Qritic

Qritic
Vous avez toujours rêvé d'écrire des critiques de cinéma ? Voici l'exemple à ne pas suivre...

Retrouvez-nous sur Facebook

dimanche 29 janvier 2012

Sherlock Holmes: Jeux d'ombres.


Janvier 1891. C’est écrit sur le journal que le facteur vient de me remettre. Pendant que je monte les escaliers, je lis rapidement la une. Ils parlent encore des tensions entre Français et Allemands.  "Ca va mal finir cette histoire" me dis-je en arrivant devant la porte du bureau. Je frappe. Pas de réponse. Je refrappe. Toujours rien. J’ouvre. "Eh bien Professeur, on ne répond p… ".  L’homme qui se tient devant moi n’est pas le Professeur Horacius , éminent mathématicien, que je sers depuis près de 30 ans, mais un homme habillé d’un tweed vert olive, d’un pantalon trop court, de vieilles chaussures. Il fume la pipe, accoudé sur la cheminé, la fumée se prenant dans les moustaches poivre et sel qui lui donnait la cinquantaine.



Un instant surpris, je pose doucement le journal sur la table basse en cherchant furtivement des yeux le Professeur. Personne.  Je regarde alors l’inconnu dont les yeux me scrutent avec malice. Je reconnais ce petit brin de folie dans ce regard.
" - Mais, … ce n’est pas possible, c’est vous … Professeur ?" murmurais-je.
- Oui, c’est bien moi, répondit-il amusé, pas mal le déguisement, n’est-ce pas ?"
Habitué à la fantaisie de l’homme, je me reprends rapidement.
 " - Que vous passe-t-il encore par la tête ? A quoi rime cet accoutrement ma foi, ‘’so british’’ ?
- Vous avez bien vu, mon jeune ami, je me lance sur les traces d’un anglais qui fait fureur en ce moment outre-Manche. Avez-vous déjà entendu parler de Sherlock Holmes ? Non ; alors laissez-moi vous raconter ceci …"

Sherlock Holmes et son ami le Docteur Watson sont confrontés à leur plus grand ennemi : le Professeur James Moriarty, qui sème le trouble en Europe en commanditant attentats et assassinats. Les voilà partis sur les traces de ce grand méchant, qui se révèle être d’une puissance intellectuelle comparable à celle de notre anglais, mais possède également une absence totale de morale, ce qui fait de lui un ennemi fort cruel et redoutable.  

Dans ce second opus des aventures du détective, on retrouve tout ce qui a fait le charme du premier : de l’humour, de l’action, des ralentis, les fameuses "Holmes-o-vision", des combats, des surprises, sans oublier les enquêtes. Le duo Robert Downey Jr / Jude Law est parfait, fusionnel. On retrouve des personnages vu précédemment comme la belle Irène Adler (Rachel McAdams), mais on en découvre de nouveaux comme la tzigane Sim (Noomie Rapace). La réalisation reste comme dans le premier opus, dynamique, où chaque plan recèle d’indices nécessaires pour la suite de l’histoire. Les flash-back sont utilisés pour faire comprendre tous les éléments de l’histoire. On retrouve pour les combats, toujours aussi bon, les fameux ralentis et la préscience de Holmes, qui rendent ces combats uniques. Rajoutez à cela une dose d’humour, une pincée de suspense, une BO sympa (Ah ! Hans Zimmer…) et vous obtenez une très, très bonne suite des aventures du célèbre détective.

" - Voilà, vous savez tout. Mais cette fois, mon jeune ami, vous ferez partie de ma folie. 
- Ah bon. Vous croyez que c’est vraiment nécessaire ? dis-je d’un ton pas trop rassuré.
- Mais évidemment, c’est plus que nécessaire, c’est capital. J’ai besoin de mon Docteur Watson et se sera vous. Allez, en route ! Essayons de nous faire engager pour le troisième épisode …"
                                                                   
