Qritic

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Vous avez toujours rêvé d'écrire des critiques de cinéma ? Voici l'exemple à ne pas suivre...

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dimanche 18 mars 2012

The Artist

Aujourd'hui, à film hors du commun, critique exceptionnelle. Et hop je fais appel à toi magie de la technologie ! Un, deux et trois ! Abracadabra !

Nous voici en noir et blanc, avouez que ça a de la classe ! Pourquoi le noir et blanc ? Pour célébrer un grand film, un film qui, bien qu'il soit muet, a fait grand bruit. Ne dit t-on pas d'ailleurs que le silence est d'or ? Ça tombe bien vu le nombre de récompenses dorées que ce petit bijou a récolté ! Mais ne tardons pas plus, démarrons la projection...



Débutons juste par une mention au boulot qui a été fait d'un point de vue purement technique : avec un format d'image 4/3, du noir & blanc, des intertitres et une bande son dantesque, ce film est un véritable hommage à tous les Chaplin, Laurel & Hardy et autres Harold Lloyd. 

Ce pan du septième art (Classement Made In Hegel®), nous compte les péripéties d'un acteur far du cinéma muet, j'ai nommé Georges Valentin. Ce dernier croisera au cours d'un de ces films une certaine Peppy Miller, qu'il propulsera sur le devant de la scène. Cependant l'histoire se déroule en 1927, et que se passe t-il en 1927 ? C'est la sortie du Chanteur de Jazz, d'Allan Crosland.

Le chanteur de Jazz, maintenant avec du son et de la couleur (enfin seulement l'affiche) !
Le Chanteur de Jazz n'est pas connu pour son réalisateur, ni pour ses acteurs, ni pour son scénario, ni pour son monteur, ni pour serveur de café officiel, ni pour ses figurants, ni pour son affiche (Heu t'es sur qu'il est connu ?) mais pour son ingénieur du son, le très célèbre M. X (Nous l'appellerons X, car il préfère garder l'anonymat (En fait surtout parce que tout le monde a oublié son nom)). Monsieur X, Y de son prénom, s'est dit "Et pourquoi ne pas faire un film avec des paroles ? Du chant ???". Il a donc inventé le microphone (en se basant sur un cours de physique sabyns), a enregistré quelques sons. Ensuite, il a inventé le haut-parleur (grâce à des fiches de révision sabynes), et en a mis quelques uns dans des salles de cinéma (Un lointain descendant de Leonard de Vinci à ce qu'il paraît). Succès garanti ! Imaginez vous en 1927, à écouter des dialogues, c'est un peu comme-ci, vous découvriez la couleur en 2012 à Aubusson, ou encore la 3D dans un pays développé !

Et donc voici notre très cher Georges Valentin au chômage… En effet, l'artiste, trop orgueilleux refuse de passer au film parlant. Ce n'est pas le cas de Peppy qui elle, passe du statut de figurante, à celui d'actrice principale. La suite, au cinéma !

Pour la suite de la critique, nous n'évoquerons pas la performance de Sieur Jean Dujardin, en effet cet homme n'a réellement aucun talent d'acteur et ne mérite nullement toutes ses récompenses. Comment ne pas évoquer non plus Bérénice Béjo, qui, en digne héritière de Jobyna Jarlston, illumine le film ! Enfin, cette critique ne serait pas complète sans l'évocation d'Uggie, le fidèle compagnon canin de Dujardin dans le film.

Avant de terminer, certains diront que ce film a tout fait pour récolter un Oscar, car étant tourné à Hollywood, avec un bon paquet d'acteurs et de techniciens américains. Et qu'il n'est pas vraiment français. Mais je voudrais rappeler à ces gens, que si le cinéma a été inventé en France, c'est bien grâce aux Etats-Unis qu'il a été popularisé ! Il faut donc dépasser ces considérations nationalistes (donc voter pour Chasse, Pêche, Nature et Traditions) et célébrer le cinéma dans son internationalité ! (Sur ce je retourne à une dissertation de français, je suis chaud.)

