Qritic

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Vous avez toujours rêvé d'écrire des critiques de cinéma ? Voici l'exemple à ne pas suivre...

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samedi 19 mai 2012

Dark Shadows

L'auteur est assis à son bureau avec une masse poilue noire ronronnante sur les genoux et les mains sur une vieille machine à écrire.

Heu bon on est quel jour ? Jeudi 19 mai, et le titre du film ? Dark Shadows. Let's go chaton !!
Date : Aujourd'hui
Titre : Un titre de film
Auteur de la critique : L'auteur

Alors Dark Shadows est le nouveau chef d'oeuvre de Tim Burton, vous savez celui qui a aussi réal...
Heu non c'est pas terrible ça... Chuis vraiment pas inspiré là... Me mettre dans la peau du personnage ? Heu ouais t'en as de bonnes mon p'tit, comment tu veux devenir un vampire toi ?
"Allo, je suis bien chez Maska'rad ? Je recherche un costume de vampire !! Ah vous êtes en rupture de stock et ne serez livrés qu'aux alentours d'Halloween ? Soit..."



Bon en attendant attaquons nous à ce nouveau "Tim Burton". Quand on en commence la lecture le visionnage on ne peut s'empêcher de penser à Sweeney Todd. Déjà de part son ambiance, et secundo de part la présence d'un type légèrement pas hyper pas connu dans le premier rôle (oui je ne parlais bien sûr pas de Gully McGrath).  Et donc c'est reparti cette fois-ci pour un film qui se veut bien moins sombre que son lointain ancêtre (C'était y a quand même cinq longues années !). Exit aussi la partie chantée et bienvenue dans un film qui mixe les genres : tantôt comédie, tantôt tragédie.

"- Je peux vous aider Monsieur ? Par contre, sachez que les animaux sont interdits ici ! dit le gérant de l'animalerie.
- C'est un comble !! Bon Baghera, prends cette pièce de deux euros et va voir ce qui se cache derrière chez Mc Donald's en m'attendant !
- Vous cherchez un animal en particulier ?
- Il se trouve que oui, vous avez des chiroptères ?
- Des chauves-souris ?
- Oui.
- On en a en effet, vous avez une préférence pour l'espèce ?
- J'aimerais des chauves-souris, qui comment dire...heu... boivent du sang !!"

Tout commence au 18ème siècle, quand la famille Collins fait fortune dans le nouveau monde, fondant la petite ville de Collinsport autour de leur entreprise de pêche florissante. Barnabas, le maître de maison possède un grand château, et dans ce grand château une domestique qui tombe amoureuse du bel homme. Néanmoins Barnabas en aime une autre, et néanmoins la domestique s'avère être une sorcière qui transforme Barnabas en vampire. Une fois son méfait accompli elle se débrouille pour lui mettre à dos les villageois qui l'enferment dans un cercueil...

"- Madame ? Madame ? Elle dort... MADAME !!!!
- Hein, heu, quoi ? Silence monsieur ! Vous êtes dans une bibliothèque.
- Certes, mais pourriez-vous m'aider, je cherche un livre sur les vampires.
- Quel genre de livre ? Nous avons "Comment tuer un vampire", "Mythe et légendes de Dracula", "Les chiroptères : origine du vampirisme", "Se déguis...
- Je les ai vu, mais je cherche un livre qui explique... comment on devient un vampire !"

Et puis un beau jour de 1972 le bougre sort de son cercueil. C'est là qu'on a droit des passages rappelant Les Visiteurs (Oui on parle bien de cette fierté nationale qui nous fait tous vibrer au son des mêmes répliques !! Moi je vous dit "Y a du volement !". "Okaaaaaaaaayyy !!"). Et puis Barnabas rentre chez lui et découvre que la richesse d'antan n'est plus. Et qu'étrangement une autre entreprise de pêche fleurit à Collinsport, une entreprise qui porte le nom d'Angélique, le même nom que celui d'une certaine sorcière....

