Qritic

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Vous avez toujours rêvé d'écrire des critiques de cinéma ? Voici l'exemple à ne pas suivre...

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lundi 4 juin 2012

Men In Black 3

À : moipas@creuse.fr
Objet : Re: Critique de Men In Black 3
De : critiques@allocine.fr


Le 30 mai 2012 à 20:13, moipas@creuse.fr a écrit :
Veuillez trouvez ci-contre ma critique de Men In Black 3 et la publier dans les plus brefs délais.


Quinze années se sont écoulées depuis Men In Black premier du nom et dix depuis le second opus. Que penser de ce troisième opus ?
La réponse dans cette critique.

Tout commence lorsque J découvre un matin que K est mort depuis près de 40 ans, alors qu'il discutait encore avec lui la veille. J est également devenu soudainement accro au chocolat au lait. Sa boss en déduit donc tout de suite ce qui s'est passé : il a été victime d'une fracture temporelle. Quoi vous n'auriez pas pensé à la même chose ? Bande de petits joueurs va ! Il est évident que d'un point du vue de la scénarisation mise-en-scène-ique, ce genre de procédés affabulatoires empiriquement théoriques démontre une certaine misogynie neutrononique de base décimale de la part du scénariste (qui n'est autre qu'Etan Cohen, à ne pas confondre avec son quasi-homonyme Etan Coen (des frères Coen)). Tout cela pour dire que quand sa boss voit qu'il est accro au chocolat au lait, elle lui diagnostique un problème de localisation temporelle. A mince j'ai déjà écrit ça… Pas grave… Donc en gros elle l'envoie dans le passé, en 1969, qui n'est autre que l'année de Woodstock ("Du stock de bois" pour les anglophobes), l'année juste avant 1970, l'année juste après 1968 (oui mai 68, mort de Martin Luther King, etc.), l'année du lancement d'Appolo 11 (Neil Armstrong ("Neil aux bras forts"), Buzz Aldrin  ("Buzz Aldrin") et Michael Collins ("Michel Colline")) et c'est tout ! Et J devra empêcher son collègue de se faire tuer par le gros méchant pas beau pas gentil !

Nous sommes en présence d'un opus dans la lignée du précédent, avec des gros flingues chromés, des extra-terrestres à mourir de rire et d'excellentes répliques. Néanmoins le film s'aventure dans des domaines un peu plus sérieux : il traite notamment la ségrégation mais toujours avec beaucoup d'humour. Mention spéciale au personnage de Griffin qui est assez bien écrit, bien que déroutant. On trouvera aussi une grosse révélation sur un des deux personnages, qui est amènera une petite touche "émotion". On est donc plus réellement face à une suite efficace qu'à un opus révolutionnaire, nonobstant, on ne s'en plaindra pas, c'est ce qu'on attend en allant voir Men In Black.

Cher Monsieur Moi,

Je souhaitais grandement vous remercier au nom de toute l'équipe d'Allocine. A chaque réception de vos critiques, nous avons les larmes aux yeux ! En effet, devant tant de nullité, une telle absence de style, une telle incapacité à construire des phrases claires, nous ne pouvons que rire à chaudes larmes !!!

Soyez assuré que votre critique ci-jointe est d'ailleurs une des meilleures que vous ayez rédigée, elle ira donc rejoindre vos autres critiques sur le tableau d'affichage qui vous est consacré sur la porte de nos toilettes ! 

Encore une fois un grand merci à vous ! 

Cordialement,

Toute l'équipe d'Allocine.

P.S. : Concernant votre 5798ème Curiculum Vitae, nous sommes dans le regret de vous signaler, que vous ne correspondez (toujours) pas à nos critères. Try again !

P.P.S. : Surtout ne vous arrêtez pas d'écrire, vous avez un talent qui tient presque du génie !! Ne dit-on pas des génies qu'ils sont incompris ?

Titre (Titre Original): Men In Black 3 (Men In Black 3) 
Réalisateur: Barry Sonnenfeld
Année de Parution: 2012
Genre: Comédie
Acteurs Principaux: Will Smith, Tomy Lee Jones et Josh Brolin.
Musique: Danny Elfman
Synopsis en une phrase ®: Quand J remonte le temps pour sauver son collègue ronchon !