Titre (Titre Original): The Arstist (The Artist) 
Réalisateur: Michel Hazanavicius
Année de Parution: 2011
Genre: Muet
Acteurs Principaux: Jean Dujardin, Bérénice Béjo et Uggie
Musique: Ludovic Bource
Synopsis en un phrase ®: Les péripéties d'un acteur muet qui veut le rester.
Note de la Rédaction: 10/10

samedi 3 mars 2012

Eternal Sunshine of the Spotless Mind

" Toi aussi tu l'as reçu ?
- Ouais ce matin, dans ma boîte aux lettres.
- La vache ça m'a fait un choc...
- T'es pas le seul Rhéo, j'ai toujours cru que c'était de la science fiction ce truc !"
Le critique s'approcha des frères Stat et Gière et demanda :
" D'quoi vous parlez les gars ? Devriez pas être en train de balayer là ? 'gardez moi tous ces moutons de poussière, on s'croirait en Nouvelle-Zélande...
- C'est L., répondit Rhéo Stat, le plus jeune des deux frères.
- Elle s'est fait effacer sa mémoire, c'est marqué sur ce petit papier qu'on vient de recevoir par la poste. Apparemment elle ne souvient plus ni de Qritic ni de nous... Elle l'a librement choisit ! renchérit l’aîné.
- Ben tiens j'connais un félin qui va être content." s'exclama le critique, avant de menacer les deux frères de licenciement s'ils ne finissaient pas tout de suite de balayer l'entrée.

Joel Barish et Clementine Kruczynski : sont-y pas mignons ?  
Ben mon p'tit Baghera cette histoire me retourne aussi... Mais qu'est ce qu'il lui a pris à cette petite blonde de prendre contact avec le docteur Howard Mierzwiak ? On se croirait presque dans "L'éclat éternel de l'esprit immaculé" (Je vous l'accorde ça sonne mieux en anglais ce titre). Ce film américain dirigé par un français et ça faut le souligner (Qui ? Un soldat du nom de Chauvin ? Connait pas...) où joue Jim Carrey (en version "Sérieuse", ce qui lui sied tellement mieux !!) et une Kate Winslet que même-sa-mère-ben-elle-ne-la-reconnaîtrait-pas (Oui des fois des expressions Creusoises se glissent dans les critiques !) avec ses couleurs de cheveux si changeantes.

C'est l'histoire de deux personnes totalement opposées qui s'apprécient très fortement : d'un côté nous avons une courageuse équipe de critiques de cinéma bras cassés menés par leur fidèle chat-à-tout-faire, j'ai nommé Baghera. Ce chat est fort, intelligent, sur de lui et expert en arts martiaux. De l'autre côté nous avons avions L., plus forte, plus intelligente, plus sure d'elle et plus experte en arts martiaux. Et les deux personnages se battent battaient depuis la nuit des temps ...

Bon sinon pour en revenir au film : c'est l'histoire de deux personnes totalement opposées qui s'apprécient très fortement : d'un côté nous avons Joel Barish, homme timide, gentil, peut-être trop gentil d'ailleurs. De l'autre nous avons Clementine Kruczynski, fille délicieusement folle (Chacun ses goûts), totalement extravertie qui exprime ses changements d'humeur par des changements de couleurs de cheveux : couleurs au noms tous plus originaux les uns que les autres.

Et donc nos deux tourteaux tourtereaux sont amoureux l'un de l'autre, tout va bien jusqu'à ce que Clementine décide de faire effacer Joel de sa mémoire. Le pauvre, dépité, décide alors de faire de même vis à vis de son agrume préférée. Mais notre Barish, décide de changer d'avis au beau milieu de l'effaçage. On suit alors notre couple dans des souvenirs tendres, parfois délirants mais toujours intéressants à suivre.

Ce film a en plus le mérite de posséder une mise en scène très sympathique au niveau de sa construction chronologique ! La musique n'est pas en reste non plus avec notamment une très bonne reprise par Beck.
Les acteurs jouent bien, Carrey n'aurait jamais du faire de la comédie, on notera la présence de Kirsten Dunst qui joue à merveille son rôle de blonde. A voir !!

"Et au fait on voulait rajouter un truc !
- Quoi les jumeaux ?
- On tenait à saluer L. pour son courage, elle a quand même défié Baghera un bon paquet de fois, faut avoir des couilles, enfin si je puis dire !
- Mouais, enfin c'est plutôt le félin qui a morflé à chaque fois je vous rappelle; bon retournez couper cette pelouse, je ne vous paie pas à rien faire !"

