assaut final mêle caméra à l'épaule et bande son magistrale: Les bruits des armes ne sont pas "édulcorés" comme dans les films de guerre, ça claque de façon presque désagréable, on a du mal à saisir les dialogues dans tout ce vacarme, bref c'est une retranscription quasiment sans faute du "bordel" qui caractérise un "vrai" combat). Le film regorge de répliques magnifiques et si justes ("La vérité blesse, le mensonge tue" ou encore le discours d'Alphonse Dianou sur le capitalisme).

Mais alors pourquoi ça fait polémique si c'est si bien que ça ? Attendez ça arrive ! En premier lieu, ce film raconte une histoire relativement récente, la Calédonie n'est pas encore indépendante et le processus "d'autodétermination" est en cours. Les calédoniens (je devrais dire "nous") devront/s se/nous décider à partir de 2014. Secundo, ce film est beaucoup trop engagé pour refléter une réalité historique. Il met profondément en cause l'armée et lui oppose les "gentils kanaks" et les "gentils gendarmes". Le héros, le commandant du GIGN Philippe Legorjus, ne mérite pas le status de "super héros" qu'on pourrait lui trouver. Les kanaks n'étaient pas si gentils que ça, pas du tout prêt à se rendre et le véritable négociateur n'était pas le commandant du GIGN … (Lire interview d'un membre du GIGN ayant participé à l'opération ici et une lettre ouverte de Jean Bianconi, procureur de la République au moment des faits, ici)

Que dire de ce film alors ? S'il ne reflète pas toute la vérité historique, il a au moins le mérite de mettre en exergue le fait que les hommes politiques pensent la plupart du temps, plus à leur carrière personnelle qu'à leurs concitoyens. C'est également un film qui aura le mérite de faire découvrir ces évènements au plus grand nombre, pour leur montrer que la Nouvelle-Calédonie n'a pas toujours été un paradis. Enfin il brille par sa mise en scène, ses acteurs et l'histoire qu'il véhicule.


Titre (Titre Original): L'Ordre et la Morale (L'Ordre et la Morale)
Réalisateur: Mathieu Kassovitz
Année de Parution: 2011
Genre: Film "Historique"
Acteurs Principaux: Mathieu Kassoviz, Iabe Lapacas et Alexandre Steiger
Musique: N/A
Synopsis en un phrase ®: L'histoire de la prise d'otage de la grotte de Gossana 


Note de la Rédaction: 09/10

samedi 8 octobre 2011

Dream House

Contrairement à ce que vous pouviez croire, non il ne s'agit pas d'une publicité mensongère pour une agence immobilière. Il s'agit bien d'un film (sinon il ne serait pas ici remarquez) !


43, impasse de l'avenir, Aubusson, Creuse.
5 millions HT
Il s'agit donc plutôt d'un Thriller (vous savez le genre bien sympa avec tout plein de suspens et une fin super hyper méga fin-géniale de la mort qui tue ?) qui tire manifestement son inspiration d'un film que tout le monde a oublié car plus tout jeune: Shutter Island et d'un autre hyper connu: Shining (Pour Stanley, hip hip hip Hourra !!!).


Jusque là ça part plutôt bien, surtout qu'on sait que David Loucka est aux commandes du scénario (Oui on parle bien du gars qui a écrit … heu, non c'est pas de lui ça, attendez celui-là ? Non plus. Peut-être que … non ! En fait il n'a écrit que ça (à peu de choses près)). Le pitch de départ n'est pas super folichon, un mec qui rentre chez lui après avoir démissionné, retrouve sa femme et ses deux filles. La vie est belle, puis soudain il découvre que la maison où il a emménagé a été le théâtre d'un meurtre … (Oui amis vampires, ne décrochez pas, ça va devenir sanglant !). Et puis en même temps il découvre qu'on l'observe … 
Et puis là je vais dévoiler un moment clé de l'intrigue ... (Et non je n'arrêterai pas avec mes "...").

