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Vous avez toujours rêvé d'écrire des critiques de cinéma ? Voici l'exemple à ne pas suivre...

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dimanche 28 août 2011

Insidious

Notre équipe s'attaque aujourd'hui à un monument du film d'horreur, j'ai nommé Insidious. La nouvelle réalisation de James Wan, réalisateur de Saw ! Mais nous n'irons pas par quatre chemins, ce film est mauvais.  On aurait pu se dire qu'en regardant un film issu du réalisateur de saw on aurait droit à des cours d'anatomie en direct (Démembrement, boyaux à l'air, Saw 6 et autre charcuterie) mais que nenni ! Ici on se contente d'essayer de vous faire peur.

Faire peur sous-entend l'utilisation de certains procédés, mais le problème quand on utilise des trucs vieux de 40 ans, c'est qu'étrangement ça surprend plus trop. A moins d'être extrêmement sensible, personne ne sursautera devant ce "film d'épouvante". Qu'à cela tienne on va se rabattre sur l'histoire. Donc c'est l'histoire d'un mec (Petit hommage à ce grand humoriste qu'était Gandhi !), plutôt d'un petit garçon qui a la possibilité de faire voyager son âme en dehors de son corps. Jusque là rien de bien anormal vous me direz ? Mais évidemment cet andouille a oublié sa/son boussole/carte/GPS/sens de l'orientation au passage. Résultat il se paume et un méchant démon (y a peut-être des gentils en cherchant bien) décide de lui piquer son corps. Les parents font donc appel à une vieille dame pour faire sortir le démon de son corps (soit pour l'exorciser).

Maintenant petite pause culturelle, je vais vous parler d'un autre film. Un film de 1973; dans ce film, une jeune adolescente du nom de Regan va se transformer radicalement. Au début elle se plaint que son lit bouge. Puis elle profère des menaces de mort à l'encontre d'un réalisateur lors d'un réception. Il est clair qu'elle est possédée. Son père, Chris fait alors appel à deux prêtres, pour faire sortir le démon de son corps (soit pour l'exorciser). D'ailleurs ce film est connu sous le nom de l'Exorciste.

Bref aucun rapport avec Insidious. Ce qui montre l'originalité de ce film. En résumé un film qui ne fait pas peur, avec un scénario qui a inspiré un film de 40 ans son ainé. Attention le passage suivant dévoile un moment de l'intrigue: C'est sans parler de la mise en scène du gamin quand le père, qui une fois sorti lui aussi de son corps (oui il pouvait aussi le faire) va le libérer du démon. On est d'accord qu'on est tout sauf dans un passage rationnel du film. Et pourtant comment le film nous montre que le démon l'a fait prisonnier ? Tout simplement en nous montrant le gamin enchaîné dans une pièce sous la surveillance du démon, qui a d'ailleurs un comportement bien trop humain à mon goût. Attention le passage suivant ne dévoile plus un moment de l'intrigue mais la fin de la critique.


Pour conclure, histoire de ne pas me répéter (voir début de la critique et les phrases précédant cette phrase), on a affaire à un film avec un scénario d'une originalité égale au zéro absolu, à la mise en scène indigne du réalisateur de Saw, à choix douteux sur la réalisations de certaines scènes (A.P.Q.E.Q.M (Avis Personnel Qui n'Engage Que Moi)). Seul le jeu d'acteur s'en tire honorablement. A voir pour rigoler un peu mais c'est tout.

Titre (Titre Original): Insidious (Insidious)
Réalisateur: James Wan
Année de Parution: 2011
Genre: Epouvante
Acteurs Principaux: Patrick Wilson, Rose Byrne et Ty Simpkins
Musique: Joseph Bishara
Synopsis en un phrase ®: Un jeune garçon se retrouve possédé par un démon.


Note de la Rédaction: 3/10

samedi 27 août 2011

Le Chaperon Rouge

Nous quittons aujourd'hui nos locaux poussiéreux situés en bordure de la Creuse pour interviewer "à chaud" les spectateurs du dernier film de Catherine Hardwicke. "Il est évident que pour être le plus rigoureux d'un point de vue scientifique, car la critique est une science, les sujets représentatifs de la population concernée seront désignés par le hasard. Le procédé utilisé sera d'ailleurs intimement lié à la Suite de Lentrevue® (Voir d'ailleurs "La Suite de Lentrevue", Edition "La Science pour Personne", Loïc Lentrevue, 25 €)" déclare notre mathématicien de l'équipe, le bien nommé … Loïc Lentrevue.