Titre (Titre Original): Eternal Sushine of the Spotless Mind (Eternal Sunshine of the Spotless Mind)
Réalisateur: Michel Gondry
Année de Parution: 2004
Genre: Drame
Acteurs Principaux: Kate Winslet, Jim Carrey, Tom Wilkinson, Mark Ruffalo, Elijah Wood et Kirsten Dunst.
Musique: Beck, The Willowz, Don Nelson, etc.
Synopsis en un phrase ®: "Heureux les oublieux car il viendront également à bout de leur bêtise." Nietzsche
Note de la Rédaction: 9,5/10

dimanche 5 février 2012

Un homme d'exception

"Horacius, depuis combien de temps n’avez vous pas mangé ?" Seul un grognement me répond.

Voilà 3 jours que le jeune mathématicien de génie Horacius est enfermé dans son bureau, dans une demi obscurité, à noircir papiers, tableaux, fenêtres ou tout autres surfaces susceptibles de recevoir des équations non linéaires à x variables, des raisonnements sur des théories de la géométrie différentielle ou de l’équilibre.
                        
                         


" - Je n’ai toujours pas de résultat , se lamente mon ami de génie, à travers sa barbe. 
- Cela ne peut plus durer. Tous mes amis publient les uns après les autres des essais, des théories. Ils sont acclamés par les plus grands et moi, j’en suis toujours au même point, je n'arrive pas à trouver quelque chose de nouveau.
- Ne vous inquiétez pas, vous finirez par la trouver votre grande idée. Il faut être patient, et comme dit le proverbe : "tout vient à point à qui sait attendre" ! Permettez-moi, de vous me rappeler un illustre mathématicien, John Nash. J’ai justement vu récemment un film retraçant sa vie. "

John Nash est un mathématicien de génie mais il n’arrive pas à se faire connaitre du monde scientifique. Bien décidé à révolutionner le Monde tout entier, il réfléchit constamment, au dépend de sa propre vie. Mais lorsqu’il est contacté par le gouvernement pour déchiffrer des codes russes, sa vie prend un brusque virage. Le voilà mêlé à une affaire d’espionnage et il lui est impossible de s’échapper. Surtout que son existence est compliquée par un autre problème ...
Pour ce film, le réalisateur Ron Howard (Da Vinci Code) a adapté le destin de John Forbes Nash Jr, (mathématicien récompensé du Prix Nobel en 1994 pour ces travaux), en réalisant un film poignant, suffisamment émouvant pour qu'il soit susceptible d'encourager les plus grands à se plaindre de leurs propres combats pour la vie. C’est un film dans lequel le spectateur est mis directement face à son destin. On en dira pas plus sous peine de vous gâcher le plaisir de regarder ce film merveilleux, qui mérite ses quatre Oscars (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure actrice, meilleur scénario adapté), mais on précisera qu’à destin exceptionnel, acteurs exceptionnels : Russell Crowe et Jennifer Connelly sont parfaits dans ce drame psychologique qui n’est pas sans rappeler Shutter Island (si, si !!). Bref, les décors, les acteurs, la réalisation  sont autant de paramètres qui rendent le film particulièrement poétique, ce qui pourrait le rendre quelque peu inaccessible. Un vrai coup de cœur !

" - Vous voyez rien n'est perdu !
- Vous avez peut-être bien raison. Mon idée de génie arrivera surement un jour. Il suffit d'attendre patiemment.
- Je préfère quand vous êtes comme ça. Venez, allons manger quelque chose, ou je serais obligé d’appeler un médecin."

" Les cours ramollissent l'esprit. Ils détruisent notre potentiel de créativité."
" La cruauté de l'homme n'a d'égal que son imagination."
" Il n'y a que dans les mystérieuses équations de l'amour que l'on peut trouver raison et logique."

                                                                    John Nash, Un homme d’exception.


Titre (Titre Original): Un Homme d'exception (A Beautiful Mind)
Réalisateur: Ron Howard
Année de Parution: 2001
Genre: Drame
Acteurs Principaux: Russel Crowe, Jennifer Connelly, Ed Harris.
Musique: James Horner
Synopsis en un phrase ®: John Nash, brillant mathématicien, est contacté par le gouvernement pour déchiffrer des codes russes. Le combat d'une vie.
Note de la Rédaction: 08.5/10

dimanche 29 janvier 2012

Sherlock Holmes: Jeux d'ombres.