Titre (Titre Original): Sherlock Holmes: Jeux d'ombres (Sherlock Holmes: Game of Shadows)
Réalisateur: Guy Ritchie
Année de Parution: 2012
Genre: Aventure, Action, Policier
Acteurs Principaux: Robert Downey Jr, Jude Law, Noomie Rapace, Jared Harris, Rachel McAdams
Musique: Hans Zimmer
Synopsis en un phrase ®: Une nouvelle aventure du célèbre détective Sherlock Holmes.
Note de la Rédaction: 09/10

samedi 28 janvier 2012

J. Edgar

Chut Baghera, ne miaule pas si fort ... Puisque je te dis qu'on nous observe ... Voilà plusieurs jours que cette camionnette avec le logo d'Allocine fait des tours du quartier. Je n'aime vraiment pas ça, et on a aucun moyen de lutter contre cette invasion de rouges jaunes. Si seulement on connaissait quelqu'un qui pouvait aller mener sa petite enquête chez eux et voir ce qui se trame. Heu que fais tu avec l'annuaire Bagh ? A la lettre H ?? Hoover ??? Jamais entendu parler de ce type ... Il a lutté contre le grand banditisme et a enquêté sur l’enlèvement du fils de Charles Lindberg ? A la rigueur ça peut passer. Mais sinon tu as cherché à la lettre B ? Un certain James, grand amateur de Vodka-Martini.


Suivant !
Monsieur ? Hoover c'est ça ? J. Edgar pour les intimes. Donc voyons ce CV:
Vous avez à ce que je vois dirigé le Bureau Fédéral des Investigations ? En effet c'est pas trop mal, bon après petite question sans importance ? C'est quoi le BFI ? On dit FBI ? Ah d'accord autant pour moi. Lutte contre le communisme, le grand banditisme et premières avancées de la police scientifique. Soit vous pourriez convenir. Laissez-moi une minute discuter avec mon assistant:
"Et Baghé, il est pas mal, mais pas un peu vieux pour le job, il a quel âge ? A vue de nez 90 non ? 112 ???! Ah oui quand même ... Et James il n'a pas répondu à l'appel ? Les Bahamas ? Mission secrète en duo avec Miss Moneypenny ? Damned ... Au vu des autres pecnos qu'on s'est récupéré je crois qu'il fera l'affaire."
Donc vous ferez l'affaire, vous êtes engagé !

Des indices ? Pourquoi pas, mais où, et surtout quoi ? D'accord une bonne perquisition si ça peut vous faire plaisir.
Dis Pas, tu pourrais laisser deux secondes ton ordinateur au monsieur d'un certain age qui m'accompagne ? Il cherche des indices, pour voir ce qu'Allocine nous veut. Tu bosses sur quoi au fait, je peux lire ?

"Un Clint Eastwood à la réalisation est-il synonyme de bon film ? C'est un peu ce que j'ai voulu vérifier en allant voir J. Edgar sur grand écran. L'histoire du film est tout bonnement l'Histoire avec un grand H., Eastwood livre ici une autre vision du XXème siècle dans ce pays aux 50 états, une vision moins "grand public", et plus axée sur un seul homme. Un homme de l'ombre qui avait plus de pouvoir qu'on pouvait le croire. Cet homme qui avait grimpé les échelons de la hiérarchie, passant de simple chargé de "l'enregistrement des ressortissants d'un pays ennemi" au rang de directeur d'une des agences les plus connues au mondes, n'avait qu'un mot d'ordre: L'organisation. Ancien bibliothécaire il référence et classe tout personne considérée comme dangereuse, avec notamment ses empreintes digitales. Il fait justement tout pour promouvoir la police scientifique et c'est grâce à un expert du bois qu'il, avec l'aide de ses hommes, arrive à boucler l'enquête sur l'enlèvement de l'enfant du premier homme à avoir traversé l'Atlantique en avion. Mais ce film met aussi l'accent sur la vie privée de cet homme de l'ombre. L'Histoire lui a prêté une relation homosexuelle avec son second, Clint a décidé de concrétiser ces rumeurs. C'est cette relation, qui compliquera ses rapports avec sa mère, qu'il ne voulait sous aucun prétexte décevoir.
A l'histoire très intéressante pour peu qu'on soit un minimum curieux, vient se rajouter une bonne réalisation, certes pas transcendante, mais qui reste correcte. Seuls les flash-back incessants du film pourront gêner un peu le spectateur."