Nous voilà donc par cette froide nuit d'été, assis devant notre tente, à deux pas de ce cinéma de Brest. Nous sommes fin prêts à faire notre travail et ce ne sont pas les 3 degrés celsius qui nous refroidiront. Et voilà les premiers spectateurs qui sortent. Selon M. Lentrevue, nous devrions commencer par interviewer le πème candidat. Donc de 1, 2, 3 et voici le 0,141592653589793ème spectateur qui passe ! Nous nous approchons, Baghera en tête, toutes griffes sorties !!
"- Bonjour monsieur, vous auriez une minute pour nous donner vos impressions sur Le Chaperon Rou …"
Baghera dans un réflexe ultime me pousse à terre, juste à temps pour éviter le coup de fusil à pompe. Coup tout droit suivi d'une réplique digne d'une grosse production américaine:
" - Sarah Connor !"
L'homme enfourche sa moto et démarre en trombe.

Nous partons donc sur la 4ème personne, une jeune enfant blonde.
"- Bonjour mon enfant qu'est ce que t'as pensé du film ? Le méchant loup ne t'a pas fait peur ?
- Nan, j'ai pas eu peur moi !
- De toute façon je suppose que ton papa veillait sur toi ?
- Non, il était pas là, mais puis j'ai pas peur du méchant loup et puis si je le vois je le découpe en 3 morceaux, et puis il finit en brochette et puis je me fais un manteau avec sa fourrure ! Et dis, dis m'sieur tu n'aurais pas une sucette sinon ?"

Ah l'innocence des jeunes enfants ! Baghera couvre mes arrières à tout hasard. Passons donc à ce monsieur là-bas. Un solitaire, chemise à fleur et une odeur de … brie ? Sont bizarres dans le coin, on va s'éloigner en douce chaton. Fichtre il m'interpelle, bon va falloir s'y coller …
"- Eh gamin !! Oui vous, vous seriez intéressé par des maquettes ?
- Des maquettes ? De bateau, avec dans chaque mât: "Trois Frères Unis, trois licornes de conserve voguant au soleil de midi parleront. Car c'est de la lumière que viendra la lumière et resplendira la croix de l'Aigle". Et puis un trésor à la clef pendant que vous y êtes ? Non merci !
- Tintintintin jeune homme, je parle de maquette de brie, à l'échelle 1/1, garantie 2 ans et que vous pourrez même accompagner de maquettes de pain, je vous donnerai le numéro d'un collègue !!"
- Mouais, et le film sinon ?"
- Bof, moi qui était venu le voir pour le fromage nordique j'ai été déçu, il a été coupé (avec un couteau à fromage bien sûr) au montage. Sinon faut avouer que l'ambiance nordique est bien sympa, même si ça manque de Jalberg je vous dis et ..."
- Oh derrière vous ! Un appareil à raclette, fuyez !!!"

Heureusement que le coup de l'appareil à raclette marche à tous les coups … Un dernier, en espérant que ça soit le bon, c'est pas comme si j'avais une critique à pondre. Il vient vers moi, bon signe ?
" - Monsieur je me présente, M. Pas Moi, critique de cinéma. Je ne peux que vous conseiller ce film à l'ambiance délicieusement nordique. Film qui nous compte l'histoire d'un village qui subit les attaques d'un loup-garou à chaque pleine lune et ce depuis plusieurs générations. L'annonce que le loup-garou est en fait un des habitants du village fait l'effet d'une bombe. Et le suspens sur l'identité du loup-garou ne sera levé qu'à la fin. Hormis un effet twilight qu'on ressent par moment (réalisatrice oblige), cet objet vidéo identifié reste un excellent film à suspens. Son titre n'est cependant pas forcement très approprié, car on ne compte que trois références à l'oeuvre de Perrault (1628 - 1703). En bref je vous conseille fortement d'aller le v…"

A ce moment précis, le narrateur, le chat et le mathématicien étaient entrés en communion. Ils émettaient tous les trois un ronflement grave et particulièrement sonore ...