Janvier 1891. C’est écrit sur le journal que le facteur vient de me remettre. Pendant que je monte les escaliers, je lis rapidement la une. Ils parlent encore des tensions entre Français et Allemands.  "Ca va mal finir cette histoire" me dis-je en arrivant devant la porte du bureau. Je frappe. Pas de réponse. Je refrappe. Toujours rien. J’ouvre. "Eh bien Professeur, on ne répond p… ".  L’homme qui se tient devant moi n’est pas le Professeur Horacius , éminent mathématicien, que je sers depuis près de 30 ans, mais un homme habillé d’un tweed vert olive, d’un pantalon trop court, de vieilles chaussures. Il fume la pipe, accoudé sur la cheminé, la fumée se prenant dans les moustaches poivre et sel qui lui donnait la cinquantaine.



Un instant surpris, je pose doucement le journal sur la table basse en cherchant furtivement des yeux le Professeur. Personne.  Je regarde alors l’inconnu dont les yeux me scrutent avec malice. Je reconnais ce petit brin de folie dans ce regard.
" - Mais, … ce n’est pas possible, c’est vous … Professeur ?" murmurais-je.
- Oui, c’est bien moi, répondit-il amusé, pas mal le déguisement, n’est-ce pas ?"
Habitué à la fantaisie de l’homme, je me reprends rapidement.
 " - Que vous passe-t-il encore par la tête ? A quoi rime cet accoutrement ma foi, ‘’so british’’ ?
- Vous avez bien vu, mon jeune ami, je me lance sur les traces d’un anglais qui fait fureur en ce moment outre-Manche. Avez-vous déjà entendu parler de Sherlock Holmes ? Non ; alors laissez-moi vous raconter ceci …"

Sherlock Holmes et son ami le Docteur Watson sont confrontés à leur plus grand ennemi : le Professeur James Moriarty, qui sème le trouble en Europe en commanditant attentats et assassinats. Les voilà partis sur les traces de ce grand méchant, qui se révèle être d’une puissance intellectuelle comparable à celle de notre anglais, mais possède également une absence totale de morale, ce qui fait de lui un ennemi fort cruel et redoutable.  

Dans ce second opus des aventures du détective, on retrouve tout ce qui a fait le charme du premier : de l’humour, de l’action, des ralentis, les fameuses "Holmes-o-vision", des combats, des surprises, sans oublier les enquêtes. Le duo Robert Downey Jr / Jude Law est parfait, fusionnel. On retrouve des personnages vu précédemment comme la belle Irène Adler (Rachel McAdams), mais on en découvre de nouveaux comme la tzigane Sim (Noomie Rapace). La réalisation reste comme dans le premier opus, dynamique, où chaque plan recèle d’indices nécessaires pour la suite de l’histoire. Les flash-back sont utilisés pour faire comprendre tous les éléments de l’histoire. On retrouve pour les combats, toujours aussi bon, les fameux ralentis et la préscience de Holmes, qui rendent ces combats uniques. Rajoutez à cela une dose d’humour, une pincée de suspense, une BO sympa (Ah ! Hans Zimmer…) et vous obtenez une très, très bonne suite des aventures du célèbre détective.

" - Voilà, vous savez tout. Mais cette fois, mon jeune ami, vous ferez partie de ma folie. 
- Ah bon. Vous croyez que c’est vraiment nécessaire ? dis-je d’un ton pas trop rassuré.
- Mais évidemment, c’est plus que nécessaire, c’est capital. J’ai besoin de mon Docteur Watson et se sera vous. Allez, en route ! Essayons de nous faire engager pour le troisième épisode …"
                                                                   