C'est pas mal ? C'est quoi ? Un roman que tu écris, un roman où le héros est critique de cinéma ? Pourquoi pas. Bon sauvegarde ça quelque part, faut laisser ta place à l'expert. A ben zut il dort l'expert ... Je savais bien que s'il y avait une raison à la retraite ...
Quoi Baghera ? La camionnette s'est arrêtée ? Je passe devant , couvre-moi chaton !

"- Ici 2.5 on est en vue de l'objectif.
- Bien reçu 2.5, l'Equipe Sniper Cobra 11 est en place. Quand vous voulez 2.5 ...
- Ok, Bagh reste bien derrière moi. Vérification de l'armement ? Livre d'Allemand chargé et armé, griffes aiguisées et sorties ... Allé on prend son courage à deux pattes et on y va mon p'tit.
POLICE ! Ah non qu'est ce que je raconte ... CRITIQUES DE CINEMA, les mains en l'air ! Sortez du véhicule et allongez-vous sur le sol. Voilà doucement, c'est bien. Bon maintenant, pourquoi tournez-vous autour de notre immeuble depuis deux jours ? Et pourquoi vous-êtes vous arrêté juste devant ? Hein, tu vas répondre sale petite crapule fourbée ! Quoi la direction qu'est ce qu'elle a ? Bloquée à gauche ? Et l'accélérateur aussi ? C'est pas votre faute, celle-là elle est facile monsieur ...
ATTENTION IL SORT UN TRUC ! Bam ! J'ai toujours dit qu'un bon coup de livre d'Allemand de 350 pages derrière les oreilles aidait à mieux dormir."

Titre (Titre Original): J. Edgar (Titre Original)
Réalisateur: Clint Eastwood
Année de Parution: 2012
Genre: Historique
Acteurs Principaux: Leonardo DiCaprio, Armie Hammer et Naomi Watts.
Musique: Clint Eastwood
Synopsis en un phrase ®: L'Histoire d'un des hommes les plus puissants du XXème siècle.
Note de la Rédaction: 08/10

jeudi 26 janvier 2012

Take Shelter

Parce qu'on a tous notre petit grain de folie à la rédaction, on a demandé à chacun la chose suivante : Que feriez-vous face à une tornade ? Trouvez un refuge (= Take Shelter) !


Et c'est parti pour 37 km de 4x4 en plein champ creusois. Après 3 changements de roues, nous arrivons enfin en vue d'une petite cabane isolée, c'est là qu'a élu M. Fromaget depuis son retour de vacances en Nouvelle-Calédonie. Nous ouvrons délicatement et sommes accueillis par une légère odeur de roquefort. Le bougre ne nous a pas vu, manifestement trop occupé à finir sa maquette de brie. 3 heures 28 minutes et 47 secondes plus tard, la dernière part est assemblée. Il nous accordera donc une petite interview:
"- Ben écoutez moi c'est simple, rien ne vaut un bon vieil abri en Gouda, vous seriez étonné des propriétés que ce matériaux possède notamment en résistance à la traction, au cisaillement et même en torsion !
- Soit, mais vous comptez tout faire d'un bloc ?
- Non, c'est pas super pratique au couteau. A la rigueur une bonne tronçonneuse, mais bon, le mieux c'est des bouts de Gouda assemblés à l'aide d'Emmental fondu. Allez voir chez Ikea, je crois qu'il vendent des chalets en Gouda détaché !
- Vous êtes sûr ? Parce que doit pas y avoir beaucoup d'acheteurs potentiels non ?
- Peut-être que non finalement. Mais bon c'est un matériau totalement écolo, ça devrait marcher ..."