Titre (Titre Original): Le Chaperon Rouge (Red Riding Hood.) 
Réalisateur: Catherine Hardwicke
Année de Parution: 2011
Genre: Fantastique
Acteurs Principaux: Amanda Seyfried et Shiloh Fernandez
Musique: Brian Reitzell et Alex Heffes
Synopsis en un phrase ®: Un village est confronté depuis des générations aux attaques un loup-garou.


Note de la Rédaction: 8,5/10

lundi 25 juillet 2011

Good Night, and Good Luck

 Un film en noir et blanc en 2005 ? WTF me direz vous ! (ou bien encore WTF si vous êtes Australien). Manque de budget pour passer à la couleur ? Que nenni mes chers lectrices et lecteurs, vous êtes en plein fourvoyage (Sérieusement difficile de faire plus profond dans le fourvoyage ...) !

En fait M. Georges C. (alias Georges Cl. pour les intimes) réalise ici un film noir, hommage aux films des années 50, ces polars bien ficelés, où les personnages portaient des chapeaux d'un classe inégalée !
Sauf qu'ici point d'intrigue à la Hitchcock, le McGuffin n'est point (cherchez sur Wikipédia, ça vous fera du bien !). Ici on suit Edward R. Murrow, journaliste travaillant chez CBS. On est en pleine période de maccarthysme (Rien à voir avec le McGuffin ! Et encore moins le McDonald, n'est ce pas Kévina ?) et dans son émission hebdomadaire il traite cette semaine d'un soldat américain renvoyé car soupçonné d'être communiste. Ainsi s'engage une lutte entre le journaliste et le sénateur Mc Carthy à travers ce pauvre petit troufion qui n'a rien demandé !

Le pitch est volontairement confus, pour vous forcer à voir cette merveille ! Cette merveille d'abord au niveau du jeu d'acteur, qui est tout bonnement fabuleux. Ensuite de part ces acteurs, comme David Strathairn, Georges Clooney ou encore Robert Downey Jr. ! And Last but not Least, de part son ambiance ! Oui je vous l'accorde, ce film est entièrement basé sur des dialogues à la rallonge, ce qui peut dérouter les amateurs d'action, mais ces dialogues, les coupures pub de l'époque, et le fait qu'il soit en noir et blanc en font contribuent à créer cette atmosphère si unique, que vous ne retrouverez que rarement dans autres films ! Amateurs des années 50, ce film est pour vous !

Je pourrais parler du nombre innombrable de distinctions que ce film a eu, mais je ne le ferais pas !
Je me contenterais de conclure en disant que ce film est un vibrant hommage au vrai journalisme, pas à celui qui cherche le scoop pour récolter de l'argent, mais celui qui cherche la vérité par passion de son métier !

Sur ce, Good Night, and Good Luck !

Titre (Titre Original): Good Night, And Good Luck (Good Night, And Good Luck)
Réalisateur: Georges Clooney
Année de Parution: 2005
Genre: Film Noir/Historique
Acteurs Principaux: David Strathairn et Georges Clooney
Musique: N/C
Synopsis en un phrase ®: L'histoire du combat d'un journaliste américain contre le Maccarthysme.



Note de la Rédaction: 9,5/10

lundi 13 juin 2011

A.I.

Ah A.I. de Spielberg, je me souviens que je voulais le voir quand j'étais môme, mais évidemment il passait sur une chaîne cryptée à laquelle je n'avais pas accès à l'époque. Et donc en prenant le DVD je me suis dis que j'allais enfin pouvoir vaincre mes vieux démons ! Ben je crois que j'aurais pas dû essayer de jouer les exorcistes …

A.I., c'est un film qui ne vit, respire et marche dans le seul but d'être un conte de fée. Sur le papier c'est séduisant, mais je dois avoir grandit trop vite, car j'ai peiné à finir ce film. Le début est très sympathique, original et c'est sans peine qu'on se laisse happer par les images et les personnages. Ils sont attachants et on suit avec plaisir le héros, ce jeune androïde si "humain". Quand il décide de tout faire pour devenir humain on est à fond avec cette petite tête blonde. Quand après avoir entendu le conte de Pinocchio il se met à la recherche de la fée bleue on sourit. Mais plus on avance dans le film plus le manque de maturité, plus la naïveté (innocence ou débilité, au choix) du gamin commence à nous taper sur le système. Et là où ça part en "sucette" (histoire de rester dans le champ lexical), c'est le moment où intervient le narrateur, et le pire reste la fin, qui se veut trop originale (qui est censée être un hommage à Kubrick : le problème c'est que seul Kubrick réussit à faire du … Kubrick). Petite dédicace à la V.F. du gentil Monsieur Gris à la fin, qui ne colle pas du tout, mais alors pas du tout avec le personnage.