Titre (Titre Original): Sherlock Holmes: Jeux d'ombres (Sherlock Holmes: Game of Shadows)
Réalisateur: Guy Ritchie
Année de Parution: 2012
Genre: Aventure, Action, Policier
Acteurs Principaux: Robert Downey Jr, Jude Law, Noomie Rapace, Jared Harris, Rachel McAdams
Musique: Hans Zimmer
Synopsis en un phrase ®: Une nouvelle aventure du célèbre détective Sherlock Holmes.
Note de la Rédaction: 09/10

samedi 28 janvier 2012

J. Edgar

Chut Baghera, ne miaule pas si fort ... Puisque je te dis qu'on nous observe ... Voilà plusieurs jours que cette camionnette avec le logo d'Allocine fait des tours du quartier. Je n'aime vraiment pas ça, et on a aucun moyen de lutter contre cette invasion de rouges jaunes. Si seulement on connaissait quelqu'un qui pouvait aller mener sa petite enquête chez eux et voir ce qui se trame. Heu que fais tu avec l'annuaire Bagh ? A la lettre H ?? Hoover ??? Jamais entendu parler de ce type ... Il a lutté contre le grand banditisme et a enquêté sur l’enlèvement du fils de Charles Lindberg ? A la rigueur ça peut passer. Mais sinon tu as cherché à la lettre B ? Un certain James, grand amateur de Vodka-Martini.


Suivant !
Monsieur ? Hoover c'est ça ? J. Edgar pour les intimes. Donc voyons ce CV:
Vous avez à ce que je vois dirigé le Bureau Fédéral des Investigations ? En effet c'est pas trop mal, bon après petite question sans importance ? C'est quoi le BFI ? On dit FBI ? Ah d'accord autant pour moi. Lutte contre le communisme, le grand banditisme et premières avancées de la police scientifique. Soit vous pourriez convenir. Laissez-moi une minute discuter avec mon assistant:
"Et Baghé, il est pas mal, mais pas un peu vieux pour le job, il a quel âge ? A vue de nez 90 non ? 112 ???! Ah oui quand même ... Et James il n'a pas répondu à l'appel ? Les Bahamas ? Mission secrète en duo avec Miss Moneypenny ? Damned ... Au vu des autres pecnos qu'on s'est récupéré je crois qu'il fera l'affaire."
Donc vous ferez l'affaire, vous êtes engagé !

Des indices ? Pourquoi pas, mais où, et surtout quoi ? D'accord une bonne perquisition si ça peut vous faire plaisir.
Dis Pas, tu pourrais laisser deux secondes ton ordinateur au monsieur d'un certain age qui m'accompagne ? Il cherche des indices, pour voir ce qu'Allocine nous veut. Tu bosses sur quoi au fait, je peux lire ?

"Un Clint Eastwood à la réalisation est-il synonyme de bon film ? C'est un peu ce que j'ai voulu vérifier en allant voir J. Edgar sur grand écran. L'histoire du film est tout bonnement l'Histoire avec un grand H., Eastwood livre ici une autre vision du XXème siècle dans ce pays aux 50 états, une vision moins "grand public", et plus axée sur un seul homme. Un homme de l'ombre qui avait plus de pouvoir qu'on pouvait le croire. Cet homme qui avait grimpé les échelons de la hiérarchie, passant de simple chargé de "l'enregistrement des ressortissants d'un pays ennemi" au rang de directeur d'une des agences les plus connues au mondes, n'avait qu'un mot d'ordre: L'organisation. Ancien bibliothécaire il référence et classe tout personne considérée comme dangereuse, avec notamment ses empreintes digitales. Il fait justement tout pour promouvoir la police scientifique et c'est grâce à un expert du bois qu'il, avec l'aide de ses hommes, arrive à boucler l'enquête sur l'enlèvement de l'enfant du premier homme à avoir traversé l'Atlantique en avion. Mais ce film met aussi l'accent sur la vie privée de cet homme de l'ombre. L'Histoire lui a prêté une relation homosexuelle avec son second, Clint a décidé de concrétiser ces rumeurs. C'est cette relation, qui compliquera ses rapports avec sa mère, qu'il ne voulait sous aucun prétexte décevoir.
A l'histoire très intéressante pour peu qu'on soit un minimum curieux, vient se rajouter une bonne réalisation, certes pas transcendante, mais qui reste correcte. Seuls les flash-back incessants du film pourront gêner un peu le spectateur."

C'est pas mal ? C'est quoi ? Un roman que tu écris, un roman où le héros est critique de cinéma ? Pourquoi pas. Bon sauvegarde ça quelque part, faut laisser ta place à l'expert. A ben zut il dort l'expert ... Je savais bien que s'il y avait une raison à la retraite ...
Quoi Baghera ? La camionnette s'est arrêtée ? Je passe devant , couvre-moi chaton !