Donc en fait il découvre que le meurtrier n'est autre que lui même !!!!!!!????!!!!????!!!! (et ?????!!!!!????) Et qu'il a été interné car en fait il est fou et s'est inventé une nouvelle identité parce qu'il n'assumait pas ce qu'il avait fait ... Et accessoirement que sa femme, et ses deux filles ne sont pas des zombites (ça doit pouvoir s'accorder) mais des fantômes issues de son imagination …

Oui je continue à dévoiler l'histoire ! (et si vous n'êtes pas content, y a une bande annonce qui fait à peu près la même chose). Ce qui est intéressant dans le scénario, c'est contrairement à ce qu'on pourrait penser, l'histoire ne s'arrête pas là. Notre héros retourne voir ses fantômes et commence à admettre que ce sont des fantômes tout en continuant à vivre parmi eux. Franchement c'est pas le genre de point de vue qu'on développe souvent dans un film ! Mais je me pose une question: pourquoi il admet la mort de ses deux filles et pas de sa femme ? Je veux bien que Rachel Weisz soit plus jeune et jolie que la psychologue du film, mais pourquoi elle ne veut pas mourir pour lui ? Mais si c'est une question fondamentale que diantre ! Bon passons et attaquons nous à la fin, ce pourquoi vous n'irez pas voir ce film …

Non j'arrête de spoiler l'histoire mais par contre je vous raconte la fin ! (Non sérieusement vous pouvez lire).
Ah cette fin qui fait tout ce film, cette fin, pourtant élément si important d'un thriller ! J'ai une hypothèse:
je pense que M. David Loucka, scénariste réputé, a écrit 95% du film, ce qui témoigne de sa relative bonne qualité jusque là. Et puis pour une raison inconnue (enlèvement par des extra-terrestres, suicide, divorce, schizophrénie, accident de travail (entorse du poignet), chute de météorite ou je ne sais quel autre raison tout à fait probable) il n'a pu le finir. Là, le réalisateur est allé dans une école de scénaristes, en première année et a choisit le plus mauvais. Il lui a dit: "fais moi une fin en deux jours !" Le temps de lire le scénario, ça lui a pris une bonne journée et demi, il a dormi quelques heures. Et là il ne lui restait plus que 23 minutes avant de rendre sa fin. Il a donc pioché dans son cours, au chapitre exemples célèbres et classiques. Et puis pour la mise en scène ? Et bien il n'avait pas encore fait le cours dessus, ce qui explique qu'il a dû un peu improviser. Le réalisateur n'a pas relu et nous a gratifié de ça …

Titre (Titre Original): Dream House (Dream House)
Réalisateur: Jim Sheridan
Année de Parution: 2011
Genre: Thriller
Acteurs Principaux: Daniel Craig, Rachel Weisz et Naomi Watts. 
Musique: John Debney
Synopsis en un phrase ®: Un homme enquête sur un meurtre commis cinq ans plus tôt dans sa nouvelle maison.


Note de la Rédaction: 06/10

dimanche 28 août 2011

Insidious

Notre équipe s'attaque aujourd'hui à un monument du film d'horreur, j'ai nommé Insidious. La nouvelle réalisation de James Wan, réalisateur de Saw ! Mais nous n'irons pas par quatre chemins, ce film est mauvais.  On aurait pu se dire qu'en regardant un film issu du réalisateur de saw on aurait droit à des cours d'anatomie en direct (Démembrement, boyaux à l'air, Saw 6 et autre charcuterie) mais que nenni ! Ici on se contente d'essayer de vous faire peur.