"- Le Dracula's : Club Vampire, tu es sûr de ton coup bagh ? Bon entrons...
- Salut mes chéris, dit un homme d'une trentaine d'années à l'accueil.
Je suis désolé mais les chats sont interdits, ici on ne fait pas dans la zoophilie, c'est trois pâtés de maison plus loin beau gosse !
- ....bon baghera prends ce chewing-gum et attends moi dehors, parce que qu'en y en a marre, y a Malabar !
- Tu cherches un truc mon chou ?
- Ben oui, un vampire, j'ai lu qu'en me faisant mordre, je pouvais en devenir un !
- Oh tu veux te faire mordre ? Suis moi beauté, tu vas être servi !
- Heu par contre, c'est normal qu'il n'y ait que des mecs ici ?"

Et ainsi débute ce film qui est typiquement dans la lignée d'un Tim Burton. On y suit donc les péripéties de ce vampire admirablement bien joué par Johnny Depp, d'ailleurs le jeu d'acteur n'est pas en reste chez les autres personnages. Le film est relativement bien mis en scène, sans non plus tomber dans l'exceptionnel. Mention spéciale aux effets spéciaux, qui sont bien utilisés avec parcimonie et également de bonne facture. La musique est elle relativement variée, on passe de Dany Elfman (Compositeur habitué de Tim Burton, à qui on doit aussi le thème de Spider-Man) à Alice Cooper (Qui apparaît en chair et en os dans le long métrage) en passant par tout un tas de morceaux des années 70.

"- Tiens salut Pas ! Belle journée hein ?
- Ehm oui en effet, dis donc tu es chargé, tu as combien de livres là ?
- Oui en effet, et il en reste dans la voiture tu m'aides à décharger ?
- Ouaip. Et ces quoi ces cages ?
- Hein ça ? Oh rien, juste des chauves-souris !!
- Ah… heu… d'accord. Par contre tu feras gaffe tu as une trace de rouge à lèvres dans le cou !! Comment elle s'appelle petit veinard ?
- Elle ?"

Titre (Titre Original): Dark Shadows (Dark Shadows)
Réalisateur: Tim Burton
Année de Parution: 2012
Genre: Comédie
Acteurs Principaux: Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Eva Green et Bella Heathcote
Musique: Danny Elfman
Synopsis en une phrase ®: Quand un vampire se décide à renflouer l'entreprise familiale.


Note de la Rédaction: 08,5/10

mercredi 25 avril 2012

Good Morning England

"Eeeeeeeeeeet booooooooonjooooour chers auditrices et auditeurs ! Vous écoutez Radio Foin, la radio qui vous botte !! Il est actuellement 11h27 et c'est DJ Moi sur 111 MHz ! Aujourd'hui quoi de mieux qu'un bon son pour vous faire remuer vot' p'tit popotin. Place à un jeune groupe Creusois et à leur tube en puissance : "Y a une vache dans mon champ !". Allé les p'tits loups on se retrouve dans une p'tite dizaine de minutes !
Et surtout, Good Morning Creuse !!!"


Et Pas quitta son micro en chantonnant :
" - Y a une vache dans mon champ Lalalala
Mais elle n'est pas seule, car y a aussi une poul…"
Il venait de rentrer en collision avec l'auteur.
"- Et tu sais quoi ? Je me sens en pleine forme aujourd'hui, tout ce bon son Creusois, j'me disais que j'pourrais pondre une critique !!
- Oui c'est une bonne idée, mais en fait non… Je te rappelle que tu assures l'antenne pendant encore 2 heures, et je crois que ton CD est un peu rayé, tu devrais passer autre chose ! Je vais te faire une critique, qu'est-ce que je ne ferais pas pour toi !
- Ah mince en effet, merci l'ami !!
- De rien !"

Ça va bagh ? Tu ne pensais pas qu'un CD pouvait être aussi dur ? Ça t'a limé les griffes ? Désolé mais c'était pour la bonne cause !! Alors le programme du jour ? Critique de Good Morning England c'est ça ?
Ah ouais ce film anglais je m'en souviens…
Un film qui m'a un peu perturbé au début au niveau de sa mise en scène. On n'a effet pas affaire à un scénario d'un seul bloc, il s'agit en fait plus de petites scènes de la vie quotidienne sur ce bateau qui sont mises bout à bout. Mais au contraire de la philosophie (des mots qui pris séparément veulent dire quelque chose, mais qui perdent leur sens en étant mis bout à bout), ces petites scènettes finissent pas former une histoire et ce n'est pas plus mal !!