"- Ici 2.5 on est en vue de l'objectif.
- Bien reçu 2.5, l'Equipe Sniper Cobra 11 est en place. Quand vous voulez 2.5 ...
- Ok, Bagh reste bien derrière moi. Vérification de l'armement ? Livre d'Allemand chargé et armé, griffes aiguisées et sorties ... Allé on prend son courage à deux pattes et on y va mon p'tit.
POLICE ! Ah non qu'est ce que je raconte ... CRITIQUES DE CINEMA, les mains en l'air ! Sortez du véhicule et allongez-vous sur le sol. Voilà doucement, c'est bien. Bon maintenant, pourquoi tournez-vous autour de notre immeuble depuis deux jours ? Et pourquoi vous-êtes vous arrêté juste devant ? Hein, tu vas répondre sale petite crapule fourbée ! Quoi la direction qu'est ce qu'elle a ? Bloquée à gauche ? Et l'accélérateur aussi ? C'est pas votre faute, celle-là elle est facile monsieur ...
ATTENTION IL SORT UN TRUC ! Bam ! J'ai toujours dit qu'un bon coup de livre d'Allemand de 350 pages derrière les oreilles aidait à mieux dormir."

Titre (Titre Original): J. Edgar (Titre Original)
Réalisateur: Clint Eastwood
Année de Parution: 2012
Genre: Historique
Acteurs Principaux: Leonardo DiCaprio, Armie Hammer et Naomi Watts.
Musique: Clint Eastwood
Synopsis en un phrase ®: L'Histoire d'un des hommes les plus puissants du XXème siècle.
Note de la Rédaction: 08/10

jeudi 26 janvier 2012

Take Shelter

Parce qu'on a tous notre petit grain de folie à la rédaction, on a demandé à chacun la chose suivante : Que feriez-vous face à une tornade ? Trouvez un refuge (= Take Shelter) !


Et c'est parti pour 37 km de 4x4 en plein champ creusois. Après 3 changements de roues, nous arrivons enfin en vue d'une petite cabane isolée, c'est là qu'a élu M. Fromaget depuis son retour de vacances en Nouvelle-Calédonie. Nous ouvrons délicatement et sommes accueillis par une légère odeur de roquefort. Le bougre ne nous a pas vu, manifestement trop occupé à finir sa maquette de brie. 3 heures 28 minutes et 47 secondes plus tard, la dernière part est assemblée. Il nous accordera donc une petite interview:
"- Ben écoutez moi c'est simple, rien ne vaut un bon vieil abri en Gouda, vous seriez étonné des propriétés que ce matériaux possède notamment en résistance à la traction, au cisaillement et même en torsion !
- Soit, mais vous comptez tout faire d'un bloc ?
- Non, c'est pas super pratique au couteau. A la rigueur une bonne tronçonneuse, mais bon, le mieux c'est des bouts de Gouda assemblés à l'aide d'Emmental fondu. Allez voir chez Ikea, je crois qu'il vendent des chalets en Gouda détaché !
- Vous êtes sûr ? Parce que doit pas y avoir beaucoup d'acheteurs potentiels non ?
- Peut-être que non finalement. Mais bon c'est un matériau totalement écolo, ça devrait marcher ..."