Note de la Rédaction: 8,5/10

dimanche 27 mai 2012

Mission to Mars

"- Monsieur Baghera ?
- Miaou ! (Oui ?)
- J'ai un appel en P.C.V. pour vous, je crois que ça vient de la planète Mars.
- Miaou ?? (Passez-le moi je vous prie !).
- Allo Bagh, tu peux payer ? J'ai plus un rond, j'ai tout dépensé au cinéma, j'ai vu un film pas mal…
- Miaou… (Ouaip et ?)
-…et comme j'ai pas trouvé de fax, je pense donc que je vais te la dicter, et tu la publieras sur le blog, hein ?
- Miaou ??!!! (D'accord on fait comme ça !)
- Au fait, tu sais si Jean-Pierre me cherche toujours ? (Ces événements ont été racontés dans la critique de The Usual Suspects).


"- La première chose qu'on se dit à la vue de la première partie de Mission to Mars, c'est que c'est encore un autre de ces films d'aventure spatiale à la Armageddon : entendez par là qu'une équipe a une mission, et que pour y arriver, ses membres vont tous trouver la mort. Néanmoins ça a le mérite d'être bien mis en scène, relativement "réaliste" et avec des effets spéciaux qui n'ont pas trop vieilli. La mise en scène parlons en plus en détail : elle n'est pas linéaire dans le sens où l'on y trouve pas mal d'ellipses narratives. En effet on apprend certains événements par le biais du contrôle de mission en orbite terrestre qui reçoit les messages avec un délai de 40 minutes (Oui, renseignez vous sur Google Map, la distance Terre-Mars varie entre 56 millions de km et 400 millions de km (En passant par la A87, je ne vous parle pas des petites routes de campagne…)).

Et puis au fur et à mesure de l'avancement du film, le genre commence à changer. En effet les membres de la mission découvrent une sorte de visage sur la planète. Je vous vois venir avec vos gros sabots (ou converses, au choix) : "Remake d'E.T.", "Mars Attaque II", etc. Soyez rassuré, il est bien question d'extra-terrestres, mais à la toute fin du film, et on est loin des stéréotypes hollywoodiens du genre (Même si on reste loin d'un District 9). On aura droit à une fin pas forcément transcendante (même si assez intéressante comme postulat), mais relativement bien amenée. On notera une bande son d'Ennio Morricone, qui change ici totalement de registre.

Ainsi, Mission To Mars, de part son histoire assez originale, sa mise en scène assez efficace, est un bon film de Science-Fiction, certes pas forcément génial, certes loin des maîtres du genre, mais il vous permettra de passer un bon moment et pourquoi pas à réfléchir sur notre bonne vieille Terre.

Tu as tout noté ?

- Miaou ?!?! (Oui ne t'inquiète pas je connais mon métier, pour qui me prends tu ?)
- Heu oui excuse moi, bon je vais te laisser, les tarifs Télécom Creuse pour Mars ne sont pas donnés je crois. Je vais essayer de me trouver un vol pour Johannesburg, à plus et salue l'équipe ! Dis leurs que je vais bien."


Titre (Titre Original): Mission To Mars (Mission To Mars)
Réalisateur: Brian de Palma
Année de Parution: 2000
Genre: Science-Fiction
Acteurs Principaux: Gary Sinise, Don Cheadle et Connie Nielsen
Musique: Ennio Morricone
Synopsis en une phrase ®: Synopsis


Note de la Rédaction: 7,5/10

samedi 26 mai 2012

The Usual Suspects

Mesdames et Messieurs, Mesvaches et Mesbœufs, Mespoules et Mescoqs, je vous souhaite à tous la bienvenue dans le célèbre cinéma en plein air d'Aubusson. Je tenais personnellement à vous remercier pour votre soutien durant le tournage. Mais bon laissons place au cinéma, voici mon premier film que j'ai intitulé "The Usual Suspects" avec en vedette Messieurs Spacey et Benicio Del Toro. Je dois dire que je suis assez fier de mon scénario. C'est parti !