"Bonjour la Bretagne !! Bonjour les Bretons et bonjour à vos chapeaux ronds !! Vous écoutez DJ Lentrevue sur 111,000 MHz ! Aujourd'hui au programme, un classique de chez moi : La Tribu de Dana interprétée par Manau. Et puis en exclusivité Creusoise, le nouveau tube du groupe Equadiff', intitulé E.V.E. (Espace Vectoriel Euclidien) ! Je vous dis à toute à l'heure pour notre grand concours, avec je vous le rappelle pour notre gagnant, un exemplaire dédicacé de "Jacob le Prophète : des matrices jacobiennes au jacobien". Kenavo !!"

J'en étais où déjà ? Ah ouais Bagh, sérieusement change de radio… Je sais pas passe nous plutôt France Musique quoi… Donc pour en revenir à cette critique, ce qu'il faut préciser dans ce film, c'est qu'il est réellement caractérisé par cet humour britannique si particulier. Humour qui parfois manque de finesse, mais qui est très souvent agrémenté de scènes complètement surréalistes auxquelles on se s'attend que rarement. Ces scènes parfois drôles, parfois chargées d'émotions. Exactement le même genre de scènes que l'on retrouve dans le célèbre Trainspotting, d'un certain Danny Boyle (Slumdog Millionaire ou encore 127 hours).

"111 MHz la radio qui te fait fondre de bonheur ! Ici M. Fromaget pour vous servir ! Je viens tout juste de revenir d'un débat à Washington sur une potentielle réglementation des diamètres de trous d'emmental… Je peux vous dire que ça a été tendu entre l'alliance Franco-Suisse et Mr. Cheddar… Bref tout ça pour vous dire que vous m'avez manqué mes p'tits Chaource !! On enchaîne sans plus tarder sur un bon vieux tube de Nirvana, d'ailleurs ces mecs vont vous envoyer au 7ème ciel, intitulé Big Cheese !! Attention les oreilles !!"

Mais c'est pas bientôt fini ? Baghera je t'avais pourtant demandé de changer de radio… Quoi on ne capte rien d'autre ici ? Un quoi ? Un No Song's Land Creusois ? Et ben on est pas dans la mouise…
Faut que je finisse c'te critique en tout cas ! Donc pour conclure sur cet Objet Filmé Non Identifié, comment ne pas citer sa bande son dantesque qui vous fera revivre une époque où les libertés n'étaient pas forcément les mêmes qu'aujourd'hui ? Une bande son qui ira de Cat Stevens à Jimi Hendrix, en passant même par un peu d'Ennio Morricone ! N'oubliez pas que le rock c'est avant tout un état d'esprit et pour citer le film :

Quant au rock'n'roll, il résiste plutôt bien depuis 40 ans...


Titre (Titre Original): Good Morning England (The Boat That Rocked)
Réalisateur: Richard Curtis
Année de Parution: 2009
Genre: Comédie
Acteurs Principaux: Tom Sturridge, Philip Seymour Hoffman et Bill Nighy
Musique: Aucun compositeur attitré 
Synopsis en une phrase ®: L'histoire vraie d'une radio pirate basée sur un navire qui diffusait le mal absolu : du Rock n' Roll.


Note de la Rédaction: 08/10

lundi 9 avril 2012

Caprica

 
Attention, aujourd’hui nous allons faire une entorse plutôt osée du règlement de ce site, qui, je vous l’assure, est d’une complexité et d’une sévérité sans égale. J’espère qu’un nombre important d’entre vous arrivera à lire ceci avant que la redoutable Inquisition cinématographique ne condamne cette critique par sa terrible incantation : « Au Buchet !! »  


Mais trêve de bavardage, et lançons nous dans le décryptage de Caprica, une…série ! 


           
Qui ne connait pas, au moins de nom, la célèbre série Battlestar Galactica, considérée comme une des meilleures séries TV de science-fiction ? Tout fan de ce genre doit la connaitre sinon, honte à vous ! Mais notre sujet s’intéresse à la série Caprica, préquelle de BSG. Nous plaçant 58 ans avant le début des événements de BSG, Caprica nous raconte ce qui amène à la création des Cylons, robots androïdes créés par l’homme et les évènements qui conduiront à leur soulèvement contre leurs maitres dans Battlestar Galactica.