Et c'est sur cette superbe pub pour un marchand suédois que nous laissons notre ami en pleine sculpture sur Chaource. Au tour de notre ami le Breton matheux. Ce dernier, en bon matheux socialement épanoui loge dans une grotte à quelque lieux de là. Évidemment il a oublié d'enlever l'Ours à l'entrée ... Baghera aura droit à un peu d’exercice pour le coup. 3 round, 7 griffes cassées et 2 poils de moustaches arrachés plus tard, nous arrivons enfin dans l'antre de la bête. Elle est entièrement recouverte d'ardoises, elles-même recouvertes d'intégrales impropres, d'espaces vectoriels préhilbertiens et de quelques additions, sûrement pour les courses au marché du coin. En guise de réponse il a rempli trois tableaux d'équations toutes plus compliquées les unes que les autres. Mais il s'est arrêté au début du quatrième en s'exclamant: "Mais ce n'est pas homogène tout ça ?". Avec l'aide de Baghera (qui comptait sur ses dix griffes pour l'aider), il a vite découvert qu'il avait exprimé la température de fusion du chocolat noir avec éclats de noisette en degré Fahrenheit et non en Kelvin. Après avoir recommencé ses 3 tableaux, il s'est de nouveau arrêté, apparemment un moins qui manquait ... Il s'est finalement décidé à nous expliquer il envisageait d'arrêter la tornade en lui envoyant une autre tornade en opposition de phase. Une histoire d'interférences localisées cohérentes, un truc dans le genre. Quel est le rapport avec le chocolat noir aux éclats de noisette, telle est la question. Mais c'est ce qui rend la science si passionnante et obscure. Je crois qu'il ne nous reste plus qu'à rentrer en "ville", et chercher M. Moi en train de se saouler au bar du coin, car il n'a pas été accepté chez critiquesdecinématropdelaballequitue.com. Et c'est reparti pour un passage à tabac du gros nounours à l'entrée, dont la femelle s'était ramenée entre temps. Mon chat est un type formidable.

Nous passons la porte et on se plonge dans la fumée de cigarette. Car oui la Creuse est un état indépendant, et toutes les lois Françaises ne s'y appliquent pas forcément.
"- Hé Pas ! Tu aurais une minute s'il te plaît ?
- Laissez-moi tranquille les gars ... j'ai pas le moral ...
- Juste une minute, pour répondre à une question pour nos lecteurs !
- On a pas de lecteurs de toute façon ...
- Tu marques un point l'ami ! Mais bon voilà la question, posée sur nos forum (On a des forum maintenant ?) par un certain Elfar: "Que feriez-vous face à une tornade ?"
- Une tornade ? Une tornaaaaaadee ... bouhouhouhouhou ...
- Heu j'ai dit quelque chose qui fallait pas ? Ton cochon d'inde a été emporté par la tempête de 99 ?
- Non, c'est juste que, ma critique ben, elle portait sur Ouragans sur Miami III: Le retour de la suite. Et donc ... je suis un critique raté ... d'ailleurs c'est de ma faute si personne ne passe sur ce blog ...
- Mais non dis pas ça ! Pour la peine je te laisse faire la critique du dernier film qu'on a vu: Take Shelter.
- C'est vrai ? Dis c'est vrai ??!
- Ouais vas y ...

"Take Shelter, est un film qui a été primé au Festival de Deauville (Film américain), au Sundance Festival (Film indépendant) et à Cannes (Ben Cannes quoi ...). Donc c'est un bon film !"

-C'est bien hein ?
- Heu oui, c'est original, mais ... hum ... comment dire ... tu ne pourrais pas un peu étoffer ?

"On y suit l'histoire de Curtis, de sa femme Samantha et de leur fille qui est sourde muette. C'est une famille modeste, et quand Curtis commence à rêver que ses proches veulent sa mort ou celle de sa fille, tout commence à aller mal. Le point commun à chacun de ses rêves est la présence de tornades. Au bout d'un moment il commence à halluciner et voit des tornades un peu partout. Il décide donc de rénover son abri à tornades qui est au fond de son jardin, engloutissant ainsi les maigres économies de la famille. Mais heureusement pour lui sa femme le soutiendra jusqu'au bout ...
Que dire du film ? On soulignera l'excellent jeu d'acteurs, les effets spéciaux réussis, même s'il ne représentent qu'une infime partie du long-métrage. C'est une belle histoire d'amour et puis ça traite bien de la psychologie des gens et puis allez le voir !"

- Alors ? J'aime pas trop ma fin ...
- Mais si elle est trop bien, tu as juste oublié de préciser que Jessica Chastain qui campe Samantha, est charmante ! Franchement je comprends par pourquoi ils n'ont pas voulu de toi chez allocin ...
- Bouhouhouhou ...
Chers lecteurs éclipsons nous ... Je crois qu'on a fait le tour. A vous les studios !