Et c'est sur cette superbe pub pour un marchand suédois que nous laissons notre ami en pleine sculpture sur Chaource. Au tour de notre ami le Breton matheux. Ce dernier, en bon matheux socialement épanoui loge dans une grotte à quelque lieux de là. Évidemment il a oublié d'enlever l'Ours à l'entrée ... Baghera aura droit à un peu d’exercice pour le coup. 3 round, 7 griffes cassées et 2 poils de moustaches arrachés plus tard, nous arrivons enfin dans l'antre de la bête. Elle est entièrement recouverte d'ardoises, elles-même recouvertes d'intégrales impropres, d'espaces vectoriels préhilbertiens et de quelques additions, sûrement pour les courses au marché du coin. En guise de réponse il a rempli trois tableaux d'équations toutes plus compliquées les unes que les autres. Mais il s'est arrêté au début du quatrième en s'exclamant: "Mais ce n'est pas homogène tout ça ?". Avec l'aide de Baghera (qui comptait sur ses dix griffes pour l'aider), il a vite découvert qu'il avait exprimé la température de fusion du chocolat noir avec éclats de noisette en degré Fahrenheit et non en Kelvin. Après avoir recommencé ses 3 tableaux, il s'est de nouveau arrêté, apparemment un moins qui manquait ... Il s'est finalement décidé à nous expliquer il envisageait d'arrêter la tornade en lui envoyant une autre tornade en opposition de phase. Une histoire d'interférences localisées cohérentes, un truc dans le genre. Quel est le rapport avec le chocolat noir aux éclats de noisette, telle est la question. Mais c'est ce qui rend la science si passionnante et obscure. Je crois qu'il ne nous reste plus qu'à rentrer en "ville", et chercher M. Moi en train de se saouler au bar du coin, car il n'a pas été accepté chez critiquesdecinématropdelaballequitue.com. Et c'est reparti pour un passage à tabac du gros nounours à l'entrée, dont la femelle s'était ramenée entre temps. Mon chat est un type formidable.

Nous passons la porte et on se plonge dans la fumée de cigarette. Car oui la Creuse est un état indépendant, et toutes les lois Françaises ne s'y appliquent pas forcément.
"- Hé Pas ! Tu aurais une minute s'il te plaît ?
- Laissez-moi tranquille les gars ... j'ai pas le moral ...
- Juste une minute, pour répondre à une question pour nos lecteurs !
- On a pas de lecteurs de toute façon ...
- Tu marques un point l'ami ! Mais bon voilà la question, posée sur nos forum (On a des forum maintenant ?) par un certain Elfar: "Que feriez-vous face à une tornade ?"
- Une tornade ? Une tornaaaaaadee ... bouhouhouhouhou ...
- Heu j'ai dit quelque chose qui fallait pas ? Ton cochon d'inde a été emporté par la tempête de 99 ?
- Non, c'est juste que, ma critique ben, elle portait sur Ouragans sur Miami III: Le retour de la suite. Et donc ... je suis un critique raté ... d'ailleurs c'est de ma faute si personne ne passe sur ce blog ...
- Mais non dis pas ça ! Pour la peine je te laisse faire la critique du dernier film qu'on a vu: Take Shelter.
- C'est vrai ? Dis c'est vrai ??!
- Ouais vas y ...

"Take Shelter, est un film qui a été primé au Festival de Deauville (Film américain), au Sundance Festival (Film indépendant) et à Cannes (Ben Cannes quoi ...). Donc c'est un bon film !"

-C'est bien hein ?
- Heu oui, c'est original, mais ... hum ... comment dire ... tu ne pourrais pas un peu étoffer ?

"On y suit l'histoire de Curtis, de sa femme Samantha et de leur fille qui est sourde muette. C'est une famille modeste, et quand Curtis commence à rêver que ses proches veulent sa mort ou celle de sa fille, tout commence à aller mal. Le point commun à chacun de ses rêves est la présence de tornades. Au bout d'un moment il commence à halluciner et voit des tornades un peu partout. Il décide donc de rénover son abri à tornades qui est au fond de son jardin, engloutissant ainsi les maigres économies de la famille. Mais heureusement pour lui sa femme le soutiendra jusqu'au bout ...
Que dire du film ? On soulignera l'excellent jeu d'acteurs, les effets spéciaux réussis, même s'il ne représentent qu'une infime partie du long-métrage. C'est une belle histoire d'amour et puis ça traite bien de la psychologie des gens et puis allez le voir !"

- Alors ? J'aime pas trop ma fin ...
- Mais si elle est trop bien, tu as juste oublié de préciser que Jessica Chastain qui campe Samantha, est charmante ! Franchement je comprends par pourquoi ils n'ont pas voulu de toi chez allocin ...
- Bouhouhouhou ...
Chers lecteurs éclipsons nous ... Je crois qu'on a fait le tour. A vous les studios !