Pour cela, la série délaisse (à regret ?!) la coté combat spatial, cher à BSG, pour nous plonger plus dans une tragédie digne de Shakespeare. Pour nous expliquer la création des Cylons, Caprica nous propose de suivre l’existence de deux familles, les Greystone et les Adama. A la suite d’un attentat perpétré par des monothéistes extrémistes, les deux familles se trouvent privées de leurs filles. Cependant, Zoé Greystone, génie de l’informatique, a réussi à télécharger sa conscience dans un avatar qui existe dans un monde virtuel créé par son père, directeur d’une firme informatique.

Dans une optique de viser un public plus large, nous vous remettons l'affiche, en un peu plus gros, juste ce qu'il faut pour mieux distinguer … la pomme !

Caprica opte pour l’originalité tout en conservant l’esprit de BSG. La série est truffée d’indices intéressants pour les fan de BSG (la naissance des Cylons, l’origine de leur monothéisme, une exploration des origines de la famille Adama,…). L’esthétique de la série pour les décors et les costumes est très intéressante : vêtements et voitures des années 50, design futuristes des bâtiments, monde virtuel sombre et violent. On mélange les styles pour le plus grand bonheur des spectateurs.

Coté scénario, l’histoire peut paraitre compliquée à suivre et on se perd parfois dans ses méandres, certains évènements restent peu explorés et laissent un gout d'inachevé. Mais l’attention particulière des scénaristes pour la psychologie des personnages, doublé par une interprétation de qualité nous offre un spectacle captivant. Caprica surprend par ses rebondissements et interroge sur la condition humaine avec finesse et profondeur : religion, politique, avancées technologiques, intelligence artificielle, monde virtuel, jeux vidéo… La violence de certains passages est autant physique que morale. On nous propose une grande réflexion sur la nature humaine et l’image renvoyée par la ville Caprica n’est pas sans rappeler notre propre société.



Quoi qu’il en soit, on ne met pas en doute le casting, chaque acteur étant
parfait dans son personnage : Eric Stoltz dans le rôle de M.Greystone, prêt à tout pour redonner vie à sa fille et à faire prospérer son entreprise, la surprenante Polly Walker en tant que Sœur Claryse Willow, ou encore Paula Malcomson (Mme Greystone) dans son rôle de mère désœuvrée et bien sûr Alessandra Torresani, dans le rôle de Zoé, qui devient de plus en plus convaincante au fil des épisodes. 



Mais malheureusement, tous ces bons points, autant scénaristiques que techniques n’ont pas réussi à convaincre les téléspectateurs et la série a été annulée après une saison de 18 épisodes, surement victime de son originalité et de l’audace qu’elle a su prendre. Il n’en reste pas moins que ces 18 épisodes se regardent avec passion, et l’ultime séquence –qui est certes un peu courte- permet de terminer en Apothéose (nom de l’épisode d’ailleurs !) et met tout le monde d’accord sur les qualités de cette série.

On vous recommande donc vivement cette série et pendant que vous y êtes, procurez vous Battlestar Galactica, vous nous direz merci après !


Titre (Titre Original) : Caprica (Caprica)
Réalisateur: Rémi Aubuchon, Ronald D. Moore
Année de Parution: 2010
Genre: Science-Fiction, Drame
Acteurs Principaux: Alessandra Torresani, Paula Malcomson, Reic Stoltz, Esai Morales...
Musique: Bear McCreary
Synopsis en une phrase ®: 58 ans avant ce qui est appelé la Guerre des Cylons, découvrez comment l'homme a créé ces robots humanoïdes et les évènements qui les amèneront à se rebeller contre leurs maîtres


Note de la Rédaction: 08.5/10

mercredi 4 avril 2012

The Hunger Games

Une fois n’est pas coutume, on va laisser de côté Horacius et son fidèle ami.