Mais une rumeur se répand peu dans la salle à la vue du générique de début, finalement Jean-Pierre, creusois pur jus depuis cinquante générations, interpelle l'auteur.
"- Hé, depuis quand tu t'appelles Bryan Singer ?
- Ouais t'as raison Jean-Pierre, il se fiche de nous là, c'est pas son film !!!
- Pendons le !!!
- Au Buchet !
- Oui, on m'appelle ? déclara un homme dont ça devait être le nom de famille.
- Non mais heu, c'est que, c'est un malentendu, je…argh, non mais lâchez moi !!! Je…au sec..."

Et l'auteur disparu sous une meute de creusois sur cette musique…



"- Nous voilà donc tous réunis en ce jour tragique, pour enterrer notre ami commun, j'ai nommé le fondateur de ce blog, que nous appelions tous affectueusement : l'auteur. Est-ce que vous avez quelque chose à dire ?
- Merci Loïc de ta présence, je pense que le meilleur hommage qu'on pourrait lui rendre, serait de lui dédier une dernière critique vous ne trouvez pas ?
- Oui tu as raison Pas, dit M. Fromaget, en plus je crois que The Usual Suspects était son film préféré non ? Le seul qui ait réussi à l'avoir comme il disait avec un petit sourire…
- Dites, on peut dire un mot ? demanda Stat.
- Oui, vous êtes nouveaux les gars, mais allez-y ! déclara Pas Moi.
- On tenait à dire à Baghera, son fidèle compagnon, qu'on était de tout cœur avec lui, ça doit être dur. D'ailleurs il porte en ce moment même le deuil…
- Mais non andouille, le noir c'est la couleur naturelle de son pelage…"

Alors The Usual suspects est un thriller assez sombre mettant en scène cinq truands qui se rencontrent lors d'une parade d'identification, tout ce qu'il y a de plus banal. Il paraît d'ailleurs que cette parade fut le point de départ de la conception du scénario du film. On y trouve  Keaton, un ex-policier ripoux qui tente de rentrer dans le droit chemin, Mcmanus et Fenster, deux braqueurs associés, Hockney, un expert en explosif et Verbal Kint, un petit escroc infirme.

Verbal est le seul survivant de la bande, et on le retrouve dans le bureau d'un policier en train de raconter, avant sa libération, ce qui a conduit les quatre autres truands à la mort… Et puis soudain un nom apparaît, il s'agit de celui de Keyser Söze. Cet homme est devenu une légende parmi les malfaiteurs, une sorte de "père fouettard" des méchants, un tueur sans pitié qui s'est imposé dans le milieu, d'ailleurs on dit que tout le monde peut un jour travailler pour lui sans le savoir…

On suit donc les pérégrinations de nos cinq héros qui sont pris dans une machination qui va rapidement les dépasser. Le film est le digne représentant d'une douce époque où l'on privilégiait le scénario et le jeu d'acteur aux effets spéciaux. Ce film est d'ailleurs connu essentiellement pour son retournement de situation final qui est tout simplement un des meilleurs jamais comptés au cinéma.

On l'a dit, le film est porté par un excellent jeu d'acteur, mais aussi par une ambiance vraiment réussie, même si on est loin de celle d'un Seven. Cette ambiance est délicieusement agrémentée d'une musique signée par John Ottman (voir le thème principal en début de critique) ainsi que d'une mise en scène plutôt bien fichue qui a le mérite de ne pas nous perdre dans l'intrigue, malgré la narration par flashbacks.

En résumé, on est en présence d'une perle rare, qui est considérée à juste titre comme un film culte !

"- On a fait du bon boulot, ça lui aurait plu je pense ! dit M. Fromaget
- Bon, mettons le en terre…
- Attendez !!!! Attendez !!!! vociféra un creusois en accourant.
- Hé du calme vieux, c'est un enterrement ici !
- Faites ouvrir ce cercueil immédiatement !!
- Quoi mais ça ne va p… s'insurgea M. Fromaget.
- Jean-Pierre a disparu !! hurla le creusois en le coupant.
- Nom d'un camembert, faites ouvrir ce cercueil !!!!"

Au prix d'une petite demi-heure d'effort, l'on découvrit que le cercueil ne contenait nulle trace de l'auteur, mais plutôt un creusois bien vivant répondant au doux prénom de Jean-Pierre, avec comme seul compagnon une lampe torche.