Titre (Titre Original): Take Shelter (Take Shelter)
Réalisateur: Jeff Nichols
Année de Parution: 2012
Genre: Drame
Acteurs Principaux: Jessica Chastain, Michael Shannon et Tova Stewart
Musique: David Wingo
Synopsis en un phrase ®: Les hallucinations d'un homme menacent sa famille.
Note de la Rédaction: 8,5/10

samedi 14 janvier 2012

Seven

Manger un peu trop de patates creusoises, à en mourir; vouloir posséder tout l'alcool de la creuse, à y rester; avoir la flemme de sortir de sa grange creusoise, à en perdre la vie; faire des choses innommables avec des creusoises, à en décéder; être fier d'être creusois, à ne plus pouvoir en vivre; envier le champ de son voisin, à en commettre l’irréparable et s'énerver contre les auteurs de ce blog, à quelques chargeurs près.
Ernest Hemingway a écrit : « le monde est un bel endroit qui vaut la peine qu’on se batte pour lui ». Je suis d’accord avec la seconde partie.


"Un bon thriller dont les meurtres sont inspirés des sept péchés capitaux, tel est l'oeuvre de Davind Fincher. Il a non seulement choisit un scénario original, mais qui en plus est extrêmement bien écrit. Chaque réplique est à la bonne place, ce qui permet d'obtenir un jeu de chat et de la souris entre un tueur particulièrement habile et deux policiers tout bonnement haletant. Les personnages du film sont à la hauteur du scénario : il y a l'ancien policier charismatique, le vieux loup de mer qui a tout vu, que plus rien ne surprend et qui est posé. Magnifiquement interprété par le grand Morgan Freeman, il est accompagné par un Brad Pitt qui campe ici un jeune flic qui vient de débarquer dans la ville avec sa femme, il est impulsif et beaucoup moins réfléchi.
Dans le camp des méchant on trouve un tueur en série méthodique, qui mène par le bout du nez nos deux inspecteurs, les conduisant d'une scène de crime à une autre. Scènes dont la mise en scène est tellement travaillée que ça pourrait presque passer pour de l'art.

Car tout dans ce film est réussi à la perfection, on l'a dit le scénario, mais aussi la mise en scène: chaque plan de caméra est empreint de perfection. Le film est sombre à souhait et aussi une ode à la Bretagne, tant il y pleut. Chaque meurtre que compte le film est empreint de cet esprit de perfection, tant ils sont originaux et travaillés. Le générique est original et a le don de mettre le spectateur très rapidement dans l'ambiance unique. Et que dire de la musique, tout bonnement géniale ?

Alors pas de défauts ? Et bien le seul qu'on pourrait lui trouver c'est justement qu'il en a pas ! Oui trop de perfection tue la perfection, après on a plus goût à rien et chaque film "Américain de base" ne reste plus qu'un film "Américain de base" parmi tant d'autres. Alors faut-il voir Seven ? A la rigueur accompagné de 6 autres amis, avec une fille dans le lot, un mec qui se la pète un peu, un peu de nourriture à porté de main et une différence de potentiel pécuniaire. Non sérieusement comment passer à côté ? Et surtout cette fin ? Cette fin !!!!!!!!!! Cette fin dont on ne comprend pas tout de suite à quel point elle est géniale, au sens propre du terme. Cette fin qui nous paraît presque trop banale par rapport à l'intégralité du film et qui en fai…"

Et M. Pas Moi s'écroula lamentablement, une fléchette tranquillisante plantée dans la jambe droite. Vous ne trouvez pas qu'il est sympathique, mais seulement à petite dose ? Et puis partit comme c'était il allait vous dévoiler la fin ce petit scarabée à tête chercheuse. Bref on ne saurait que trop vous conseiller d'aller voir ce film, de l'acheter en DVD, en Blu-Ray, de ne pas le pirater, d'envoyer des fleurs à Gwyneth Paltrow (Pas trop sinon son mari va mal le prendre), de vénérer Morgan Freeman, Brad Pitt et David Fincher. Et puis si vous passez un de ces 4 à Aubusson, on vous paye volontiers un coup !