Le cinéma qui vise un public d’ado adapte de plus en plus de romans aux succès planétaires, -qui ne connais pas Twilght, Harry Potter ?… Mais ne nous le cachons pas, ils servent plus de mines d’or aux studios et l’adaptation est parfois décevante, en tout cas rarement bonne. C’est donc avec appréhension (et impatience !) que j’attendais la sortie de Hunger Games, tiré de l’œuvre de Suzanne Collins. Qu’en est-il au final ? Et bien je dois dire que l’on ne ressort pas déçu de ces 200 minutes de film. Voyons pourquoi :



D’abord, pour son personnage principal : Katniss. Comme dans le livre, elle occupe le centre de l’histoire. Contrairement à la plupart des autres sagas où plusieurs personnages se partagent l’affiche, ici il y a Katniss et les autres rôles. A travers elle, on découvre l’univers de Hunger Games et on prend rapidement compte du caractère tragique de sa situation. Là où beaucoup des héros se retrouvent avec des pouvoirs surpuissants, le dénuement, la précarité de Katniss et des siens dans cet univers nous rapproche bien plus des personnages et nous invite à découvrir leurs histoires : Hunger Games réussit à créer un personnage que l’on a envie de suivre. On notera la performance plutôt remarquable de Jennifer Lawrence, jeune actrice prometteuse, déjà nominée aux Oscars à 21 ans !

Ensuite, pour son univers. Certains diront que c’est une adaptation illégitime de Battle Royal, mais on ne peut que saluer l’idée néanmoins novatrice de Collins. Le film ne montre malheureusement pas toute la complexité et la diversité de l’univers mais réussit malgré tout à retranscrire la situation désespérée dans laquelle se retrouve plongé Panem, le continent où se déroule l’histoire. Le contraste entre la pauvreté du district 12 et la luxuriante richesse du Capitole est quand même bien mis en scène, et l’atmosphère rendue par le film suffit à nous laisser prendre conscience de l’inévitable guerre qui se prépare. Par-delà l’histoire d’une jeune fille perdue dans un monde qu’elle ne comprend pas, c’est une véritable réflexion philosophique qui nous est proposée, l’image d’une société où l’on côtoie les pires extrémités, dans un pays où les plus riches s’offrent les plus grandes extravagances et où les plus pauvres sont envoyés se battre à mort pour se rappeler leurs situations.

Mais ce qui est vraiment dommage (c’est le fan des livres qui parle !) c’est la place laissée aux hunger games à proprement parler dans le film, que ce soit sur les participants, son histoire ou son intérêt réel dans l’univers. On espère cependant que les réponses seront apportées dans la suite de la saga. Les scènes de combats souffrent d’un manque de clarté dans leur mise en scène. La violence, bien présente dans le livre, reste limitée, sûrement dans un souci de s’ouvrir au plus large public. Les relations entre les personnages restent sommaires et parfois peu approfondies, mais compréhensibles d’un point de vue économique et temporel.  Ceux qui auraient lu le livre ressentiront ce manque de profondeur dans l’univers et le relationnel, néanmoins on espère que tout ceci sera plus abordé dans la suite de la saga.

Finalement, Hunger Games apparaît comme une bonne adaptation du roman, doté d’un univers intéressant, et des personnages suffisamment forts pour donner envie de les suivre et d’y revenir. On attend avec impatience la suite prévue fin 2013, et on espère que les producteurs corrigeront les quelques défauts dont souffre ce premier volet.
Il ne reste plus qu’à vous dire que ce weekend, allez au cinéma, et surtout queje vous recommande vivement les livres : un véritable régal !

Puisse le sort vous être favorable !

Titre (Titre Original): Hunger Games (The Hunger Games)
Réalisateur: Gary Ross
Année de Parution: 2012
Genre: Action, Drame, Science-fiction
Acteurs Principaux: Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Elisabeth Banks...
Musique: James Newton Howard
Synopsis en un phrase ®: Le combat de l'héroïne dans une arène géante pour sa survie et l'honneur de son district.


Note de la Rédaction: 09/10

dimanche 25 mars 2012

La Taupe

" - I tell you that there is a mole…
- I tell you que non…
- It is hidden here, it could be anybody, you should be very careful !
- I tell you que if Dark Maul is here, we will remarquer him, because of his tête rouge and his épines ! Écoutez Gary Oldman, je sais que vous êtes un vieil homme, mais retournez chez vot' mère et laissez moi faire ma critique !"