- Non mais il a trop regardé Kill Bill celui-là ? dit Stat.
- Je dirais juste que :

Le coup le plus rusé que le diable ait réussi, c’est de convaincre tout le monde qu’il n’existe pas. Et d'un coup, il s'envole.


Titre (Titre Original): The Usual Suspects (The Usual Suspects)
Réalisateur: Bryan Singer
Année de Parution: 1995
Genre: Thriller
Acteurs Principaux: Kevin Spacey, Benicio del Toro et Gabriel Byrne.
Musique: John Ottman
Synopsis en une phrase ®: Qui est Keyser Söze ?


Note de la Rédaction: 10/10

samedi 19 mai 2012

Dark Shadows

L'auteur est assis à son bureau avec une masse poilue noire ronronnante sur les genoux et les mains sur une vieille machine à écrire.

Heu bon on est quel jour ? Jeudi 19 mai, et le titre du film ? Dark Shadows. Let's go chaton !!
Date : Aujourd'hui
Titre : Un titre de film
Auteur de la critique : L'auteur

Alors Dark Shadows est le nouveau chef d'oeuvre de Tim Burton, vous savez celui qui a aussi réal...
Heu non c'est pas terrible ça... Chuis vraiment pas inspiré là... Me mettre dans la peau du personnage ? Heu ouais t'en as de bonnes mon p'tit, comment tu veux devenir un vampire toi ?
"Allo, je suis bien chez Maska'rad ? Je recherche un costume de vampire !! Ah vous êtes en rupture de stock et ne serez livrés qu'aux alentours d'Halloween ? Soit..."



Bon en attendant attaquons nous à ce nouveau "Tim Burton". Quand on en commence la lecture le visionnage on ne peut s'empêcher de penser à Sweeney Todd. Déjà de part son ambiance, et secundo de part la présence d'un type légèrement pas hyper pas connu dans le premier rôle (oui je ne parlais bien sûr pas de Gully McGrath).  Et donc c'est reparti cette fois-ci pour un film qui se veut bien moins sombre que son lointain ancêtre (C'était y a quand même cinq longues années !). Exit aussi la partie chantée et bienvenue dans un film qui mixe les genres : tantôt comédie, tantôt tragédie.

"- Je peux vous aider Monsieur ? Par contre, sachez que les animaux sont interdits ici ! dit le gérant de l'animalerie.
- C'est un comble !! Bon Baghera, prends cette pièce de deux euros et va voir ce qui se cache derrière chez Mc Donald's en m'attendant !
- Vous cherchez un animal en particulier ?
- Il se trouve que oui, vous avez des chiroptères ?
- Des chauves-souris ?
- Oui.
- On en a en effet, vous avez une préférence pour l'espèce ?
- J'aimerais des chauves-souris, qui comment dire...heu... boivent du sang !!"

Tout commence au 18ème siècle, quand la famille Collins fait fortune dans le nouveau monde, fondant la petite ville de Collinsport autour de leur entreprise de pêche florissante. Barnabas, le maître de maison possède un grand château, et dans ce grand château une domestique qui tombe amoureuse du bel homme. Néanmoins Barnabas en aime une autre, et néanmoins la domestique s'avère être une sorcière qui transforme Barnabas en vampire. Une fois son méfait accompli elle se débrouille pour lui mettre à dos les villageois qui l'enferment dans un cercueil...

"- Madame ? Madame ? Elle dort... MADAME !!!!
- Hein, heu, quoi ? Silence monsieur ! Vous êtes dans une bibliothèque.
- Certes, mais pourriez-vous m'aider, je cherche un livre sur les vampires.
- Quel genre de livre ? Nous avons "Comment tuer un vampire", "Mythe et légendes de Dracula", "Les chiroptères : origine du vampirisme", "Se déguis...
- Je les ai vu, mais je cherche un livre qui explique... comment on devient un vampire !"

Et puis un beau jour de 1972 le bougre sort de son cercueil. C'est là qu'on a droit des passages rappelant Les Visiteurs (Oui on parle bien de cette fierté nationale qui nous fait tous vibrer au son des mêmes répliques !! Moi je vous dit "Y a du volement !". "Okaaaaaaaaayyy !!"). Et puis Barnabas rentre chez lui et découvre que la richesse d'antan n'est plus. Et qu'étrangement une autre entreprise de pêche fleurit à Collinsport, une entreprise qui porte le nom d'Angélique, le même nom que celui d'une certaine sorcière....