Titre (Titre Original): Seven (Se7en)
Réalisateur: David Fincher
Année de Parution: 1995
Genre: Thriller
Acteurs Principaux: Morgan Freeman, Brad Pitt, Gwyneth Paltrow.
Musique: N/A
Synopsis en un phrase ®: Un tueur en série s'inspire des sept péchés capitaux.
Note de la Rédaction: 10/10

dimanche 18 décembre 2011

Drive

"Vous me donnez une heure et un lieu. Je vous donne un créneau de 5 minutes. Pendant ces 5 minutes, je vous lâche pas. J'interviens pas dans le braquage. Je ne porte pas d'arme. Je conduis"

Il m’a fait peur, mon ami Horacius, lorsqu’il m’a appelé en pleine nuit pour me dire ça ! Avec son ton grave et sérieux, j’ai tremblé dans mes chaussettes (oui, j’en porte pour dormir !!) Mais quand il m’a rit au nez en entendant mon silence, je me suis tout de suite relâché ? Qu’est-ce qu’il avait encore vu ?



"Drive, me répond-il, comme s’il avait entendu ma pensée, et c’est trop de la balle !" Et me voilà, 6 heures plus tard, accoudé chez Gégé, l’unique bar d’Aubusson, à contempler mon fond de verre, pendant que mon pote me raconte d’un ton enjoué ce fameux film.
Et finalement, Drive a de quoi séduire : boudant le style hollywoodien à la Fast & Furious que laissait présager sa bande annonce, il nous fait suivre un jeune chauffeur, taciturne, solitaire, timide, travaillant le jour comme cascadeur ainsi que dans un garage, et conduisant la nuit pour des braqueurs à travers Los Angeles. Le réalisateur, Nicolas Winding Refn , réussit à faire de son film un polar où le silence est d’or, où tout passe par le jeu d’acteurs. Et pour cela, on est servi : on découvre dans Drive un Ryan Gosling magnifique, charismatique, le parfait héros au visage d’ange, en fusion avec son rôle, sans oublier Carey Mulligan ! Refn épure ses dialogues pour ne garder que l’essentiel et s’appuie sur une mise en scène parfaite, qui justifie pleinement le prix reçu à Cannes.

" - Vous voulez autre chose ?
- Je reprendrais bien un whisky, s’il vous plait "

Une mise en scène qui met en valeur tout au long du film, la transformation du driver, passant de l’humain lambda à une machine à tuer sans pitié (pour les PT), abandonnant les clichés pour nous livrer les sentiments des personnages, cherchant l’émotion sans chercher les larmes, mais qui montre toute la férocité et la violence de la vie.

Enfin, on donnera une mention tout à fait spéciale pour la bande son, simplement magnifique, avec son style électro-disco, qui nous fait retourner dans les années 80, et qui donne au driver sa dimension de héros des temps modernes.

Bref, c’est une véritable leçon de mise en scène que nous donne Nicolas Winding Refn, qui maitrise parfaitement son sujet, où l’on découvre un Ryan Gosling flamboyant. Drive est un pur plaisir de cinéma. Cinéma qui d’ailleurs, allié aux voitures, honorent leur fonction : nous transporter !

Et c’est en finissant mon 4ème verre et après avoir écouté toute ces éloges de Drive, que j'ai pris la direction du cinéma d’Aubusson …

Titre (Titre Original) : Drive (Drive)
Réalisateur : Nicolas Winding Refn
Année de Parution : 2011
Genre : Action, Thriller
Acteurs Principaux : Ryan Gosling, Carey Mulligan, Ron Perlman, Bryan Cranston et Christina Hendricks
Musique : Cliff Martinez
Synopsis en un phrase ®: La double-vie d'un chauffeur à Los Angeles.

Note de la Rédaction : 08.5/10

samedi 10 décembre 2011

Time Out

Aubusson News, le 8 décembre: "La nouvelle vient de tomber, Aubusson vient d'être la cible d'une attaque terroriste. Une mini-bombe nucléaire vient d'exploser, tuant deux vaches et trois poulets".
Nous venons juste de dégager l'entrée de nos locaux, ce n'est pas beau à voir. La plupart des disques durs de nos ordinateurs ont rendu l'âme à cause des champs électromagnétiques générés par l'explosion. Heureusement nous avons pu récupérer quelques Gigaoctets sur l'ordinateur de M. Moi, le célèbre critique de cinéma :