Eumol, eumol, mais qu'est ce qu'il m'embête avec ça, d'ailleurs c'est quoi "Eumol ?". Heu Bag, dico je te prie ! Alors, voyons voir Zèbre, Dichotomie, Hypereutectoïde, Zoulou, je me rapproche, voilà
"Eumol : Nom de genre non défini, veuillez ouvrir un dictionnaire Anglais-Français au mot Mole (Indice cherchez à la lettre M)". Mouais, j'ai un peu l'impression qu'ils me prennent pour une andouille… Bref, Bag, dico ! Ah je l'ai, apparemment c'est une taupe… Stat et Gière vont morfler, je croyais qu'ils s'étaient occupés des taupinières dans la pelouse… Quoi Bag, pourquoi tu me montres l'étagère ? Soit j'arrive, oui un livre de John Le Carré et alors ?

DAMNED ! J'ai tout compris, c'est Jean-Pierre la taupe, en effet j'ai toujours su qu'il travaillait chez Allocine car quand il mangeait une pomme, il l'épluchait toujours en partant de la gauche en regardant vers le Nord Nord Est, et puis en plus …

J'avais pas dit que je faisais une critique moi ? Oui c'est ça fiche toi de moi Bag, ben tiens amène moi mes fiches ! Alors, un thriller, encore un truc où je vais te trouver la fin avant la fin… Ben non pour une fois, j'ai été agréablement surpris, pour tout vous dire j'ai même encore du mal à la comprendre la fin. Car c'est là l'art de John le Carré, pondre des machinations, des machinations qu'on arrive pas, même machinalement, à saisir dans leur globalité machinale, enfin vous voyez ce que je veux dire. Donc vous avez déjà une histoire bien touffue, mais film d'espionnage ne rime pas qu'avec histoire touffue (d'ailleurs ça ne rime pas du tout), il faut aussi une ambiance. Vous savez ce climat si particulier de méfiance, un truc digne des plus grands polars, où tout le monde, y compris le héros, paraît suspect aux yeux du spectateur.

Qui de mieux pour créer cette ambiance que Monsieur Tomas Alfredson, le réalisateur de l'adaptation de Låt den rätte komma in (Intitulé Morse en français) ? La Taupe, c'est donc une ambiance comme on en voit que trop rarement au cinéma. Des coups d'œil, des sourires, des allusions, des sous-entendus, … Tout un tas de procédés qui vous font douter de tous les personnages… Même les noms de codes omniprésents utilisés par les protagonistes contribuent à cette ambiance (Control, Smiley, etc.). Et puis la bande son n'est pas en reste, avec de superbes compositions qui collent parfaitement aux différentes situations. La Taupe c'est aussi un petit mammifère de l'ordre des insectivores  des acteurs pas forcements hyper-connus par la jeune génération, mais qui maîtrisent à merveille leur boulot, on citera Gary Oldman qui joue à merveille Georges Smiley ou encore Colin Firth qui est toujours au top depuis Le Discours d'un Roi.

Pour faire court, La Taupe se déroule en pleine guerre froide, dans les années 1970. Le chef du MI6 britannique, nom de code: "Control", vient de décéder peu après une mission qu'il avait orchestré à Budapest, mission qui s'est révélée être un échec. Cependant cette mission avait pour unique but d'identifier une Taupe au MI6, renseignant les Russes sur l'activité du service britannique. Georges Smiley, son homme de confiance mène l'enquête… 

Titre (Titre Original): La Taupe (Tinker Tailor Soldier Spy)
Réalisateur: Tomas Alfredson
Année de Parution: 2011
Genre: Espionnage
Acteurs Principaux: Colin Firth, Gary Oldman, John Hurt, Tom Hardy et Joseph Gordon-Levitt.
Musique: Alberto Iglesias
Synopsis en un phrase ®: Ils sont cinq, l'un d'entre eux est la Taupe.
Note de la Rédaction: 9/10

dimanche 18 mars 2012

The Artist

Aujourd'hui, à film hors du commun, critique exceptionnelle. Et hop je fais appel à toi magie de la technologie ! Un, deux et trois ! Abracadabra !

Nous voici en noir et blanc, avouez que ça a de la classe ! Pourquoi le noir et blanc ? Pour célébrer un grand film, un film qui, bien qu'il soit muet, a fait grand bruit. Ne dit t-on pas d'ailleurs que le silence est d'or ? Ça tombe bien vu le nombre de récompenses dorées que ce petit bijou a récolté ! Mais ne tardons pas plus, démarrons la projection...