"- Le Dracula's : Club Vampire, tu es sûr de ton coup bagh ? Bon entrons...
- Salut mes chéris, dit un homme d'une trentaine d'années à l'accueil.
Je suis désolé mais les chats sont interdits, ici on ne fait pas dans la zoophilie, c'est trois pâtés de maison plus loin beau gosse !
- ....bon baghera prends ce chewing-gum et attends moi dehors, parce que qu'en y en a marre, y a Malabar !
- Tu cherches un truc mon chou ?
- Ben oui, un vampire, j'ai lu qu'en me faisant mordre, je pouvais en devenir un !
- Oh tu veux te faire mordre ? Suis moi beauté, tu vas être servi !
- Heu par contre, c'est normal qu'il n'y ait que des mecs ici ?"

Et ainsi débute ce film qui est typiquement dans la lignée d'un Tim Burton. On y suit donc les péripéties de ce vampire admirablement bien joué par Johnny Depp, d'ailleurs le jeu d'acteur n'est pas en reste chez les autres personnages. Le film est relativement bien mis en scène, sans non plus tomber dans l'exceptionnel. Mention spéciale aux effets spéciaux, qui sont bien utilisés avec parcimonie et également de bonne facture. La musique est elle relativement variée, on passe de Dany Elfman (Compositeur habitué de Tim Burton, à qui on doit aussi le thème de Spider-Man) à Alice Cooper (Qui apparaît en chair et en os dans le long métrage) en passant par tout un tas de morceaux des années 70.

"- Tiens salut Pas ! Belle journée hein ?
- Ehm oui en effet, dis donc tu es chargé, tu as combien de livres là ?
- Oui en effet, et il en reste dans la voiture tu m'aides à décharger ?
- Ouaip. Et ces quoi ces cages ?
- Hein ça ? Oh rien, juste des chauves-souris !!
- Ah… heu… d'accord. Par contre tu feras gaffe tu as une trace de rouge à lèvres dans le cou !! Comment elle s'appelle petit veinard ?
- Elle ?"

Titre (Titre Original): Dark Shadows (Dark Shadows)
Réalisateur: Tim Burton
Année de Parution: 2012
Genre: Comédie
Acteurs Principaux: Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Eva Green et Bella Heathcote
Musique: Danny Elfman
Synopsis en une phrase ®: Quand un vampire se décide à renflouer l'entreprise familiale.


Note de la Rédaction: 08,5/10

mercredi 25 avril 2012

Good Morning England

"Eeeeeeeeeeet booooooooonjooooour chers auditrices et auditeurs ! Vous écoutez Radio Foin, la radio qui vous botte !! Il est actuellement 11h27 et c'est DJ Moi sur 111 MHz ! Aujourd'hui quoi de mieux qu'un bon son pour vous faire remuer vot' p'tit popotin. Place à un jeune groupe Creusois et à leur tube en puissance : "Y a une vache dans mon champ !". Allé les p'tits loups on se retrouve dans une p'tite dizaine de minutes !
Et surtout, Good Morning Creuse !!!"


Et Pas quitta son micro en chantonnant :
" - Y a une vache dans mon champ Lalalala
Mais elle n'est pas seule, car y a aussi une poul…"
Il venait de rentrer en collision avec l'auteur.
"- Et tu sais quoi ? Je me sens en pleine forme aujourd'hui, tout ce bon son Creusois, j'me disais que j'pourrais pondre une critique !!
- Oui c'est une bonne idée, mais en fait non… Je te rappelle que tu assures l'antenne pendant encore 2 heures, et je crois que ton CD est un peu rayé, tu devrais passer autre chose ! Je vais te faire une critique, qu'est-ce que je ne ferais pas pour toi !
- Ah mince en effet, merci l'ami !!
- De rien !"