Il est clair que j'ai n'ai pas apprécié. Mais comme nous sommes professionnels sur Qritic, j'ai fait le tour de l'équipe pour recueillir leurs impressions ! Tout d'abord Baghera, qui étrangement pense la même chose que moi !
Hein Bagué ?
Miaou ! (N.D.L.R: mot d'origine féline signifiant un bon paquet de choses en fonction du contexte et du traducteur, ici j'ai décidé que ça voulait dire "Oui")
Et puis de toute façon tant qu'il a sa dose de croquettes journalière il ne fait pas de vagues !
Le point de vue de M. Lentrevue est tout autre, il n'a pas aimé (Vous avez dit autre ?). En effet selon lui, à la 34ème minute et 234 centièmes, la scène ne peut pas se passer, car selon lui les hypothèses du théorème du feuilletage de la K-Algèbre (considérée comme un difféomorphisme (oui je sais c'est évident et je vous prends pour des con/ne(s)) ne sont pas respectées, ce qui fait qu'à moins de passer par la Suite De Lentrevue, ce qui est impossible car elle est copyrightée, la porte de la maison ne peut pas s'ouvrir (on pourra aussi passer par le théorème de Gripp, plus connu sous le nom de "Théorème des gonds rouillés") (je sais ça aussi c'était trivial ...)).
Moins sérieusement, l'avis de M. Moi ne vous intéressera pas, je ne vous ne le donnerait pas en plus ! Tout ça parce que Môssieu n'a pas d'avis, Môssieu préférait pester chez le producteur de Transformers 3, car ledit producteur n'a pas retenu Mlle Megan Fox (d'après Môssieu P. Moi, le film n'aurait pas de succès sans la prestance et les atouts de Mlle Fox, mais c'est une autre histoire …).

Pour vous montrer le sérieux (sic.) de ce site, nous sommes même allé jusqu'à, à nos risques et périls, chercher L. dans sa résidence de campagne (appellé aussi Asile). On a du la mettre sous sédatif pour la transporter (après avoir perdu trois internes qui avaient égaré 10 ans de leur vie en médecine et qui faisaient leur première année dans ladite Maison de Campagne). On a du attendre 5 jours que la dose de cheval se dissipe, on l'a interrogée pendant 6 jours et 6 nuits (et en se reposant le 7ème, d'ailleurs un mec nous a plagié cette formule …). On a perdu un pigiste, un monteur et un transporteur de café quand elle a voulu aller au toilettes. On lui a remis une dose de dromadaire, et de nouveau 5 jours. Mais au 4ème on a reçu un coup de fil de l'Asile et on a du la ramener sans connaître son avis. Donc je peux vous affirmer en toute objectivité qu'elle n'a pas aimé !
Et puis on ne pouvait pas oublier M. Fromaget, mais cette bonne vieille fondue se la coule douce en vacances (depuis plus de 3 ans) en Nouvelle-Calédonie, alors on a préféré ne pas le déranger. Mais de toute façon vous connaissez son avis !
Et puis qu'est ce qu'on s'en fiche, c'est un mauvais film et puis c'est tout !!!

Non s'il faut bien souligner un point positif dans le film c'est les effets spéciaux qui sont au poils (pour 2001 bien sûr) et la performance de Jude Law, mais c'est tout !

Titre (Titre Original): A.I. Intelligence Artificielle (Artificial Intelligence: A.I)
Réalisateur: Steven Spielberg
Année de Parution: 2001
Genre: Science-Fiction
Acteurs Principaux: Haley Joel Osment et Jude Law
Musique: John Williams
Synopsis en un phrase ®: Les péripéties d'un jeune androïde programmé pour aimer ses parents.



Note de la Rédaction: 6,5/10 (+ 1,5 si vous avez une âme d'enfant)

lundi 30 mai 2011

Buried


Buried, Buried, Buried, un film qui s'intitule "Enterré", c'est pas courant je vous l'accorde. C'est même intriguant … Voilà ce qui a motivé votre armée de serviteurs à regarder ce film ("Un jour nous serons les maîtres du monde" Proverbe Skrotch). On va d'abord s'intéresser au côté technique de la chose.