Débutons juste par une mention au boulot qui a été fait d'un point de vue purement technique : avec un format d'image 4/3, du noir & blanc, des intertitres et une bande son dantesque, ce film est un véritable hommage à tous les Chaplin, Laurel & Hardy et autres Harold Lloyd. 

Ce pan du septième art (Classement Made In Hegel®), nous compte les péripéties d'un acteur far du cinéma muet, j'ai nommé Georges Valentin. Ce dernier croisera au cours d'un de ces films une certaine Peppy Miller, qu'il propulsera sur le devant de la scène. Cependant l'histoire se déroule en 1927, et que se passe t-il en 1927 ? C'est la sortie du Chanteur de Jazz, d'Allan Crosland.

Le chanteur de Jazz, maintenant avec du son et de la couleur (enfin seulement l'affiche) !
Le Chanteur de Jazz n'est pas connu pour son réalisateur, ni pour ses acteurs, ni pour son scénario, ni pour son monteur, ni pour serveur de café officiel, ni pour ses figurants, ni pour son affiche (Heu t'es sur qu'il est connu ?) mais pour son ingénieur du son, le très célèbre M. X (Nous l'appellerons X, car il préfère garder l'anonymat (En fait surtout parce que tout le monde a oublié son nom)). Monsieur X, Y de son prénom, s'est dit "Et pourquoi ne pas faire un film avec des paroles ? Du chant ???". Il a donc inventé le microphone (en se basant sur un cours de physique sabyns), a enregistré quelques sons. Ensuite, il a inventé le haut-parleur (grâce à des fiches de révision sabynes), et en a mis quelques uns dans des salles de cinéma (Un lointain descendant de Leonard de Vinci à ce qu'il paraît). Succès garanti ! Imaginez vous en 1927, à écouter des dialogues, c'est un peu comme-ci, vous découvriez la couleur en 2012 à Aubusson, ou encore la 3D dans un pays développé !

Et donc voici notre très cher Georges Valentin au chômage… En effet, l'artiste, trop orgueilleux refuse de passer au film parlant. Ce n'est pas le cas de Peppy qui elle, passe du statut de figurante, à celui d'actrice principale. La suite, au cinéma !

Pour la suite de la critique, nous n'évoquerons pas la performance de Sieur Jean Dujardin, en effet cet homme n'a réellement aucun talent d'acteur et ne mérite nullement toutes ses récompenses. Comment ne pas évoquer non plus Bérénice Béjo, qui, en digne héritière de Jobyna Jarlston, illumine le film ! Enfin, cette critique ne serait pas complète sans l'évocation d'Uggie, le fidèle compagnon canin de Dujardin dans le film.

Avant de terminer, certains diront que ce film a tout fait pour récolter un Oscar, car étant tourné à Hollywood, avec un bon paquet d'acteurs et de techniciens américains. Et qu'il n'est pas vraiment français. Mais je voudrais rappeler à ces gens, que si le cinéma a été inventé en France, c'est bien grâce aux Etats-Unis qu'il a été popularisé ! Il faut donc dépasser ces considérations nationalistes (donc voter pour Chasse, Pêche, Nature et Traditions) et célébrer le cinéma dans son internationalité ! (Sur ce je retourne à une dissertation de français, je suis chaud.)

Titre (Titre Original): The Arstist (The Artist) 
Réalisateur: Michel Hazanavicius
Année de Parution: 2011
Genre: Muet
Acteurs Principaux: Jean Dujardin, Bérénice Béjo et Uggie
Musique: Ludovic Bource
Synopsis en un phrase ®: Les péripéties d'un acteur muet qui veut le rester.
Note de la Rédaction: 10/10

samedi 3 mars 2012

Eternal Sunshine of the Spotless Mind

" Toi aussi tu l'as reçu ?
- Ouais ce matin, dans ma boîte aux lettres.
- La vache ça m'a fait un choc...
- T'es pas le seul Rhéo, j'ai toujours cru que c'était de la science fiction ce truc !"
Le critique s'approcha des frères Stat et Gière et demanda :
" D'quoi vous parlez les gars ? Devriez pas être en train de balayer là ? 'gardez moi tous ces moutons de poussière, on s'croirait en Nouvelle-Zélande...
- C'est L., répondit Rhéo Stat, le plus jeune des deux frères.
- Elle s'est fait effacer sa mémoire, c'est marqué sur ce petit papier qu'on vient de recevoir par la poste. Apparemment elle ne souvient plus ni de Qritic ni de nous... Elle l'a librement choisit ! renchérit l’aîné.
- Ben tiens j'connais un félin qui va être content." s'exclama le critique, avant de menacer les deux frères de licenciement s'ils ne finissaient pas tout de suite de balayer l'entrée.