Ça va bagh ? Tu ne pensais pas qu'un CD pouvait être aussi dur ? Ça t'a limé les griffes ? Désolé mais c'était pour la bonne cause !! Alors le programme du jour ? Critique de Good Morning England c'est ça ?
Ah ouais ce film anglais je m'en souviens…
Un film qui m'a un peu perturbé au début au niveau de sa mise en scène. On n'a effet pas affaire à un scénario d'un seul bloc, il s'agit en fait plus de petites scènes de la vie quotidienne sur ce bateau qui sont mises bout à bout. Mais au contraire de la philosophie (des mots qui pris séparément veulent dire quelque chose, mais qui perdent leur sens en étant mis bout à bout), ces petites scènettes finissent pas former une histoire et ce n'est pas plus mal !!

"Bonjour la Bretagne !! Bonjour les Bretons et bonjour à vos chapeaux ronds !! Vous écoutez DJ Lentrevue sur 111,000 MHz ! Aujourd'hui au programme, un classique de chez moi : La Tribu de Dana interprétée par Manau. Et puis en exclusivité Creusoise, le nouveau tube du groupe Equadiff', intitulé E.V.E. (Espace Vectoriel Euclidien) ! Je vous dis à toute à l'heure pour notre grand concours, avec je vous le rappelle pour notre gagnant, un exemplaire dédicacé de "Jacob le Prophète : des matrices jacobiennes au jacobien". Kenavo !!"

J'en étais où déjà ? Ah ouais Bagh, sérieusement change de radio… Je sais pas passe nous plutôt France Musique quoi… Donc pour en revenir à cette critique, ce qu'il faut préciser dans ce film, c'est qu'il est réellement caractérisé par cet humour britannique si particulier. Humour qui parfois manque de finesse, mais qui est très souvent agrémenté de scènes complètement surréalistes auxquelles on se s'attend que rarement. Ces scènes parfois drôles, parfois chargées d'émotions. Exactement le même genre de scènes que l'on retrouve dans le célèbre Trainspotting, d'un certain Danny Boyle (Slumdog Millionaire ou encore 127 hours).

"111 MHz la radio qui te fait fondre de bonheur ! Ici M. Fromaget pour vous servir ! Je viens tout juste de revenir d'un débat à Washington sur une potentielle réglementation des diamètres de trous d'emmental… Je peux vous dire que ça a été tendu entre l'alliance Franco-Suisse et Mr. Cheddar… Bref tout ça pour vous dire que vous m'avez manqué mes p'tits Chaource !! On enchaîne sans plus tarder sur un bon vieux tube de Nirvana, d'ailleurs ces mecs vont vous envoyer au 7ème ciel, intitulé Big Cheese !! Attention les oreilles !!"

Mais c'est pas bientôt fini ? Baghera je t'avais pourtant demandé de changer de radio… Quoi on ne capte rien d'autre ici ? Un quoi ? Un No Song's Land Creusois ? Et ben on est pas dans la mouise…
Faut que je finisse c'te critique en tout cas ! Donc pour conclure sur cet Objet Filmé Non Identifié, comment ne pas citer sa bande son dantesque qui vous fera revivre une époque où les libertés n'étaient pas forcément les mêmes qu'aujourd'hui ? Une bande son qui ira de Cat Stevens à Jimi Hendrix, en passant même par un peu d'Ennio Morricone ! N'oubliez pas que le rock c'est avant tout un état d'esprit et pour citer le film :

Quant au rock'n'roll, il résiste plutôt bien depuis 40 ans...


Titre (Titre Original): Good Morning England (The Boat That Rocked)
Réalisateur: Richard Curtis
Année de Parution: 2009
Genre: Comédie
Acteurs Principaux: Tom Sturridge, Philip Seymour Hoffman et Bill Nighy
Musique: Aucun compositeur attitré 
Synopsis en une phrase ®: L'histoire vraie d'une radio pirate basée sur un navire qui diffusait le mal absolu : du Rock n' Roll.


Note de la Rédaction: 08/10

lundi 9 avril 2012

Caprica

 
Attention, aujourd’hui nous allons faire une entorse plutôt osée du règlement de ce site, qui, je vous l’assure, est d’une complexité et d’une sévérité sans égale. J’espère qu’un nombre important d’entre vous arrivera à lire ceci avant que la redoutable Inquisition cinématographique ne condamne cette critique par sa terrible incantation : « Au Buchet !! »  


Mais trêve de bavardage, et lançons nous dans le décryptage de Caprica, une…série ! 