Faire peur sous-entend l'utilisation de certains procédés, mais le problème quand on utilise des trucs vieux de 40 ans, c'est qu'étrangement ça surprend plus trop. A moins d'être extrêmement sensible, personne ne sursautera devant ce "film d'épouvante". Qu'à cela tienne on va se rabattre sur l'histoire. Donc c'est l'histoire d'un mec (Petit hommage à ce grand humoriste qu'était Gandhi !), plutôt d'un petit garçon qui a la possibilité de faire voyager son âme en dehors de son corps. Jusque là rien de bien anormal vous me direz ? Mais évidemment cet andouille a oublié sa/son boussole/carte/GPS/sens de l'orientation au passage. Résultat il se paume et un méchant démon (y a peut-être des gentils en cherchant bien) décide de lui piquer son corps. Les parents font donc appel à une vieille dame pour faire sortir le démon de son corps (soit pour l'exorciser).

Maintenant petite pause culturelle, je vais vous parler d'un autre film. Un film de 1973; dans ce film, une jeune adolescente du nom de Regan va se transformer radicalement. Au début elle se plaint que son lit bouge. Puis elle profère des menaces de mort à l'encontre d'un réalisateur lors d'un réception. Il est clair qu'elle est possédée. Son père, Chris fait alors appel à deux prêtres, pour faire sortir le démon de son corps (soit pour l'exorciser). D'ailleurs ce film est connu sous le nom de l'Exorciste.

Bref aucun rapport avec Insidious. Ce qui montre l'originalité de ce film. En résumé un film qui ne fait pas peur, avec un scénario qui a inspiré un film de 40 ans son ainé. Attention le passage suivant dévoile un moment de l'intrigue: C'est sans parler de la mise en scène du gamin quand le père, qui une fois sorti lui aussi de son corps (oui il pouvait aussi le faire) va le libérer du démon. On est d'accord qu'on est tout sauf dans un passage rationnel du film. Et pourtant comment le film nous montre que le démon l'a fait prisonnier ? Tout simplement en nous montrant le gamin enchaîné dans une pièce sous la surveillance du démon, qui a d'ailleurs un comportement bien trop humain à mon goût. Attention le passage suivant ne dévoile plus un moment de l'intrigue mais la fin de la critique.


Pour conclure, histoire de ne pas me répéter (voir début de la critique et les phrases précédant cette phrase), on a affaire à un film avec un scénario d'une originalité égale au zéro absolu, à la mise en scène indigne du réalisateur de Saw, à choix douteux sur la réalisations de certaines scènes (A.P.Q.E.Q.M (Avis Personnel Qui n'Engage Que Moi)). Seul le jeu d'acteur s'en tire honorablement. A voir pour rigoler un peu mais c'est tout.

Titre (Titre Original): Insidious (Insidious)
Réalisateur: James Wan
Année de Parution: 2011
Genre: Epouvante
Acteurs Principaux: Patrick Wilson, Rose Byrne et Ty Simpkins
Musique: Joseph Bishara
Synopsis en un phrase ®: Un jeune garçon se retrouve possédé par un démon.


Note de la Rédaction: 3/10

samedi 27 août 2011

Le Chaperon Rouge

Nous quittons aujourd'hui nos locaux poussiéreux situés en bordure de la Creuse pour interviewer "à chaud" les spectateurs du dernier film de Catherine Hardwicke. "Il est évident que pour être le plus rigoureux d'un point de vue scientifique, car la critique est une science, les sujets représentatifs de la population concernée seront désignés par le hasard. Le procédé utilisé sera d'ailleurs intimement lié à la Suite de Lentrevue® (Voir d'ailleurs "La Suite de Lentrevue", Edition "La Science pour Personne", Loïc Lentrevue, 25 €)" déclare notre mathématicien de l'équipe, le bien nommé … Loïc Lentrevue.




Nous voilà donc par cette froide nuit d'été, assis devant notre tente, à deux pas de ce cinéma de Brest. Nous sommes fin prêts à faire notre travail et ce ne sont pas les 3 degrés celsius qui nous refroidiront. Et voilà les premiers spectateurs qui sortent. Selon M. Lentrevue, nous devrions commencer par interviewer le πème candidat. Donc de 1, 2, 3 et voici le 0,141592653589793ème spectateur qui passe ! Nous nous approchons, Baghera en tête, toutes griffes sorties !!
"- Bonjour monsieur, vous auriez une minute pour nous donner vos impressions sur Le Chaperon Rou …"
Baghera dans un réflexe ultime me pousse à terre, juste à temps pour éviter le coup de fusil à pompe. Coup tout droit suivi d'une réplique digne d'une grosse production américaine:
" - Sarah Connor !"
L'homme enfourche sa moto et démarre en trombe.