Buried est un film qui a un budget assez élevé ! Il n'a pourtant pas des décors très évolués (4 planches de bois suffiront en plus d'un téléphone et un briquet). Mais il se paye le luxe d'avoir un bon acteur et ça vaut son pesant d'or ! M. Ryan Reynolds pourraît aurait même pu décrocher le rôle de Uma Thurman dans Kill Bill Vol. 2, mais uniquement dans la scène du cercueil, tellement sa performance six pieds sous terre est bonne.

Quid de l'histoire ? Et bien sans être exceptionnelle, elle a le mérite de vous tenir en haleine durant les 1h34 du film avec quelques bons rebondissements et périodes particulièrement tendues; film qui se déroule en quasi-direct, l'homme ayant été enfermé près de 2 heures. Pendant ces deux heures, on découvre comment on vit dans un cercueil, cette vie oscillant entre espoir et désespoir de s'en sortir ou non.

Mais ======>>>>> THE <<<<<===== performance du film est tout simplement le fait d'avoir tourné un film qui se déroule dans … un cercueil. Une vulgaire boîte de bois où un acteur peut à peine se mouvoir. La mise en scène, mis à part deux travelling arrières un peu ratés car faussant les dimensions du sarcophage, est impeccable et se paye le luxe de toujours être variée. Des tas de problèmes notamment au niveau de l'éclairage auraient pu survenir, mais il en n'est rien. Pas de problème de sons, mais ça on s'en serait douté (vous n'avez jamais étudié l’acoustique des cercueils à l'école ?).

Au final on s'attache très rapidement à ce Paul Conroy et chacune de ses émotions et peurs se transmet au spectateur. On désire réellement le voir sortir de là …

Dernière précisions en disant que le film a été présenté au Festival de Sundance 2010 (festival californien sur les films indépendants), Festival de Deauville 2010 (festival du film américain) et au Festival de Toronto 2010 ! Bref tout ça pour argumenter sur le fait, qu'à moins que vous ne soyez claustrophobe et/ou d'Hylophobie (peur du bois), ce film se doit d'être vu !

Titre (Titre Original): Buried (Enterrado)
Réalisateur: Rodrigo Cortés
Année de Parution: 2010
Genre: Thriller
Acteurs Principaux: Ryan Reynolds
Musique: Víctor Reyes
Synopsis en un phrase ®: Un homme se réveille enterré vivant dans un cercueil.

Note de la Rédaction: 9,5/10

dimanche 24 avril 2011

Mon Nom Est Personne

Mon nom est Personne c'est tout d'abord un titre génial. Y a surement une forte inspiration d'Ulysse et de Polyphème (le cyclope pour les incultes), mais c'est aussi la porte ouverte à tout un tas de calembours de plus ou moins bonne facture, du genre celui de votre serviteur: "Comme quoi avec personne on fait des chef d’œuvre" ou tout simplement "Personne était plus rapide que lui …"

My name is Nobody c'est aussi un film espagnolo-italiano-américan (si ça existe et puis ceux qui sont pas content on a retrouvé la trace de L., et L. est pas contente, alors on ne critique pas !), qui dit film E.I.A., dit musique de Ennio Morricone, qui en plus d'avoir un fils qui s'appelle Andrea fait d'excellents morceaux, que dis-je, des morceaux mythiques ! Des trucs grandioses qui ressemblent fortement à ça:




Vous (ne) pouvez voir ici Personne ! Ça fait pas grand monde je vous l'accorde mais ça fait toute la différence ! Personne est un personnage extrêmement complexe. C'est un personnage assez déjanté qui est fan du deuxième héros de l'histoire: Jack Beauregard. Il veut absolument que son héros préféré affronte la Horde Sauvage, un groupe de 100 bandits terrorisant la région, et ce pour que Jack entre dans la légende. Ravissant,  isn't it ?

Jack quant à lui ne pense qu'à fuir les USA et tout ses problèmes pour passer tranquillement sa retraite ailleurs …

Ce film possède un charme particulier, le personnage de Personne étant un peu fou. Ça contraste avec le charisme de son acolyte, ce qui en fait un excellent duo.
Le film est d'ailleurs bourré de scènes avec un humour d'un autre age mais qui est toujours efficace … Notamment basé sur l'accélération à outrance de certaines scènes ce qui n'est pas sans évoquer les films comiques des années 20 !