           
Qui ne connait pas, au moins de nom, la célèbre série Battlestar Galactica, considérée comme une des meilleures séries TV de science-fiction ? Tout fan de ce genre doit la connaitre sinon, honte à vous ! Mais notre sujet s’intéresse à la série Caprica, préquelle de BSG. Nous plaçant 58 ans avant le début des événements de BSG, Caprica nous raconte ce qui amène à la création des Cylons, robots androïdes créés par l’homme et les évènements qui conduiront à leur soulèvement contre leurs maitres dans Battlestar Galactica.

Pour cela, la série délaisse (à regret ?!) la coté combat spatial, cher à BSG, pour nous plonger plus dans une tragédie digne de Shakespeare. Pour nous expliquer la création des Cylons, Caprica nous propose de suivre l’existence de deux familles, les Greystone et les Adama. A la suite d’un attentat perpétré par des monothéistes extrémistes, les deux familles se trouvent privées de leurs filles. Cependant, Zoé Greystone, génie de l’informatique, a réussi à télécharger sa conscience dans un avatar qui existe dans un monde virtuel créé par son père, directeur d’une firme informatique.

Dans une optique de viser un public plus large, nous vous remettons l'affiche, en un peu plus gros, juste ce qu'il faut pour mieux distinguer … la pomme !

Caprica opte pour l’originalité tout en conservant l’esprit de BSG. La série est truffée d’indices intéressants pour les fan de BSG (la naissance des Cylons, l’origine de leur monothéisme, une exploration des origines de la famille Adama,…). L’esthétique de la série pour les décors et les costumes est très intéressante : vêtements et voitures des années 50, design futuristes des bâtiments, monde virtuel sombre et violent. On mélange les styles pour le plus grand bonheur des spectateurs.

Coté scénario, l’histoire peut paraitre compliquée à suivre et on se perd parfois dans ses méandres, certains évènements restent peu explorés et laissent un gout d'inachevé. Mais l’attention particulière des scénaristes pour la psychologie des personnages, doublé par une interprétation de qualité nous offre un spectacle captivant. Caprica surprend par ses rebondissements et interroge sur la condition humaine avec finesse et profondeur : religion, politique, avancées technologiques, intelligence artificielle, monde virtuel, jeux vidéo… La violence de certains passages est autant physique que morale. On nous propose une grande réflexion sur la nature humaine et l’image renvoyée par la ville Caprica n’est pas sans rappeler notre propre société.



Quoi qu’il en soit, on ne met pas en doute le casting, chaque acteur étant
parfait dans son personnage : Eric Stoltz dans le rôle de M.Greystone, prêt à tout pour redonner vie à sa fille et à faire prospérer son entreprise, la surprenante Polly Walker en tant que Sœur Claryse Willow, ou encore Paula Malcomson (Mme Greystone) dans son rôle de mère désœuvrée et bien sûr Alessandra Torresani, dans le rôle de Zoé, qui devient de plus en plus convaincante au fil des épisodes. 



Mais malheureusement, tous ces bons points, autant scénaristiques que techniques n’ont pas réussi à convaincre les téléspectateurs et la série a été annulée après une saison de 18 épisodes, surement victime de son originalité et de l’audace qu’elle a su prendre. Il n’en reste pas moins que ces 18 épisodes se regardent avec passion, et l’ultime séquence –qui est certes un peu courte- permet de terminer en Apothéose (nom de l’épisode d’ailleurs !) et met tout le monde d’accord sur les qualités de cette série.

On vous recommande donc vivement cette série et pendant que vous y êtes, procurez vous Battlestar Galactica, vous nous direz merci après !


Titre (Titre Original) : Caprica (Caprica)
Réalisateur: Rémi Aubuchon, Ronald D. Moore
Année de Parution: 2010
Genre: Science-Fiction, Drame
Acteurs Principaux: Alessandra Torresani, Paula Malcomson, Reic Stoltz, Esai Morales...
Musique: Bear McCreary
Synopsis en une phrase ®: 58 ans avant ce qui est appelé la Guerre des Cylons, découvrez comment l'homme a créé ces robots humanoïdes et les évènements qui les amèneront à se rebeller contre leurs maîtres


Note de la Rédaction: 08.5/10

mercredi 4 avril 2012

The Hunger Games

Une fois n’est pas coutume, on va laisser de côté Horacius et son fidèle ami.