Nous partons donc sur la 4ème personne, une jeune enfant blonde.
"- Bonjour mon enfant qu'est ce que t'as pensé du film ? Le méchant loup ne t'a pas fait peur ?
- Nan, j'ai pas eu peur moi !
- De toute façon je suppose que ton papa veillait sur toi ?
- Non, il était pas là, mais puis j'ai pas peur du méchant loup et puis si je le vois je le découpe en 3 morceaux, et puis il finit en brochette et puis je me fais un manteau avec sa fourrure ! Et dis, dis m'sieur tu n'aurais pas une sucette sinon ?"

Ah l'innocence des jeunes enfants ! Baghera couvre mes arrières à tout hasard. Passons donc à ce monsieur là-bas. Un solitaire, chemise à fleur et une odeur de … brie ? Sont bizarres dans le coin, on va s'éloigner en douce chaton. Fichtre il m'interpelle, bon va falloir s'y coller …
"- Eh gamin !! Oui vous, vous seriez intéressé par des maquettes ?
- Des maquettes ? De bateau, avec dans chaque mât: "Trois Frères Unis, trois licornes de conserve voguant au soleil de midi parleront. Car c'est de la lumière que viendra la lumière et resplendira la croix de l'Aigle". Et puis un trésor à la clef pendant que vous y êtes ? Non merci !
- Tintintintin jeune homme, je parle de maquette de brie, à l'échelle 1/1, garantie 2 ans et que vous pourrez même accompagner de maquettes de pain, je vous donnerai le numéro d'un collègue !!"
- Mouais, et le film sinon ?"
- Bof, moi qui était venu le voir pour le fromage nordique j'ai été déçu, il a été coupé (avec un couteau à fromage bien sûr) au montage. Sinon faut avouer que l'ambiance nordique est bien sympa, même si ça manque de Jalberg je vous dis et ..."
- Oh derrière vous ! Un appareil à raclette, fuyez !!!"

Heureusement que le coup de l'appareil à raclette marche à tous les coups … Un dernier, en espérant que ça soit le bon, c'est pas comme si j'avais une critique à pondre. Il vient vers moi, bon signe ?
" - Monsieur je me présente, M. Pas Moi, critique de cinéma. Je ne peux que vous conseiller ce film à l'ambiance délicieusement nordique. Film qui nous compte l'histoire d'un village qui subit les attaques d'un loup-garou à chaque pleine lune et ce depuis plusieurs générations. L'annonce que le loup-garou est en fait un des habitants du village fait l'effet d'une bombe. Et le suspens sur l'identité du loup-garou ne sera levé qu'à la fin. Hormis un effet twilight qu'on ressent par moment (réalisatrice oblige), cet objet vidéo identifié reste un excellent film à suspens. Son titre n'est cependant pas forcement très approprié, car on ne compte que trois références à l'oeuvre de Perrault (1628 - 1703). En bref je vous conseille fortement d'aller le v…"

A ce moment précis, le narrateur, le chat et le mathématicien étaient entrés en communion. Ils émettaient tous les trois un ronflement grave et particulièrement sonore ...


Titre (Titre Original): Le Chaperon Rouge (Red Riding Hood.) 
Réalisateur: Catherine Hardwicke
Année de Parution: 2011
Genre: Fantastique
Acteurs Principaux: Amanda Seyfried et Shiloh Fernandez
Musique: Brian Reitzell et Alex Heffes
Synopsis en un phrase ®: Un village est confronté depuis des générations aux attaques un loup-garou.


Note de la Rédaction: 8,5/10