"[…] Time Out […] un mélange de La Belle et la Bête, Robin des Bois, Bonnie and Clyde, Matrix et un album de R.E.M […]"


Oui je vous l'accorde, quelques Gigaoctets pour ça, y a un problème ! Il se trouve que M. Moi écrit en taille 72, et avec plein d'espaces (Les […]), ceci expliquant cela. Mais trêve de plaisanteries, sur Qritic, nous sommes des gens sérieux (sic), nous nous sommes donc attachés à la lourde tâche d'essayer de comprendre ce qu'avait voulu dire notre ami …
Nous sommes donc allé voir Time Out au cinéma en plein air, au milieu des vaches, poules et des … creusois …

Et non sur l'affiche ce n'est pas une creusoise, ne rêvez pas elles ne ressemblent pas à ça. D'ailleurs Creusois se met-il au féminin ?

Baghera, les fiches !
Ne perdons pas notre TEMPS, TIME out brille surtout pour son background original. Original au premier abord, mais au final juste un background classique habilement dissimulé. En fait ce film dépeint notre bonne vieille société, en juste un peu plus caricaturale : les pauvres sont vraiment très pauvres, les riches sont vraiment très riches ! Mais là où le scénariste nous fourbe, c'est que l'argent n'existe plus dans ce monde. La seule monnaie d'échange c'est notre TEMPS, car chaque être humain vieillit "normalement" jusqu'à l'âge de 25 ans et après il ne lui reste plus qu'une année à vivre. Sauf que comme le TEMPS c'est de l'argent, on peut en gagner ou en perdre à volonté. L'expression "vivre au jour le jour" prend ici tout son sens, car les pauvres vivent "à flux tendu", avec en tout et pour tout au maximum une journée à vivre. C'est un tout cohérent et qui tient donc la route. (Prenez trois femmes de 25 ans, la première est ma fille, la seconde ma femme, la troisième ma belle-mère et j'ai moi-même 25 ans, enfin en apparence du moins !)

Mais si le background est au poil, le scénario l'est un peu moins. Et là on comprend aisément le fond de la pensé de Pas : il y a un soupçon de la belle et la bête car le scénario se base sur la rencontre d'une jeune femme, riche et qui n'a rien "vécu", et d'un homme issu du ghetto, n'ayant pas le TEMPS de vivre. Bonnie and Clyde et Robin des Bois ? Parce notre couple de malfaiteurs décide de braquer des banques du TEMPS et de redistribuer ce dernier aux pauvres du Ghetto. La référence à Matrix commence à devenir difficile à trouver. Peut-être le titrage du générique ? A grand coup de vert et de chiffres qui défilent ? Et la référence à l'album de Rapid Eye Mouvement ? Ben en fait en autopsiant le PC du critique, on a pu extraire un CD du lecteur et devinez le titre : Out of TIME … Oui il a un humour d'un autre age ce type !

Le truc bien dans ce film c'est qu'il dépeint exactement les problèmes d'inégalité de répartition des richesses de la société actuelle. Et si les héros ne trouvent pas vraiment de solution viable à long terme, c'est parce que nous n'en avons pas trouvé non plus. Que dire de la mise en scène ? Elle est classique de chez classique, le moindre retournement de situation se sent 3 HEURES à l'avance. Les acteurs ? Justin Timberlake se débrouille pas trop mal. Enfin bon nombres de personnes iront sûrement voir ce film pour ses acteurs: Timberlake on l'a dit, mais aussi la douce Olivia Wilde et Amanda Seyfried et ses grands yeux. En parlant d'appareils oculaires, comment ne pas citer ceux de Cillian Murphy, je crois d'ailleurs à ce propos qu'on a retrouvé sur le site archéologique du Colisée une tablette d'argile écrite en français moderne signée d'un certain Horacius disant :

"Cillian Murphy t'as de beau yeux tu sais ?"
 