Le cinéma qui vise un public d’ado adapte de plus en plus de romans aux succès planétaires, -qui ne connais pas Twilght, Harry Potter ?… Mais ne nous le cachons pas, ils servent plus de mines d’or aux studios et l’adaptation est parfois décevante, en tout cas rarement bonne. C’est donc avec appréhension (et impatience !) que j’attendais la sortie de Hunger Games, tiré de l’œuvre de Suzanne Collins. Qu’en est-il au final ? Et bien je dois dire que l’on ne ressort pas déçu de ces 200 minutes de film. Voyons pourquoi :



D’abord, pour son personnage principal : Katniss. Comme dans le livre, elle occupe le centre de l’histoire. Contrairement à la plupart des autres sagas où plusieurs personnages se partagent l’affiche, ici il y a Katniss et les autres rôles. A travers elle, on découvre l’univers de Hunger Games et on prend rapidement compte du caractère tragique de sa situation. Là où beaucoup des héros se retrouvent avec des pouvoirs surpuissants, le dénuement, la précarité de Katniss et des siens dans cet univers nous rapproche bien plus des personnages et nous invite à découvrir leurs histoires : Hunger Games réussit à créer un personnage que l’on a envie de suivre. On notera la performance plutôt remarquable de Jennifer Lawrence, jeune actrice prometteuse, déjà nominée aux Oscars à 21 ans !

Ensuite, pour son univers. Certains diront que c’est une adaptation illégitime de Battle Royal, mais on ne peut que saluer l’idée néanmoins novatrice de Collins. Le film ne montre malheureusement pas toute la complexité et la diversité de l’univers mais réussit malgré tout à retranscrire la situation désespérée dans laquelle se retrouve plongé Panem, le continent où se déroule l’histoire. Le contraste entre la pauvreté du district 12 et la luxuriante richesse du Capitole est quand même bien mis en scène, et l’atmosphère rendue par le film suffit à nous laisser prendre conscience de l’inévitable guerre qui se prépare. Par-delà l’histoire d’une jeune fille perdue dans un monde qu’elle ne comprend pas, c’est une véritable réflexion philosophique qui nous est proposée, l’image d’une société où l’on côtoie les pires extrémités, dans un pays où les plus riches s’offrent les plus grandes extravagances et où les plus pauvres sont envoyés se battre à mort pour se rappeler leurs situations.

Mais ce qui est vraiment dommage (c’est le fan des livres qui parle !) c’est la place laissée aux hunger games à proprement parler dans le film, que ce soit sur les participants, son histoire ou son intérêt réel dans l’univers. On espère cependant que les réponses seront apportées dans la suite de la saga. Les scènes de combats souffrent d’un manque de clarté dans leur mise en scène. La violence, bien présente dans le livre, reste limitée, sûrement dans un souci de s’ouvrir au plus large public. Les relations entre les personnages restent sommaires et parfois peu approfondies, mais compréhensibles d’un point de vue économique et temporel.  Ceux qui auraient lu le livre ressentiront ce manque de profondeur dans l’univers et le relationnel, néanmoins on espère que tout ceci sera plus abordé dans la suite de la saga.

Finalement, Hunger Games apparaît comme une bonne adaptation du roman, doté d’un univers intéressant, et des personnages suffisamment forts pour donner envie de les suivre et d’y revenir. On attend avec impatience la suite prévue fin 2013, et on espère que les producteurs corrigeront les quelques défauts dont souffre ce premier volet.
Il ne reste plus qu’à vous dire que ce weekend, allez au cinéma, et surtout queje vous recommande vivement les livres : un véritable régal !

Puisse le sort vous être favorable !

Titre (Titre Original): Hunger Games (The Hunger Games)
Réalisateur: Gary Ross
Année de Parution: 2012
Genre: Action, Drame, Science-fiction
Acteurs Principaux: Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Elisabeth Banks...
Musique: James Newton Howard
Synopsis en un phrase ®: Le combat de l'héroïne dans une arène géante pour sa survie et l'honneur de son district.


Note de la Rédaction: 09/10