Joel Barish et Clementine Kruczynski : sont-y pas mignons ?  
Ben mon p'tit Baghera cette histoire me retourne aussi... Mais qu'est ce qu'il lui a pris à cette petite blonde de prendre contact avec le docteur Howard Mierzwiak ? On se croirait presque dans "L'éclat éternel de l'esprit immaculé" (Je vous l'accorde ça sonne mieux en anglais ce titre). Ce film américain dirigé par un français et ça faut le souligner (Qui ? Un soldat du nom de Chauvin ? Connait pas...) où joue Jim Carrey (en version "Sérieuse", ce qui lui sied tellement mieux !!) et une Kate Winslet que même-sa-mère-ben-elle-ne-la-reconnaîtrait-pas (Oui des fois des expressions Creusoises se glissent dans les critiques !) avec ses couleurs de cheveux si changeantes.

C'est l'histoire de deux personnes totalement opposées qui s'apprécient très fortement : d'un côté nous avons une courageuse équipe de critiques de cinéma bras cassés menés par leur fidèle chat-à-tout-faire, j'ai nommé Baghera. Ce chat est fort, intelligent, sur de lui et expert en arts martiaux. De l'autre côté nous avons avions L., plus forte, plus intelligente, plus sure d'elle et plus experte en arts martiaux. Et les deux personnages se battent battaient depuis la nuit des temps ...

Bon sinon pour en revenir au film : c'est l'histoire de deux personnes totalement opposées qui s'apprécient très fortement : d'un côté nous avons Joel Barish, homme timide, gentil, peut-être trop gentil d'ailleurs. De l'autre nous avons Clementine Kruczynski, fille délicieusement folle (Chacun ses goûts), totalement extravertie qui exprime ses changements d'humeur par des changements de couleurs de cheveux : couleurs au noms tous plus originaux les uns que les autres.

Et donc nos deux tourteaux tourtereaux sont amoureux l'un de l'autre, tout va bien jusqu'à ce que Clementine décide de faire effacer Joel de sa mémoire. Le pauvre, dépité, décide alors de faire de même vis à vis de son agrume préférée. Mais notre Barish, décide de changer d'avis au beau milieu de l'effaçage. On suit alors notre couple dans des souvenirs tendres, parfois délirants mais toujours intéressants à suivre.

Ce film a en plus le mérite de posséder une mise en scène très sympathique au niveau de sa construction chronologique ! La musique n'est pas en reste non plus avec notamment une très bonne reprise par Beck.
Les acteurs jouent bien, Carrey n'aurait jamais du faire de la comédie, on notera la présence de Kirsten Dunst qui joue à merveille son rôle de blonde. A voir !!

"Et au fait on voulait rajouter un truc !
- Quoi les jumeaux ?
- On tenait à saluer L. pour son courage, elle a quand même défié Baghera un bon paquet de fois, faut avoir des couilles, enfin si je puis dire !
- Mouais, enfin c'est plutôt le félin qui a morflé à chaque fois je vous rappelle; bon retournez couper cette pelouse, je ne vous paie pas à rien faire !"

Titre (Titre Original): Eternal Sushine of the Spotless Mind (Eternal Sunshine of the Spotless Mind)
Réalisateur: Michel Gondry
Année de Parution: 2004
Genre: Drame
Acteurs Principaux: Kate Winslet, Jim Carrey, Tom Wilkinson, Mark Ruffalo, Elijah Wood et Kirsten Dunst.
Musique: Beck, The Willowz, Don Nelson, etc.
Synopsis en un phrase ®: "Heureux les oublieux car il viendront également à bout de leur bêtise." Nietzsche
Note de la Rédaction: 9,5/10