Titre (Titre Original): Take Shelter (Take Shelter)
Réalisateur: Jeff Nichols
Année de Parution: 2012
Genre: Drame
Acteurs Principaux: Jessica Chastain, Michael Shannon et Tova Stewart
Musique: David Wingo
Synopsis en un phrase ®: Les hallucinations d'un homme menacent sa famille.
Note de la Rédaction: 8,5/10

samedi 14 janvier 2012

Seven

Manger un peu trop de patates creusoises, à en mourir; vouloir posséder tout l'alcool de la creuse, à y rester; avoir la flemme de sortir de sa grange creusoise, à en perdre la vie; faire des choses innommables avec des creusoises, à en décéder; être fier d'être creusois, à ne plus pouvoir en vivre; envier le champ de son voisin, à en commettre l’irréparable et s'énerver contre les auteurs de ce blog, à quelques chargeurs près.
Ernest Hemingway a écrit : « le monde est un bel endroit qui vaut la peine qu’on se batte pour lui ». Je suis d’accord avec la seconde partie.


"Un bon thriller dont les meurtres sont inspirés des sept péchés capitaux, tel est l'oeuvre de Davind Fincher. Il a non seulement choisit un scénario original, mais qui en plus est extrêmement bien écrit. Chaque réplique est à la bonne place, ce qui permet d'obtenir un jeu de chat et de la souris entre un tueur particulièrement habile et deux policiers tout bonnement haletant. Les personnages du film sont à la hauteur du scénario : il y a l'ancien policier charismatique, le vieux loup de mer qui a tout vu, que plus rien ne surprend et qui est posé. Magnifiquement interprété par le grand Morgan Freeman, il est accompagné par un Brad Pitt qui campe ici un jeune flic qui vient de débarquer dans la ville avec sa femme, il est impulsif et beaucoup moins réfléchi.
Dans le camp des méchant on trouve un tueur en série méthodique, qui mène par le bout du nez nos deux inspecteurs, les conduisant d'une scène de crime à une autre. Scènes dont la mise en scène est tellement travaillée que ça pourrait presque passer pour de l'art.

Car tout dans ce film est réussi à la perfection, on l'a dit le scénario, mais aussi la mise en scène: chaque plan de caméra est empreint de perfection. Le film est sombre à souhait et aussi une ode à la Bretagne, tant il y pleut. Chaque meurtre que compte le film est empreint de cet esprit de perfection, tant ils sont originaux et travaillés. Le générique est original et a le don de mettre le spectateur très rapidement dans l'ambiance unique. Et que dire de la musique, tout bonnement géniale ?

Alors pas de défauts ? Et bien le seul qu'on pourrait lui trouver c'est justement qu'il en a pas ! Oui trop de perfection tue la perfection, après on a plus goût à rien et chaque film "Américain de base" ne reste plus qu'un film "Américain de base" parmi tant d'autres. Alors faut-il voir Seven ? A la rigueur accompagné de 6 autres amis, avec une fille dans le lot, un mec qui se la pète un peu, un peu de nourriture à porté de main et une différence de potentiel pécuniaire. Non sérieusement comment passer à côté ? Et surtout cette fin ? Cette fin !!!!!!!!!! Cette fin dont on ne comprend pas tout de suite à quel point elle est géniale, au sens propre du terme. Cette fin qui nous paraît presque trop banale par rapport à l'intégralité du film et qui en fai…"

Et M. Pas Moi s'écroula lamentablement, une fléchette tranquillisante plantée dans la jambe droite. Vous ne trouvez pas qu'il est sympathique, mais seulement à petite dose ? Et puis partit comme c'était il allait vous dévoiler la fin ce petit scarabée à tête chercheuse. Bref on ne saurait que trop vous conseiller d'aller voir ce film, de l'acheter en DVD, en Blu-Ray, de ne pas le pirater, d'envoyer des fleurs à Gwyneth Paltrow (Pas trop sinon son mari va mal le prendre), de vénérer Morgan Freeman, Brad Pitt et David Fincher. Et puis si vous passez un de ces 4 à Aubusson, on vous paye volontiers un coup !

Titre (Titre Original): Seven (Se7en)
Réalisateur: David Fincher
Année de Parution: 1995
Genre: Thriller
Acteurs Principaux: Morgan Freeman, Brad Pitt, Gwyneth Paltrow.
Musique: N/A
Synopsis en un phrase ®: Un tueur en série s'inspire des sept péchés capitaux.
Note de la Rédaction: 10/10