Tout ça pour dire que même si vous n'aimez pas les pâtes à la bolognaise, que même si vous n'aimez pas l'Ouest Terne, vous ne pouvez qu'aimer ce chef-d’œuvre, qui est presque une ode à la vie et ce sans supplément de Grana Padano !

Une petite fable dont il vous faudra trouver la morale ou regarder le film avec un bon plat de carbonara !

Et histoire de plagier Coppola, on termine par le début du film (il avait commencé par The End des Doors notre cher F.F. C. !). Ou sinon vous pouvez regarder le film avec un Tiramisu !



Titre (Titre Original): Mon Nom Est Personne (Il mio nome è Nessuno)  
Réalisateurs: Tonino Valerii et Sergio Leone
Année de Parution: 1973
Genre: Western Spaghetti
Acteurs Principaux: Henry Fonda et Terence Hill
Musique: Ennio Morricone
Synopsis en un phrase ®: Un homme qui se fait appeler Personne cherche à faire rentrer dans l'histoire un autre en lui faisant affronter une hordes de bandits.



Note de la Rédaction: 10/10

dimanche 20 mars 2011

Lettres d'Iwo Jima

Ce film aurait pu être une pub pour les Tripes à la mode de Caen, tant sa bande son nous prend aux tripes, tant on y voit de tripes humaines …
Il en est tout autre heureusement (2 heures pour une pub c'est évidemment trop court).

Primo si je tenais l'andouille de je ne sais quel service de censure audiovisuelle qui a mis un "Accord Parental Souhaitable", parce ce que cette dite andouille ferait un très mauvais parent. Personnellement j'aurais bien mis un +16 ou plus, ou alors la mention "Attention, déconseillé aux non Biologistes".

Après ces considérations hémoglobinesques (chercher sur Wikipédia, ça doit bien exister), parlons du film à proprement dit ! Si on le considère comme un banal film de guerre (oui j'avoue qu'au titre ça ne se ressentait pas trop !), il est au poil, scènes extrêmement bien filmés (voire certaines caméra à l'épaule, ce qui renforce l'immersion), …

Mais ne faire que ça, ça serait comme considérer du foie gras au même titre que du pâté (si vous me permettez l'expression ?), car ce film de Monsieur Eastwood (ça aurait du être Sir Eastwood, ou le commandant de la légion d'honneur Eastwood, mais hélas non …), a franchement un très fort potentiel émotionnel (en non langue de bois, ça veut dire préparez les mouchoirs et/ou le défibrillateur). Ce n'est pas un film à la gloire des Japonais (ça à ma connaissance ça n'existe pas …), ni des américains (ça non plus, ah quoique peut-être en série Z, et encore …). Aucun camp n'est glorifié, y a des bons et des méchants des deux côtés. En fait c'est un film de guerre contre la guerre (c'est paradoxal, mais à mon avis c'est ce qui distingue le bon du méchant (non du mauvais …) film de guerre !).

Ce chef d'oeuvre qu'il faudrait évidemment regarder en VO (oui il a été Golden Globe 2007 du meilleur film … en langue étrangère), car entièrement en Japonais (sauf les dialogues US bien sûr) se paye le luxe d'être soutenus par d'excellents acteurs, dont Ken Watanabe (cherchez pas, il est grosso modo dans tous les films américains sur le Japon (Le dernier Samouraï, Mémoires d'un Geisha, …)) qui est moins plus en forme que jamais (l'eau ne lui réussit pas …).

En résumé on peut dire qu'avec cette île volcanique au nom bizarre emplie de cendres à l'odeur sulfurée, cette guerre qui n'épargne personne, cette profusion de plaquettes, de lymphocytes et de macrophages, Monsieur Eastwood a réussit à faire un beau film ! (comme quoi y a pas que les charognes qui en jettent !).


Titre (Titre Original): Lettres d'Iwo Jima (Iōjima kara no tegami )
Réalisateur: Clint Eastwood
Année de Parution: 2007
Genre: Guerre/Historique
Acteurs Principaux: Ken Watanabe et Kazunari Ninomiya
Musique: Kyle Eastwood
Synopsis en un phrase ®: Film retraçant la bataille d'Iwo Jima pendant la seconde guerre mondiale, côté Japonais


Note de la Rédaction: 9,2/10