Titre (Titre Original): Time Out (In Time)
Réalisateur: Andrew Niccol
Année de Parution: 2011
Genre: Science-Fiction
Acteurs Principaux: Olivia Wilde, Amanda Seyfried, Justin Timberlake et Cillian Murphy
Musique: N/A
Synopsis en un phrase ®: Le temps c'est de l'argent.
Note de la Rédaction: 07/10

lundi 28 novembre 2011

Gladiator

Par Jupiter, que s’est-il passé ? Qu’est devenu notre cher Horacius ? Lui qui était si droit, si sérieux dans ce qu’il entreprenait ... Il semblerait qu’à la suite d’un tir de pistolet lors d’un laser game, une décharge électromagnétique lui aurait grillé les neurones, et par la même occasion l’aurait envoyé au Ier siècle de notre ère. Se remettant tant bien que mal des dégâts irréversibles occasionnés, moi Servius Tulius, écuyer et fidèle serviteur du généralisme Horacius Pompée, je consigne les notes prises par notre très regretté commandant, comme le fit Aristote pour Platon.


Ma tâche du jour est de relater les évènements concernant un grand homme et un ami de mon Maitre ; je parle bien sûr de Maximus Decimus Méridius, "général des armées du nord, commandant de la légion Phénix, et fidèle à [au vrai] l’ empereur Marc Aurèle". Ce qui suit est le rapport aussi précis que possible des notes que j’ai pu amassées, écrites par Horacius lui-même.
" Ce grand homme, héros de notre époque, vainqueur de maints conflits, homme de courage et de sagesse, servait Son empereur Marc Aurèle mieux que quiconque et on le disait plus proche de ce dernier que le propre fils de l’empereur : Commode. Sachant son père faiblissant, il décida de tuer son père et de se débarrasser du Général. Mon brave ami réussit à s’échapper des soldats lancés à ses trousses, mais le désespoir et la vengeance vinrent remplir son cœur lorsqu’il découvrit que sa famille avait été massacrée par les soldats du nouvel empereur. Détruit, déshonoré, il se laisse mourir lorsqu’il est récupéré, (Grâce Aux Dieux !) pour un marchand d’esclave qui va l’amener devant un laniste. La carrière de gladiateur du grand général commence alors, et la vengeance le pousse à faire toujours mieux. Son rêve : dans la Grande Arène à Rome, Le Colisée, arriver devant l’Empereur et accomplir sa vengeance,  pour lui et pour la grandeur de Rome ! "
- Je me permets ici de faire une légère digression en disant que de mémoire d’esclave que je suis, originaire des montagnes de Thrace, je n’ai rien vu de tel que cette foule de 50.000 romains applaudissant les gladiateurs dans cette arène. Quelle clameur, mes amis !!! Mais je reprends …
[…]
-Voilà pour cette histoire remarquable, première d’une longue liste. Et, attendez, … , il reste une note ici … c’est mal écrit … ah oui, ça y est, voilà ce qui est écrit :
" Ce film de Ridley Scott revisite le genre du péplum, que l’on n’avait pas vu depuis 1960, et il le fait d’une manière magistrale. Jeux d’acteurs parfaits, dialogues shakespeariens dont certaines répliques sont devenues cultes, scénario bien ficelé, mise en scène digne des plus grands films (dont il fait partie !), bande originale grandiose, composée par le génial Hans Zimmer. Gladiator a récolté pas moins de 5 oscars, dont celui de meilleur réalisateur, de la meilleure bande originale et du meilleur acteur pour Russell Crowe (Maximus). Le reste du casting regroupe Joaquim Phoenix (Commode), Oscar du meilleur second rôle, Connie Nielsen ( Lucilla), Oliver Reed, Djimon Hounsou … Dans tous les cas, je ne peux que vous recommander chaudement ce titre qui fait partie de mes préférés. "
- Bien voilà, cette fois, c’est fini. La dernière partie me parait un peu floue, je n’ai pas compris grand-chose, mais j’espère que les lecteurs de cette œuvre seront plus informés que moi.
Sur ce, à bientot, je retourne auprès de mon Maître qui a bien besoin d'un serviteur dévoué comme moi ...


Titre (Titre Original) : Gladiator (Gladiator)
Réalisateur : Ridley Scott
Année de Parution : 2000
Genre : Péplum, Aventure
Acteurs Principaux : Russell Crowe, Joaquim Phoenix, Connie Nielsen et Djimon Hounsou
Musique : Hans Zimmer
Synopsis en un phrase ® : Le général qui devint un esclave, l'esclave qui devint un gladiateur, le gladiateur qui défia un empereur.

Note de la Rédaction : 09.5/10